Capucine tubéreuse dans l’assiette
Déjà consommée en Amérique du sud, 5500 ans avant
JC, la capucine tubéreuse (tropaeolum tuberosum), excellent tubercule alimentaire (à mon goût…), donne
de très bons rendements (la jardinière est pleinement satisfaite, tout autant
que la cuisinière).
Les tubercules de
capucine tubéreuse se mangent comme les pommes de terre : cuites à l’eau
avec la peau, que l’on consomme chez la capucine, et servie avec beurre, crème
fraîche (ou sojaline), filet de sauce tamari ou soyou… ou ce que vous voudrez :
j’ai tout testé et n’ai pas de préférence gustative (coté ligne et santé
si…) !
Son goût piquant et poivré cru disparaît
complètement à la cuisson pour faire place à une saveur très douce, d’ailleurs,
en Bolivie et au Pérou la capucine tubéreuse est également consommée couverte
de mélasse en guise de dessert : ce que je tenterai prochainement, aimant
aussi le goût très aromatique de la mélasse.
Très simplement
aussi, à la poêle, coupée en tranches et servie avec un peu de beurre (demi-sel
pour moi, charentaise!). Le tubercule est blanc nacré ET violacé, ce qui est
insolite comme couleur dans nos assiettes françaises…
Crue, je la sert en
salade, mélangée avec d'autres crudités (chou, topinambour, betterave...), qu'elle relève de sa note piquante, le tout avec avec vinaigrette (vinaigre de cidre et huile de noix) avec quelques
cerneaux de noix, ou noisettes ou pour le contraste des couleurs avec des
graines de courge. En compagnie d’un peu de fêta (ou de bûche de chèvre), avec
des galettes de pain (maison, cela va de soi !), c’est un excellent dîner !
Les tubercules de la
capucine tubéreuse sont réputées anaphrodisiaques (les empereurs incas auraient régulièrement
fait consommer des capucines tubéreuses à leurs soldats, afin qu’ils pensent à
la guerre et non à leurs femmes…) : donc, à éviter pour le dîner de la
saint Valentin ! (Petit rappel : automne 2009, mon second livre,
recettes aphrodisiaques mettant en valeur les végétaux, sortira aux éditions de
Terran…).
Mis à part, cette
petite particularité qui peut vous faire
fuir la capucine tubéreuse (ou au
contraire la cuisiner régulièrement pour avoir la paix…), je ne peux que
conseiller cet excellent légume qui pousse, LOCALEMENT sans problème, en donnant une
abondance de tubercules à consommer crus ou cuits, et apporte un peu de variété au cœur de l’hiver, qui n’est PAS la saison des tomates, concombre et autre aubergine… ! (d'ailleurs, même si on n'a pas la chance d'avoir un jardin, il y a une foule de légumes, à consommer en hiver, sans se ruiner ni passer 3 heures pour préparer un repas...)
ICI, vous pourrez la voir en fleur, ainsi que lors d'une récolte,plusieurs kg: elle est un peu moins généreuse que la pomme de terre en rendement, mais pas loin tout de même ! D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ses tubercules sont vendus si chers par les grainetiers... Cette plante, quoique un peu moins résistante au froid que les topinambours, se reproduit allègrement comme eux: le moins petit tubercule resté en terre ( abrité des grands gels) donne ensuite 2 ou 3 repas pour 4 personnes.
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Commentaires sur Capucine tubéreuse dans l’assiette
- Vous pouvez les trouver...Je les ai découvertes sur le marché couvert de Neuilly-sur-Marne(en Ile-de-France)ce dimanche un peu cher:15€ le kilo (les ocas idem).Il y a un commerçant qui ne vend que des légumes "racines": Oca du Pérou,toutes les sortes de pommes de terre,topinambours,oignons,aulx et plein d'autres que je ne connaissais pas...Le maraîcher m'a dit que les capucines ont un goût poivré et un peu piquant et les ocas un goût citronné qui est parfait avec le poisson.Dégustation ce soir.
















