29 mars 2008
CAPUCINES naines, grimpantes ou tubéreuses
Je
les aime toutes !
Que ce soit la Capucine grimpante Tropaelum majus, la naine Tropaelum minus, la tubéreuse Tropaelum tuberosum, ou encore celle des Canaries Tropaeolum peregrinum, au feuillage finement découpé: toutes dansent une folle farandole dans mon jardin... et ne demandent qu'a faire la même chose dans le votre !

Les
capucines sont des plantes lumineuses, et vigoureuses, qui peuvent servir de couvre sols (naines
ou grimpantes laissées sans supports) : c’est pratique quand on arrive
dans une maison, ou il y a tout a faire AVANT de s’occuper du jardin, et en plus, c'est économique, la plupart des capucines étant d'un coût modique !
Les
grimpantes peuvent toutefois, pourvu que vous leur offriez un support, culminer à plus de 3m.
Les
feuilles des capucines peuvent être vertes, panachées vert/ivoire, vert foncé
bleuté…
Quand
aux fleurs, elles ne sont pas toujours couleur « capucine » (orange
minium vif) et peuvent être aussi délicatement ivoire ou rose saumoné, a moins
que vous ne préfériez un rose carmin. Elles existent aussi presque noires,
bicolores, doubles… bref, vous avez un vaste choix.
Il existe aussi une
capucine tubéreuse (Tropaeolum tuberosum) cultivée depuis des siècles dans
les Andes pour la consommation de ses tubercules. On trouve la maintenant en France :
je vous la conseille grandement, car c’est un excellent légume d’hiver. En
outre, cette capucine se comporte un peu comme les topinambours, généreuse
en succulentes racines: un seul bulbe, planté au printemps peut donner plus de 700g de tubercules, sans maladie, ni insecte nuisant à la récolte: mieux que les pommes de terre! Chez moi, en Charente Maritime, elle passe l’hiver en
terre sans problème : ailleurs, il sera prudent de couvrir d’un paillis,
voir en région aux hivers rigoureux, d’arracher toutes les racines début
novembre, juste après les premières petites gelées.
Les capucines tubéreuses qui fleurissent tardivement, a partir de fin aout chez moi, donnent des fleurs bicolores jaune et orange foncé, en forme de cône tubulaire, nettement plus allongé que les capucines habituelles.
Les capucines classiques sont l’une des premières fleurs que sèment les menottes enfantines
: les graines sont grosses et elles poussent vite !
Semis
et plantation : Semez fin mars sous châssis (en godets). En
place, il faudra attendre début mai et le réchauffement de la terre.
Les tubercules de la capucine
tubéreuse (Tropaeolum tuberosum), seront également mis en terre au mois de mai: prévoir des tuteurs, car c'est une grimpante. Sous forme de graines,
la germination de cette espèce, difficile et laborieuse aura lieu sous abris
chauffé en février/mars.
Exposition
et sol : Préfèrant le
plein soleil, elle supporte la mi-ombre, ou les feuilles poussent un peu plus,
cachant partiellement les feuilles.
Problèmes : Les pucerons l'ADORENT, ainsi que
quelques chenilles : a surveiller de près, pour retirer rapidement les
feuilles colonisées par ces armées de suceurs de sève.
Arrosage
et engrais : N'aimant
pas les sols trop riches, un bon drainage lui est essentiel. Elle fleurie mieux
si on limite engrais et compost, ainsi que l’eau qui fait plus pousser les
feuilles que les fleurs. Peu d’eau, une terre pauvre, pas d’engrais : la
plante idéale ?
Dans
le temps… Annuelle, rustique jusqu'à -5°,
il est possible de profiter de son feuillage tard en saison, mais elle
disparaît dès les premières fortes gelées.
JARDIN NATUREL : Vu la quantité de pucerons qui l’envahit, la capucine est un garde
manger… pour les oiseaux ! Elle est traditionnellement plantée près des
arbres fruitiers et tomates qu’elle protège de quelques maladies. Elle favorise
aussi la saveur des radis, et s’entend bien avec courges et citrouilles. Cette
jolie fleur a l’effet répulsif contre les mouches blanches (aleurodes) sera semée près des
tomates, choux, carottes, pommes de terre et haricots. Les capucines servent
aussi à traiter le jardin : Voir ICI
Vidéo: Pierrette Nardo-Floradiane, sur M6 dans 100% Mag
19 mars 2008
Fruits et légumes hors saison : y'en a marre !
Outre qu'ils ne sont pas bons, les fruits et légumes hors saison sont sans intérêt nutritionnel: les méthodes culturales conventionnelles (engrais chimiques, pesticides et insecticides à gogo) et les longs transports annulent les bienfaits habituels de ces végétaux pour la santé.
Ces fruits et légumes, n'ont pratiquement plus des nutriments, minéraux et surtout vitamines qui leurs sont habituellement reconnus, et qui fait, outre leur saveur, leur valeur!
Cultivés sous serre et hors sol, ils mûrissent artificiellement (lumière électrique et gaz de murissement), il sont de plus récoltés avant leur pleine maturité, et leurs transport n'est guère écologique...
En Espagne, dans la province d'Almeria, en Andalousie, a été créée la plus grande serre au monde: 17 000 ha sous plastique ou il fait un bon 45°C, même par temps frais. Serre et chaleur artificielle permettent à toute l'Europe (à grands coups de pétrole ) de déguster des primeurs en toute saison (tomates, poireaux, courgettes, oranges, calibrés, "nourris" aux produits chimiques (souvent dérivés du pétrole).
Aux jeunes générations , et aux citadins de tous ages, ces végétaux font perdre le rythme des saisons : c'est une standardisation de l'alimentation, qui uniformise le contenu des assiettes, dont seuls les industriels de l'agro alimentaire
tirent un grand bénéfice au détriment de notre santé.
Hier, j'ai recru le catalogue d'une grande surface, avec les promos de la semaine: raisin d'Afrique et fraises d'Espagne sont au programme..., outre, que parmi les pesticides, il ne reste que quelques grammes des dits fruits, cela fait oublier au personnes vivant en appartement, sans jardin donc, que ces fruits ne sont PAS de saison !
Marre de voir des tomates (enfin, il faut bien donner un nom à ces fermes balles rondes, rougies à l'électricité...), des courgettes déjà mollassonnes, prunes et autres ovnis fermes et sans saveur, toute l'année dans les rayons fruits/légumes !!!
Une pétition vient de se mettre en place, en Suisse, que je vous invite à signer ICI
Et pour vous y retrouver avec les fruits et légumes de saison, normalement sur les étals des marchands, quelques calendriers (a vous de choisir votre préféré): Conso durable (une page pour les légumes et une pour les fruits: pratique) Calendrier des fruits et légumes (très complet, avec les végétaux par mois) et Exopédia, (également avec les fruits et légumes par mois et une foule de liens, pour en savoir plus sur les dits végétaux).
LA un tableau avec les distances parcourues par quelques légumes, et pour vous dégouter, à tout jamais je l'espère, des fraises d'Espagne... un petit tour ICI vous donne des infos sur les produits abreuvant ces fermes machins rouges: non, je ne nomme pas cela "fruits" car c'est, pour couronner le tout, toxique !
13 mars 2008
Monsanto ? La chimie au pouvoir !
"Le monde selon Monsanto " est un livre choc de Marie-Monique Robin, résultant de trois ans d'enquêtes sur les produits, nocifs, de cette firme tentaculaire...
Face à l'immense menace que des fous avides de profit, au mépris de la santé et de la vie (humaine, animale, végétale) font planer sur le monde entier, je vous invite a visiter ce site de combat contre Monsanto , et à faire passer le message...
Monsanto est maintenant démasqué et n'a pas encore tout gagné, car de plus en plus de gouttes remplissent le vase de la révolte : faites en partie et jardinez naturellement, pour que ce monde chimique et moribond ne devienne jamais le notre !!!
Vidéos de l'émission ICI et LA
08 mars 2008
Recettes et cuisine bio, c’est quoi ?
Et oui, que ce "cache" derrière ces mots : recettes bio, cuisiner et manger bio ?
Le bio est devenu à
la mode, c’est même une déferlante sur l’alimentation et les produits de beauté
au point que les grands groupes industriels (et bien chimiques…) s’y mettent,
(en partie, en partie seulement…), mais je m’égare !
CONCRÈTEMENT, la CUISINE BIO, çà consiste en QUOI ?
Du soja à tout
va ? Des légumes exotiques ? Des céréales venues d’ailleurs ?
Des recettes sans gluten, sans œuf, sans viande, sans lait, sans matières
grasse, sans… ? Des cuissons basse température ? Ne pas utiliser le destructeur mico-ondes ? Manger ses aliments crus ?
C’est tout cela,
vouiii, mais aussi VOS recettes familiales, appréciées depuis toujours.
Cuisiner bio, cela
suppose d’utiliser des aliments produits sans chimie, que ce soient légumes, viandes,
fruits, fromages, céréales...
Avec les dernières
connaissances en matière d’alimentation, conséquences d’allergies, occasionnés par les ajouts chimiques dans notre nourriture, une évolution dans la manière de s’alimenter est en marche… et différents
courants ont fait leur apparition, voir s’affrontent !
Alors, pour faire
simple, cuisiner bio, ce n’est pas nécessairement bouleverser votre façon de
vous alimenter, ni être végétarien, vous pouvez tout simplement cuisiner bio
avec vos recettes de famille : une blanquette de veau devient
"bio" si les ingrédients le sont, pareil pour une choucroute ou une
soupe de légumes.
Il y a une prise de
conscience alimentaire, car nous mangeons trop gras/salé/sucré et souvent trop
riche, avec des conséquences néfastes sur notre santé…
MAIS, ce n’est pas
une raison pour ajouter aux menus quotidiens un tas d’ovnis venus d’ailleurs et
de loin à grands frais de transport : pas écologique ça…
MAIS ce n’est pas une
raison pour retirer des menus quotidiens une foule d’aliments et d’ingrédients
« bien de chez nous », sous prétexte de manger bio : un morceau
de beurre frais (et bio…) sur des légumes bio cuit à la vapeur sont un plat
diététique… bio et bon !
Cuisiner bio, c'est juste utiliser des INGRÉDIENTS bio, en prenant conscience
que certains aliments sont plus ou moins bons pour notre corps, en suivant
le rythme des saisons, du pays ou l’on vit : pas de tomates ou de
courgettes en janvier ni de fraises en mars en France !
Cuisiner bio c'est
aussi cela: manger en saison, des
végétaux cultivés localement.
La viande, nous en mangeons souvent trop, deux fois par semaine, c’est
suffisant : il y a des protéines dans de nombreux autres aliments… mais,
une viande bio, raisonnablement dégustée, fait aussi partie d’un bon équilibre
alimentaire.
Les recettes sans blé, sans œufs, sans lait, sans viande, sans
gluten...etc sont des régimes alimentaires particuliers, devenus bio par
l'utilisation d'ingrédients bio.
Un AMALGAME semble s’être produit dans la tête, et la cuisine, de beaucoup de gourmets et on a tendance à assimiler le bio avec la diététique, ce qui n’est pas incompatible, mais ce sont deux choses différentes !!!
Il faut accorder une grande
importance à ce que nous mangeons, en suivant le rythme des saisons :
on ne se nourrit pas de la même façons en hiver qu’en été, suivant qu’on pratique une
activité physique intense ou que l’on reste toute la journée assis dans un
bureau.
Manger bio,
c’est choisir des légumes cultivés naturellement, sans aucun produit de
synthèse (pesticide, herbicide, engrais chimiques…), boire du lait de vache
broutant l’herbe fraîche (et pas nourrie aux farines de viandes…), apprécier un poulet rôti (sans hormone, élevé au grand jour, en picorant dehors herbes et grains sans chimie...).
Limiter les matières
grasses (même bio), la viande, les plats très salés et gourmandises trop sucrées (même au miel…), faire une grande part aux légumes et fruits, sont de simples règles d’hygiène de vie, hors
mode, sans doute nécessaire à rappeler, parce que les pubs et les grandes
surfaces alimentaires les font oublier… tout comme est oublié le rythme des
saisons.
Il y a plus de 2500 ans, Hippocrate disait déjà :
"Que ton aliment soit ton médicament",
tant il est vrai que, outre le plaisir de manger..., l'alimentation peut
aggraver ou soulager bien des maux.
Ce n’est cependant pas
une raison pour suivre tous les phénomènes de mode et tous les courants
alimentaires.
Pour résumer, l'alimentation bio suppose une cuisine 100 % naturelle : il suffit
de choisir des aliments de qualité, frais, de saison, bio et de les manger en quantités raisonnables (là, intervient la diététique...). On
trouve dans
déjà dans les supermarché allemands ou belges, des chips bio ou des éclairs au chocolat bio, cela va arriver en France, c'est bio, mais pas diététique !!!
P.S. : Je consomme, et j’apprécie aussi des aliments tels tofu, tempeh, quinoa, kombu et autres algues, azukis, tamari, umeboshi, « laits » végétaux et une foule d’autres : ils se sont simplement ajoutés aux recettes traditionnelles de ma belle France, pour une plus grande variété de plaisirs gustatifs.
Ci-dessous: confiture réalisée avec les fruits de mes rosiers sur un pain maison, le tout 100% bio, mais ce n'est pas une raison pour en abuser...

02 mars 2008
Oignons verts
Ne jetez pas les
oignons qui germent : accordez leurs une seconde vie !
Et oui, en les
plantant au jardin, ils vous offriront vite une brassée de belles tiges,
semblables à celles des ciboules, avec les mêmes utilisations. Au jardin,
plantez les oignons à une quinzaine de cm de profondeur en espaçant de 5cm.
Arrosez abondamment… puis laissez faire la nature. Très vite de jeunes pousses vertes vont sortir fièrement
de terre. Ne soyez pas trop pressés de le récolter : attendez que ces
tiges aient une bonne quinzaine de cm de hauteur avant de commencer votre
récolte. Si vous ne coupez pas toutes ces pousses, les oignons finiront aussi
par fleurir. Outre que les fleurs d’oignons sont belles et mellifères (elles
attirent différents insectes utiles au jardin), comme elles sont aussi
comestibles : j’utilise ces ravissantes fleurs en cuisine.
Sur un balcon,
vous planterez vos oignons dans un pot ou une jardinière d’une vingtaine de cm
de profondeur.
En appartement,
vous pouvez aussi récolter votre production. Placez quelques oignons dans un
pot, le plus près possible d’une fenêtre. Les pousses s’étioleront vite, mais
vous permettront de quoi agrémenter vos bons petits plats. Vous pouvez d’ailleurs
obtenir, toute l’année, des pousses fraîches. Il suffit de mettre chaque mois un
ou deux oignons dans un pot avec un peu de terre, ou sur de l’eau, comme les
jacinthes (en utilisant une carafe prévue pour cette fleur). Merci à Maryse qui
en donnant une foule de bonnes idées sur son blog , m'a donné également envie de partager avec vous ce recyclage écono-écologique et fort bon . Avec humour, Maryse propose des recettes économiques et pleines de bon sens sur Cuisine
économique, je vous invite à lui rendre visite.
Revenons maintenant à nos oignons verts..., ils me
servent dans les salades vertes ou de crudités, bien sur, mais aussi dans les omelettes et pour les
terrines de verdure : je les ajoute aux arroches, épinards, bettes et
autres feuillages. Les fleurs sont parsemées sur mes salades, et surtout, oh délices, sur des tartines de fromage frais !

