29 décembre 2007
Arômes dans notre assiette: la grande manipulation
Si ce n’était pas
encore le cas, ce livre, que j'ai fortement apprécié, devrait vous inciter à ne consommer que de la soupe
maison (des légumes, de l’eau, un peu de sel plus éventuellement beurre ou crème), des yaourts nature (sucrés avec de la compote ou confiture aux VRAIES fraises) et lire les étiquettes en
achetant votre pain au supermarché. Ce pain de grande surface affiche sa composition, lui, ce qui
n’est pas le cas de celui de nombreux boulangers utilisant les mêmes mélanges de farines aux
adjuvants diverses et fort bizarres… ce qui permet de bien choisir...
L’industrie fabrique depuis longtemps des arômes
artificiels, bon marché, et substitue ces arômes artificiels chimiques aux vrais
arômes naturels. Certes, le goût du consommateur peut y trouver son compte, mais
trop souvent, il est ainsi trompé sur ce qu’il absorbe.
Arôme
naturel ?
L’utilisation
du terme «naturel» n’est possible que si l’arôme en question contient
uniquement des substances ou produits obtenus, par des procédés physiques,
microbiologiques ou enzymatiques, à partir de matières premières d’origines
végétales ou animales.
Cette
définition ne veut absolument pas dire que l’ « arôme naturel » soit
tiré de la source (fruit, légume ou plantes aromatique) dont il reproduit le
goût. L’industrie peut, grâce à des procédés de technologiques très raffinés, obtenir
un goût provenant de « sources » n’ayant rien, mais alors vraiment
rien à voir avec ce que vous croyez déguster !!!
Par
exemple, l'arôme « naturel » de « fraise » est fabriqué à partir de copeaux de bois australien, d'eau,
d'alcool et de quelques autres ingrédients sur lesquels le secret est bien
gardé. Imiter le cacao, la vanille, ou encore la pêche (à partir d'huile de
ricin), ou de noix de coco (à partir d'un champignon), n'est pas un problème
non plus : le bois utilisé est naturel, tout comme l’huile de ricin ou les
champignons (parfois des moisissures, élevées en quantités… industrielles)
c'est l'astuce permettant aux industriel d’inscrire « arôme naturel »
sur leurs produits !
Maintenant,
le goût d'un aliment industriel est sans rapport avec sa nature. Le goût des
nouvelles générations risque d’être gravement perturbé et altéré (beaucoup d’enfants
préfèrent maintenant le goût artificiel et prononcé à l’aliment véritable…). Il y a maintenant de fortes inquiétudes sur l'incidence que cela a sur notre santé
(allergies, asthme, obésité…) avec des accidents ça et là partout dans le monde.
Et puis, même sans avoir fait des études de médecine, il n'est pas difficile d'imaginer que de manger des vrais fruit frais (ou poisson ou viande) sont nettement plus utiles pour notre santé que des imitations...
L'odeur et le goût sont des informations importantes pour déterminer si un
aliment nous convient ou pas. Tous les animaux sauvages se nourrissent et se
soignent sur ces bases.
Avec les
arômes, on fait manger aux vaches de la farine de viande… sentant le foin, (idem aux poules, mais avec arôme "ver de terre"...), quand à nos chats, « accros » aux pâtées en boites (au point de
délaisser la carcasse du poulet…), c’est grâce aux aromes ajoutés dans le
brouet qui leur est servi (regardez la composition des boites…). Cela peut faire sourire... mais dans les préparations pour bipèdes (humains...), ce n'est pas mieux!
Un livre
pour en savoir un peu plus et zapper définitivement tous les plats préparés,
confiseries et autres surimis :
« Arômes dans notre
assiette: la grande manipulation » Hans-Ulrich
Grimm Editions Terre Vivante
02 décembre 2007
Topinambours à la roquette
- En voulez vous
quelques uns ?
- Oh oui : nous
les mangerons ce soir !
Alors, par-dessus le
grillage, ma voisine me donne de beaux tubercules roses : des
topinambours.
Ces légumes,
souvent consommés cuits de multiples
façons, sont aussi très agréables crus. D’ailleurs, que des avantages à les
consommer ainsi : en cette grise saison, ils enrichissent la palette, un peu limitée, des crudités hivernales,
nécessaires pour une bonne santé, telles carottes, chou, radis noir (violet ou
blanc), et ainsi, ils ne provoquent pas de flatulences…
Cru, le topinambour
très doux de goût peut-être servi seul ou en compagnie d’autres crudités, ou
garnitures avec toutes les fantaisies dans les assaisonnements qu’il vous
plaira d’imaginer.
SALADE DE TOPINAMBOURS
A LA ROQUETTE
Pour 4 pers :
500g de topinambour, un bouquet de roquette, un citron, huile de colza (riche
en Oméga3), vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des
Charentes, sel gris (de l'île de Ré...).
Garniture :
100g de fêta, une douzaine de filets d'anchois.
Epluchez et râpez les
topinambours. Arrosez aussitôt avec le jus du citron, sinon ils s’oxydent très
vite : au lieu de rester blancs, ils prennent une couleur brunâtre.
Ciselez finement la
roquette.
Préparez une
vinaigrette un peu relevée.
Mélangez tous les
ingrédients et dégustez, accompagné d’une bon pain de campagne.
VARIANTES (très soigneusement testées en famille...) :
1 -
Topinambours, tendres feuilles d’épinard, roquefort, huile de noix (également
riche en Oméga3), vinaigre de cidre, sel gris de mer, poivre.
2 – Topinambours,
mâche, un peu de betterave crue de préférence, cerneau de noix, huile de noix,
vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des Charentes, sel gris, poivre.
Là, le jus de citron est superflu, car la betterave colore les topinambours…
3 - Topinambours, carottes, trois citrons, olives noires, œufs durs, un peu de persil, huile d’olive (Oméga6), sel gris, poivre.
4 – A vous de jouer, et régalez vous !!!

