08 novembre 2008
JACINTHE : le printemps en parfum

Texte chronique radio "Minute nature et bio", à écouter en podcast sur Hélène FM
Grecs et Romains cultivaient déjà les jacinthes, uniquement
pour leur parfum !
Vers 1560, la culture
de la jacinthe se généralise en Europe. Ce sont les
jardiniers hollandais qui transformeront la minuscule Hyacinthus orientalis,
originaire des régions méditerranéennes, en superbe hampe florale, très parfumée :
la jacinthe hollandaise.
Au milieu du 18ème siècle, toute la noblesse
Française fortunée se doit de posséder cette fleur : les oignons de jacinthes hollandaises se vendent alors à des prix… très
mondains ! Madame de Pompadour, en fait planter
des massifs entiers à Versailles et forcer des centaines, à l’intérieur du
palais.
A la fin du 19ème
siècle, on cultivait un impressionnant choix de jacinthes simples ou doubles.
Au XXème siècle, elles deviennent accessibles à toutes les bourses…
En pleine terre, la jacinthe se
plante de septembre à décembre. Veillez à ne pas laisser de poche d’air sous
l’oignon lors de sa plantation, ce qui gênerait sa croissance.
Les bulbes peuvent
rester en terre après floraison. Au fil des ans, les hampes sont moins grosses,
mais de nombreuses tiges fleuries aux gracieuses clochettes, forment alors de
belles masses, aussi parfumées que les «grandes».
La jacinthe ne sert pas qu’à orner le
jardin :
-- Autrefois, le
bulbe des jacinthes des bois, riche en mucilage était utilisé pour obtenir de
la colle ou pour empeser les vêtements.
-- En cuisine, on se sert des fleurs, uniquement. Oui c’est
bon : leur parfum fait merveille dans les desserts, confitures et liqueurs,
mais n'hésitez pas à ajouter une poignée de fleurs à une simple laitue,
légèrement assaisonnée, ou avec une salade de fruits.
Alors, plantez vite ces belles et bonnes fleurs, odorantes messagères du printemps.
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Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
01 novembre 2008
FEUILLES MORTES
nique radio
"Minute nature et bio", à écouter en podcast sur Hélène FM
Ça y est, vous pestez :
les feuilles mortes se ramassent à la pelle !
Le compostage des
feuilles est une solution écologique. C’est aussi une mine d’or pour les
jardiniers.
Les feuilles ont plusieurs utilisations:
- Elles peuvent être tout simplement mise en tas, entourées
de grillage ou de palettes de récupération. Il faut bien les tasser lors de
chaque ajout. Au bout d'un an environ, vous aurez un superbe terreau de feuilles.
- On peut les stocker
pour ensuite les ajouter, en cour d'année,
aux autres déchets du tas de compost : ces feuilles sèches, matière brune,
sont alors alternées avec les couches de déchets « verts », tels
épluchures de légumes et tontes de gazon.
- On s’en sert aussi en guise de paillage :
ces feuilles, douillets chaussons, protégent les racines superficielles du gel
hivernal. Elles limitent la poussée des herbes non souhaitées et se décomposant
doucement enrichissent la terre en se transformant en humus. Pour paillez, vous utiliserez, de préférence,
des feuilles de platane, coriaces, parfaites pour un paillis longue durée.
Leur décomposition
est longue, sauf si vous passez la tondeuse dessus : alors grossièrement
broyées, les feuilles de platane se décomposent plus vite.
Les feuilles de noyer
freinent la germination et la croissance des herbes : c’est un paillis
idéal que vous mettrez à part! Idem pour les feuilles de thuyas : pas
bonnes pour le compost, elles constituent un bon paillis désherbant.
Quant aux feuilles des
arbres fruitiers, porteuses de maladies cryptogamiques, il ne faut pas les
ajouter au compost. Ces feuilles malades seront de préférences brûlées, et
leurs cendres enfouies au pied des arbres.
Vous verrez, vous n’aurez pas assez de feuilles, et comme moi, irez glaner ces trésors, les feuilles du jardin ne suffisant pas !
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Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
25 octobre 2008
RADIS – 1 : HISTOIRE

Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
Sans doute originaire
d’Orient, les circonstances de la domestication du radis ne sont pas connues.
D’après Hérodote, dans l’Antique Egypte, les bâtisseurs de la pyramide de
Chéops, (2800 ans avant J.-C.), se nourrissaient d'oignons, de poireaux et de
radis.
Les gastronomes
romains, semblent consommer le radis uniquement à la poivrade. Pline constate
que les Egyptiens « estiment
singulièrement » le raphanus, (radis de l’époque) dont ils font une
huile des graines, qui est d’ailleurs taxé, faiblement, par l’administration.
Toujours d’après Pline, le radis, également consommé cuit comme le navet,
occupait une place importante en Grèce au point qu’un livre entier lui était
consacré.
C'est du latin « radix » R.A.D.I.X ,
racine, que provient son nom. Les
Romains, qui en cultivaient de nombreuses variétés, l’implantent au gré de
leurs conquêtes. Charlemagne, fait
figurer ce légume sur la liste des plantes à cultiver sur ses domaines.
En 1665, un texte
différencie le gros raifort, le radis noir et le petit raifort, qui semble correspondre à notre radis, car au fil
des siècles, les raves, raiforts et radis sont quelques peu confondus....
En 1780, sur le catalogue
du Bon Jardinier, figure une liste de 13 variétés ou raves et radis sont
encore mal discernés. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle, toujours dans le Bon
Jardinier, qu’apparaissent des radis tels que nous les connaissons. Il semble
aussi que ce soit à cette époque que l’on commence à les croquer accompagnés de
beurre.
En 1838 apparaît le
« radis rose demi long », obtention très appréciée de la maison Fabre
à Metz : si bon qu’il pousse encore dans nos jardins.
Les radis, qu’ils soient roses, blancs, violet ou noirs, au riche passé historique font partie des légumes à inviter sur vos modernes tables tout au long de l’année!
Vidéo Floradiane sur M6 dans 100% mag - legumes sauvages et fleurs comestibles
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" - Pierrette
Nardo-Floradiane
18 octobre 2008
CHATAIGNES
Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
De septembre et février, les châtaignes sont disponibles sur le marché, leurs meilleurs mois
étant octobre et novembre.
La châtaigne est un fruit énergétique, très riche en fibres, vite rassasiante, et permettant une énergie de longue durée, de plus, les 2/3 des lipides qu'elle renferme sont des acides gras insaturés chassant le mauvais cholestérol.
Riche source de sucres lents, la châtaigne généreuse
en vitamines B, bat des records
de teneur en potassium et en fer. Pour couronner le tout, c'est une
« mine » de magnésium,
précieux minéral manquant cruellement à notre moderne alimentation, surtout en
période de stress ou de baisses de tonus si courantes en automne et en hiver.
Grillées ou bouillies,
elles sont dégustées en desserts, ou accompagneront parfaitement viandes et
poissons. N’oubliez pas d’en ajouter dans une salade, avec des champignons des bois (c’est aussi leur saison…) et du jambon de pays ou pour un repas sans
viande, avec du fromage de chèvre.
La farine de châtaigne, qui permet de
réaliser des recettes originales, aussi bien sucrées que salées, sera
simplement utilisée dans vos recettes en remplacement d’une moitié de farine
blanche.
Châtaigne ou marron ? Il s'agit en fait du même fruit provenant du châtaignier. Deux ou trois fruits à l'intérieur de la bogue épineuse : ce sont des châtaignes. Un seul fruit dans la bogue ? C’est un marron !
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Livre « Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes » de Pierrette Nardo alias Floradiane
Floradiane dans 100% mag, sur M6
11 octobre 2008
BICARBONATE DE SOUDE

Un produit presque miraculeux,
tant les usages du
bicarbonate de soude sont nombreux. Ce produit simple est utilisé pour soigner,
cuisiner, nettoyer, jardiner… Peu de produits peuvent en faire autant, le tout
sans intoxiquer notre environnement !
Pour
l’hygiène buccale, une petite c. de bicarbonate
dans un demi verre d'eau pour rincer la bouche après le brossage des dents. Un
jour sur deux, en remplacement du dentifrice habituel (si vous en utilisez, car le plus important: c'est le brossage...): saupoudrez un peu
bicarbonate sur une brosse à dents humide et brossez comme d’habitude.
Pour soulager
des pieds fatigués : un verre de bicarbonate dans 1l d'eau tiède et
laissez vos pieds tremper un quart d’heure. Pour adoucir l'eau calcaire du
bain, ajoutez 100g de bicarbonate pour une baignoire remplie à moitiée :
cela suffit se baigner et limite le gaspillage d’eau potable…
Pour nettoyer les accessoires de la salle de bain: Faites tremper pendant toute une nuit peignes, brosses à ongles, bigoudis, pinceaux de maquillage... dans un litre d'eau additionnée de quatre c. à soupe de bicarbonate. Le lendemain, rincez ces accessoires qui seront assainis grâce aux propriétés antiseptiques du bicarbonate.
Côté cuisine, une PETITE pincée de bicarbonate dans vos pâtes à pain ou a gâteaux les fera bien lever. Une pincée dans l’eau de cuisson des légumes, raccourcit le temps de cuisson, rend le chou plus digeste et attendri les haricots secs.
Au jardin, utilisez le bicarbonate de soude à raison de 10g par litre d’eau. Ce
traitement à la fois préventif et curatif contre de nombreuses maladies,
servira aussi bien à soigner le potager, que les arbres fruitiers tout en
chouchoutant vos rosiers et vos fleurs. Je m'en sers très régulièrement avec d'excellents résultats.
D'autres utilisations existent: je n'ai mentionné ici que celles que j'ai testées.
Et, mes direz vous, la santé de mon porte monnaie dans tous cela ? Pas de problème ! Le bicarbonate de soude en boite carton de 400g dépasse à peine un euro, qui dit mieux pour autant d’usages associant économie et écologie ???
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
04 octobre 2008
Raisin

Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
Actuellement en nous sommes en
période de vendanges, et c'est la pleine saison du raisin, à déguster sous
toute forme en cuisine, mais aussi en cosmétique.
Raisin et vin sont utilisés
depuis l’antiquité pour des soins de beauté. Reconnu pour ses vertus nutritives
exceptionnelles, son utilisation, a d’ailleurs envahit les cosmétiques et
les luxueux spa, lieux cultes du
bien-être.
Jus, pulpe, pépins, feuilles de vignes
rouges se révèlent de puissants anti-oxydants. Votre beauté, qui mérite les
grands crus, n’aura pas à craindre de « souffler dans le ballon »,
lors d’un contrôle d’alcoolémie. Le jus de raisin, fraîchement pressé est un
tonifiant : passez simplement avec un coton sur la peau. L’huile de pépins,
légère et fluide, ne poissant pas, est une excellente huile de base pour
massages et préparations beauté. Par ailleurs, le suc des jeunes bourgeons de
la vigne atténue les taches de rousseur.
Allez Mesdames nous sommes entre nous, aussi je vous confie une petite recette, très
efficace pour lutter contre les outrages du temps : en clair, pour limiter
le vieillissement prématuré de la peau du visage et les rides, dont nous nous
passerions fort bien !
Masque tonifiant :
2
cuillères à soupe de levure en paillette, un peu de jus de raisin maison, 1c. à
café d'huile de pépins de raisin, 1 c. à café de miel.
Mélangez le jus de raisin avec la levure et l’huile, jusqu'à obtenir une texture onctueuse. Non, vous ne mangez pas cette délicieuse préparation : vous l’étalez sur le visage et le cou, puis laissez poser une vingtaine de minutes. Rincez à l’eau claire, et admirez-vous.
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Livre « Mes bonnes plantes et mes
bonnes herbes » de Pierrette Nardo-Floradiane
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28 septembre 2008
Minute nature et bio de Pierrette Nardo sur Hélène FM
Tous les samedis
matin, à 10h30, vous pourrez maintenant aussi m’écouter dans une chronique intitulée « La
minute nature et bio de Pierrette Nardo », sur
Seront abordés les thèmes suivant (liste non exhaustive...): plantes et jardinage naturel, petits trucs naturels et écologiques, beauté et santé avec les plantes, recettes bio: cuisine florale, plantes sauvages, légumes anciens...
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
27 septembre 2008
Bégonia en cuisine

Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
Avant que les premières gelées ne vous les enlèvent,
profitez de vos bégonias, somptueux en cette fin septembre, pour faire une récolte de feuilles et de fleurs à
déguster.
RISOTTO AU
BEGONIA ET CABILLAUD
Pour 4 pers.:
Temps de préparation : 10 min – Cuisson 30 min environ
Lavez fleurs et feuilles de bégonia.
Dans la matière grasse choisie, faites blondir l’oignon finement coupé, puis
ajoutez y le riz.
Quand le riz devient trouble et prend un peu de couleur, ajoutez le fumet de
poisson en mélangeant, puis les feuilles de bégonia.
Cuire 7/8 min, puis ajoutez le cabillaud coupé en gros dés, salez et poivrez au
goût
Continuer la cuisson 10 min en ajoutant un peu de bouillon si nécessaire, puis
mettez les fleurs de bégonia à cuire dans le riz.
A la fin de la cuisson, le riz doit être sec mais gonflé et moelleux.
Ajoutez alors l’emmenthal et servir aussitôt.
A noter : Les bégonias à feuilles bronze et fleurs rouge sont plus prononcées
en goût que les blanches.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
20 septembre 2008
Orties

Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
C'est l'automne :
allez cueillez des orties. Et oui, il n'y a pas que le printemps pour récolter
cette fabuleuse plante : les pluies de fin d'été favorisent de tendres pousses
comme au printemps. C’est le moment d’en préparer une provision de sèche pour
toute l'année. Pourquoi ? Parce que tout l'hiver, vous pourrez ajouter à vos
menus quotidiens un peu de cette plante aux vertus reminéralisante et tonique,
également riche en vitamines A, B et C (100mg pour 100g de feuilles). L’ortie
contient aussi du calcium, fer, potassium, ainsi que du phosphore et magnésium.
De plus, l’ortie est riche en protéines : environ 20% des feuilles sèches,
ce qui est appréciable quand on limite la viande !
D’autre part, comme
vous aurez cette plante de grandes vertus à disposition, vous en profiterez
pour concocter une infusion pour soigner l'acné de votre grande fille ou une
lotion de rinçage contre la chute des cheveux.
Par ailleurs, vous pourrez,
au début du printemps, préparer la première tournée de purin d'orties. En
effet, les orties n’ont une végétation suffisante, pour démarrer de grosses
récoltes, qu'à partir du mois d'avril, alors que le jardin réclame du purin dès
la fin mars !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
14 septembre 2008
MÛRES - MÛRONS

Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
C'est le moment de
cueillir des mûres : nous sommes actuellement en pleine saison de maturité des
mûrons nom véritable du fruit du roncier. La mûre étant en réalité le fruit d'un
arbre : le mûrier... Pour revenir aux petits fruits noirs que vous connaissez,
faciles à trouver dans la campagne environnante, n'hésitez pas à en faire
d'amples provisions car outre en confitures et gelées, sorbets, tartes, crumbles, compote (seules
mélangées avec des pommes ou des poires)… les mûres sont délicieuses en cuisine
salée : dans une salade verte ou composée, y compris en compagnie de filet
de maquereau fumé, de champignons ou de dés jambon par exemple… mais n’oubliez
pas aussi de parfumer du vinaigre en y faisant macérer des mûrons !
Et attention ce n'est
pas la gourmandise qui vous fait stocker des confitures et congeler des fruits entiers:
c'est parce que c'est bon pour la santé !
En effet, comme la myrtille, le mûron (ou mûre) est riche en anthocyanes, les pigments bleu-noir, bons pour la vue. La mûre, de part ses tanins et pigments, est un fruit très intéressant pour la prévention des maladies cardio-vasculaires. Elle a des propriétés anti-oxydantes et contient de l'acide salicylique. La mûre, est également une bonne source de vitamine C, vitamine E, fibres, potassium, cuivre et magnésium.
Alors, ne vous en privez pas, de plus, les fruits cultivé, rares et chers cette année, ont peu rempli les bocaux: allez vite récolter cette délicieuse mûre noire qui tâche si bien les doigts... Bien sûr pour profiter pleinement des vertus des mûrons, ou des mûres si vous préférez, vous récolterez loin des routes à grande circulation et des champs cultivés, ces fruits offerts par la nature.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane


