20 avril 2008
NON aux OGM !
L'amendement pro OGM est passé en première lecture à l'assemblée avec seulement 2 voix.(ce qui signifie qu'une très petite majorité de sièges sont pour).
La seconde lecture en Mai 2008 mettra définitivement en application la loi. Si cette loi passe, il y aura une multitude de champs d'OGM cultivés en France qui contamineront les champs d'agriculture traditionnelle.
Si on veut contrer l'amendement PRO OGM il faut absolument signer la PÉTITION !
19 avril 2008
PANAIS Pastinaca sativa
Légume « ancien
et oublié » le panais ? Allons donc : gamine j’en ai
régulièrement mangé chez mes parents, de même que le rutabaga, les topinambours ou
les crosnes. Pourtant il ne me semble pas être une « antiquité », enfin…
c’est mon impression !
AU FIL DES SIECLES : Le panais sauvage, qui
existe sous de nombreuses formes indigènes en Europe était connu des gourmets
Gréco-romains. L’empereur Tibère (42 av. J.-C. / 37 ap. J.-C.) en raffolait et
faisait venir chaque année d’Allemagne, ce légume racine poussant à profusion
dans la vallée du Rhin. Cependant, le nom latin de pastinaca désignait autant le panais que la carotte, créant une
confusion entre les deux légumes, difficile à différencier dans les textes
anciens. Au début de notre ère, Athenaeus, grammairien et érudit Grec, estimait
qu’il s’agissait de la même plante. Galien, son contemporain, tentera de
corriger la situation en donnant à la carotte, le nom de Daucus pastinaca, mais la confusion ne sera totalement dissipée
qu’avec Linné (XIXe siècle), qui attribuera au panais un genre botanique
propre.
La culture du panais
est imposée par une ordonnance de Charlemagne. De ce fait, le panais, courant,
sera au Moyen Âge un aliment de base, abondamment consommé. Ce légume qui
figure dans quelques recettes (soupes, ragoûts…) du « Viandier » de
Taillevent est utilisé de multiples façons.
Sous le règne de Louis
XIV, Mme de Créquy dans ses « Souvenirs», nous informe que la Princesse Palatine
En Europe, le panais
continuera d’être consommé, surtout par les anglais qui en ont toujours été
friands. En France, après avoir été un peu « oublié », surtout de la
grande distribution, le panais ennoblit par quelques grands cuisiniers, retrouve
le chemin de la cuisine du quotidien.
CÔTE JARDIN : Les graines de
panais ne sont fertiles que pendant une très courte période, chaque année, il
faut donc s’en procurer des fraîches. Il est possible de produire ses propres
semences en transplantant, au printemps, quelques beaux panais de la récolte
précédente. Leur floraison et montée à graines sont spectaculaires, la plante
atteignant deux bons mètres de hauteur.
A NOTER:
Le panais peut avoir un effet photosensibilisant. Il est prudent de ne pas y
frotter les bras nus par temps ensoleillé.
Semis et plantation : Semez de mars à début
juillet. La levée, parfois capricieuse, s’effectue en 15 jours environ. Au
stade de 2 à 3 feuilles éclaircir pour conserver un plant tout les 15 à 20 cm.
Sol/Exposition : Il apprécie les sols
profonds, frais, riches en humus, avec une légère préférence pour les sols
calcaires. Comme pour la plupart des légumes racines : pas de fumures
fraîches qui occasionnent de la pourriture. Le plein soleil ou la mi-ombre lui
conviennent.
Problèmes : Le panais est peu sensible à la
mouche de la carotte (évitez cependant, comme pour les carottes, de laissez les
plants arrachés, après l’éclaircissage, a proximité de la plate-bande). Une
maladie cryptogamique spécifique : le chancre du panais (Itersohilia
pastinacae), provoque de profondes fissures et tâches noires au sommet des
racines, qui peuvent pourrir (touche surtout les semis précoces).
Récolte : Le panais est plus sucré après les
premiers gels. Il peut être conservé en terre (recouvert d’un paillis) ou en
silo.
Arrosage et engrais : Arrosez régulièrement au
début de la croissance et diminuez dès que les racines grossissent. Le panais
est une plante assez vorace mais qui peut se contenter de sols ordinaires. Le
varech (goémon), enfouit à l’automne, lui convient fort bien.
Dans le temps… Ne pas ressemer de panais au même
endroit avant 4 ans.
JARDIN NATUREL : A titre préventif contre le
chancre, faites quelques pulvérisations de purin d’ortie et/ou de décoction de
prêle. En fleur, le panais, qui peut atteindre 2 bons mètres de hauteur, attire de nombreux insectes butineurs, ainsi que les pucerons... et des oiseaux ravis de ce "garde-manger" bien garni !
Plantes compagnes : Le panais s’entend bien avec les tomates, oignons, et petit pois.
Vidéo: Pierrette Nardo-Floradiane, sur M6 dans 100% Mag
05 avril 2008
RUE OFFICINALE Ruta graveolens
Moi, je l'apprécie et m'en sert également en cuisine, voir ICI sur mon site Cuisiflor.
D'accord, très fortement aromatique, elle ne fait pas l'unanimité
auprès de tous les nez... et alors : tous le monde n’aime pas non plus les
fraises ou les roses ! Alors qu’une foule de plantes gourmandes et goulues
exigent nourriture et boisson en permanence, ELLE très facile à vivre, ne
demande rien, juste une place…, et en plus, elle vous servira pour limiter les populations de pucerons !
CÔTE JARDIN : Cette mal aimée de
quelques jardiniers, pourtant bien belle, rend d’importants services, au jardin qui lui, apprécie la rue, tout comme
les abeilles !
Les 2 variétés les plus courantes sont
"Jackman's Blue"vert foncé bleuté et "Variégata" aux
feuilles mouchetées de blanc crème.
Attention : La sève de cette plante
est photosensibilisante : risque de brûlures de la peau après contact sur la
peau nue et exposition solaire. Porter des gants pour la manipuler, et évitez
la rue dans un jardin avec de jeunes enfants.
Semis et plantation : Le semis intérieur ou en serre chauffée se fera en
février/mars. Semez à l’extérieur, en caissette ou en pleine terre en avril.
Les graines germent facilement. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, repiquez en
godets. La mise en place définitive aura lieu en mai. La rue se bouture en été
et marcotte facilement : il suffit de faire toucher terre aux branches, et de
séparer du pied mère dès que c'est bien enraciné.
Sol/exposition : Elle préfère un sol léger, sableux, pierreux, calcaire, peu
importe, elle n’est pas difficile. De part ses
origines, cette plante préfère tout de même les situations ensoleillées, mais
tolère une ombre légère.
Problèmes : Rares, la rue qui attire cependant la mouche blanche pourra
servir d’indicateur dans une serre. La plante se ressemant facilement, c'est
une sage précaution que de coupez rapidement les tiges fleuries.
Pouvant
atteindre près de 80 cm
de haut, la rue supporte bien la taille (au début du printemps) qui est même
conseillée pour garder une jolie forme arrondie à la plante et faire de
belles bordures. La taille favorise rapidement l'apparition de nouvelles
pousses.
Arrosage et engrais : Elle apprécie un sol profond et très bien drainé,
peu ou pas d'arrosages. L’engrais ne lui est pas nécessaire.
Dans le temps… Vivace aux feuilles
persistantes, la rue supporte vaillamment des températures allant jusqu'à – 15°
JARDINAGE NATUREL: Bien que très appréciée des abeilles et des papillons lorsqu'elle est en fleurs, la rue, de par ses composés puissants, est
répulsive contre quelques insectes. Elle éloigne les mouches et semble être
aussi nématicide. Il lui est attribué aussi la réputation, quelque peu usurpée,
d’éloigner les chats : régulièrement, aux beaux jours, je surprends
des matous couchés à l’ombre des deux magnifiques pieds de rue
poussant dans mon jardin…
Plantes compagnes :
Traditionnellement, la rue était plantée sous les figuiers par les
Anciens; ce mariage semblait diminuer l'amertume de cette plante surnommée « l’herbe de
grâce ».
Traitement : La rue fait fuir les
pucerons, alors, ne vous en privez pas (les rosiers, près desquels elle pousse
en sont généralement indemnes).
Recette: Avant que les fleurs montent en
graines, mettre environ un kilo de rue dans 10 litres d'eau. Laisser macérer
pendant une dizaine de jours et filtrer ce purin qui se conserve plusieurs mois
dans un récipient bouché. Pour traiter, diluer 200 ml de purin pour un litre d'eau et pulvériser sur les
feuillages, de préférence le soir. Renouvelez tous les 3 ou 4 jours, si des
pucerons résistent. Pour renforcer l’efficacité de la rue, ajoutez une grosse
poignée d’absinthe ou de tanaisie à la rue et laisser macérer comme indiqué.
Vous
pouvez aussi ajouter une c. a soupe de savon noir liquide bio, par litre de dilution,
au moment de traiter.
Et puis, c'est toujours bon a savoir...: Dans les Abbruzzes (Italie), la rue fournissait un talisman contre les
sorcières : on cousait des feuilles de rue dans une petite bourse portée cachée
sur la poitrine.
En frottant le plancher de sa maison avec cette plante, on était sûr de chasser
les sorcières (et certain de faire fuir les puces réfugiées entre les lattes de
parquet !).
Vidéo de Floradiane cuisinant et récoltant des plantes sauvages,sur M6 dans 100% Mag
03 avril 2008
Semaine du développement durable
Le blog Floradiane élu blog "vert" du jour (jeudi 3 avril) sur le site EUROPE1 lors de la semaine du développement durable.
Merci de ces encouragements, qui bien sur m'incitent à continuer de transmettre des idées jardinage naturel, cuisine sans chimie et autres masque de beauté respectant notre santé et celle de notre belle planète.

