Recyclages au jardin, récup utiles pour le jardin
Récup, récupe, récupération, et autres recupérations en vue de recyclage pour un jardinage économique: pensez y en hiver!
1ère partie:
Au quotidien, nous côtoyons une très importante quantité de récipients ou matériaux pouvant être utiles dans un jardin : ils offrent de plus le grand intérêt et le double avantage d’être gratuits et de recycler, ou de prolonger l’utilisation des emballages souvent jetés après avoir servi une unique fois!
Commencez tranquillement à mettre de côté : les caissettes en polystyrène, telles les grandes caisses à poissons (à récupérer à l’espace poubelles des marchés) et les petites caissettes (viande en grandes surfaces) : tout cela, c’est parfait pour les semis. Et puis aussi, les boîtes en plastique transparent (viennoiseries) servant utilement, et longtemps (2 ans et plus… si vous ne marchez pas dessus !), de mini serres : ça vous évitera d’aller acheter en urgence 24 croissants, alors que vous êtes seul(e) pendant 8 jours…
--- Pour éviter l’herbe dans certaines allées, ou coins un peu difficiles d’accès, où sont posés jardinières et pots de fleurs vides, caisses à poissons et autres « barda du jardin », j’utilise des plaques en isorel mince: je récupère, gratuitement, ces plaques dans les supermarchés où elles servent de séparation aux packs d’eau. On peut marcher dessus, elles résistent 2 à 3 ans et laissent doucement passer l’eau. J’en ai mis le long d’une haie et chez mon père, idem : depuis 2 ans, nous sommes satisfaits de ces plaques. Depuis que je les ai « découvertes », elles sont aussi chargées de protéger le coffre de la voiture des salissures dues à mes transports divers et hétéroclites (algues, feuilles mortes, et autre fumier de cheval…). Dans une voiture familiale faisant des transports utilitaires, c’est plus pratique qu’une bâche plastique qui glisse…
Si elles ne sont pas mises à disposition (ce qui est le cas, avec caissettes et palettes, dans une boutique bio où je vais régulièrement), il suffit de les demander (s’il y a un employé à proximité…) sinon, quand je fais mes courses, je « récolte » quelques plaques, et personne ne dit rien (les caissières vérifient seulement qu’il n’y ait rien de glissé entre…).
Faites aussi un tour derrière des grandes surfaces de meubles et électroménagers, où sont les containers poubelles, à disposition du public : vous y récupérerez des palettes qui serviront à encadrer les tas de compost (l’idéal est d’avoir 3 espaces compost pour la rotation), de très grandes poches plastiques (utiles dans un jardin pour protéger outils et matériel de la pluie ) ainsi que les immenses cartons (plus faciles à maintenir sur le sol que les petits qui s’envolent facilement) ayant emballé congélateurs et canapés… Les cartons servent de paillis (l’herbe ne pousse pas en-dessous) et, avec le travail de l’humidité et des vers de terre, disparaissent progressivement dans le sol : attention à n’utiliser que des cartons marron, non imprimés de couleurs vernies, et pensez à retirer tous les scotchs et agrafes métalliques avant de poser ces cartons sur la terre.
Démarrez aussi la collecte des caissettes en bois (celles qui servent pour les légumes et fruits): elles protègeront les frais semis des « labourages » intempestifs des chats, en été et servent aussi de protection anti-froid (pour peu que vous ayez mis quelques feuilles mortes dessous). Quand le soleil estival chauffe, ces mêmes caissettes servent d’ombrières, permettant de faire démarrer des semis délicats, ayant besoin d’ombre pour bien germer. En les collectant tranquillement dès maintenant, cela permet d’en avoir suffisamment de la même largeur, ou hauteur, pour couvrir régulièrement tout un rang… et en retirant juste les fonds (qui servent actuellement pour allumer la cheminée), il restera un cadre protégeant les jeunes plantes et frais repiquages des matoux: chats errants ou familiers de la maison ont la fâcheuse manie d’aller gratter dans la terre fraîchement travaillée, perturbant les délicats semis!

Nettoyeur écologique pour légumes bio
Aînée de cinq enfants, j’ai appris à ne pas gâcher… à ne
« pas jeter l’argent par les fenêtres » comme on disait il y a
quelques années…
En cuisine, je perds le moins possible de cette précieuse
matière première, dont manquent tant d’humains...
J’ai la chance
d’avoir un jardin : je m’en occupe avec amour, et il donne les légumes (et
aussi un peu de fruits) pour mon foyer (4 personnes : les 2 fistons ne
sont pas prêts à s’envoler, vu la conjoncture actuelle…).
Hors de question de
gâcher ces précieux végétaux !!!
Cultivés naturellement, les légumes bio, ont rarement
besoin d'être pelés. Il suffit de les laver, en frottant un peu (ou de les
gratter légèrement, légumes racines, par ex.).
Après divers essais, l’éponge métallique n’étant vraiment
pas pratique, ni le tampon vert à récurer…
Je trouve que c'est la BROSSE A ONGLES qui nettoie le mieux les légumes.
Outre de m’éliminer la terre du jardin restée, au chaud sous mes
ongles (pas sexy…), les brosses à ongles, fort bon marché, sont chargées de
faire place nette sur la peau des légumes.
J’utilise des brosses à ongles pour nettoyer les légumes depuis
plus de 20 ans …, j’ai donc eu le temps de soigneusement tester cette,
précieuse, information avant de vous la transmettre : Avouez qu’on ne peut
plus économique et écologique, surtout qu’elles durent très, vraiment très très longtemps !!!
Aubergines, carottes, capucines
tubéreuses, céleri raves, concombres (d’ailleurs plus digestes avec la peau),
courges (Butternut, jaspée de Vendée, longue de Nice, Musquée de Provence,
potimarron… sont utilisés chez moi, avec leur peau), courgettes, navets,
rutabagas, panais, pâtissons, persils tubéreux…etc.
De plus, les
vitamines et minéraux sont concentrés DANS et juste SOUS la peau, alors, autant
en perdre le moins possible, surtout si vous achetez vos fruits et légumes.
A cause des pesticides, aux résidus toxiques, des légumes et fruits provenant de culture conventionnelle,(voir ici pour les raisins...)
on ne peut consommer la peau que des végétaux provenant de cultures bio, les autres doivent être très soigneusement épluchés !!!
Ci-dessus, petit aperçu du potager vers la mi-novembre 2008: je ne manquerai pas de choux de Bruxelles !
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"- Pierrette Nardo-Floradiane
Oignons verts
Ne jetez pas les
oignons qui germent : accordez leurs une seconde vie !
Et oui, en les
plantant au jardin, ils vous offriront vite une brassée de belles tiges,
semblables à celles des ciboules, avec les mêmes utilisations. Au jardin,
plantez les oignons à une quinzaine de cm de profondeur en espaçant de 5cm.
Arrosez abondamment… puis laissez faire la nature. Très vite de jeunes pousses vertes vont sortir fièrement
de terre. Ne soyez pas trop pressés de le récolter : attendez que ces
tiges aient une bonne quinzaine de cm de hauteur avant de commencer votre
récolte. Si vous ne coupez pas toutes ces pousses, les oignons finiront aussi
par fleurir. Outre que les fleurs d’oignons sont belles et mellifères (elles
attirent différents insectes utiles au jardin), comme elles sont aussi
comestibles : j’utilise ces ravissantes fleurs en cuisine.
Sur un balcon,
vous planterez vos oignons dans un pot ou une jardinière d’une vingtaine de cm
de profondeur.
En appartement,
vous pouvez aussi récolter votre production. Placez quelques oignons dans un
pot, le plus près possible d’une fenêtre. Les pousses s’étioleront vite, mais
vous permettront de quoi agrémenter vos bons petits plats. Vous pouvez d’ailleurs
obtenir, toute l’année, des pousses fraîches. Il suffit de mettre chaque mois un
ou deux oignons dans un pot avec un peu de terre, ou sur de l’eau, comme les
jacinthes (en utilisant une carafe prévue pour cette fleur). Merci à Maryse qui
en donnant une foule de bonnes idées sur son blog , m'a donné également envie de partager avec vous ce recyclage écono-écologique et fort bon . Avec humour, Maryse propose des recettes économiques et pleines de bon sens sur Cuisine
économique, je vous invite à lui rendre visite.
Revenons maintenant à nos oignons verts..., ils me
servent dans les salades vertes ou de crudités, bien sur, mais aussi dans les omelettes et pour les
terrines de verdure : je les ajoute aux arroches, épinards, bettes et
autres feuillages. Les fleurs sont parsemées sur mes salades, et surtout, oh délices, sur des tartines de fromage frais !
Vidéo
de Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
NOUVELLE VIE... des bas et collants!
Ah qu’ils nous font
la jambe belle, les bas et collants en dentelle !
Mais aussi, comme ils
filent vite…
Ils nous laissant un
peu désemparées devant leur brièveté, qui n’a d’égale, parfois, que leur
cherté !
Après s’être étirés
sur nos jambes, leurs avoir tenu chaud tout en les embellissant, ils deviennent
des petites boules souples et douces. Ces « usagés » existent dans
une large gamme de couleurs, ou cependant, les nuances « chair »,
« noir » et « bruns » dominent fortement, car des jambes
vertes, nous n’y sommes pas prêtes...
Que faire de ces bas dont nous ne voulons pas ?
Les jeter au feu,
quand une maille a décidé de glisser sur la longueur de votre jambe, après avoir fait
amie/ennemie avec un ongle ébréché, les griffes du chat… voir la main de « chéri » ?
Que nenni, ces
coûteuses petites choses, au jardin, vont rendre d’inestimables services. Ces
ruineuses nécessités vont devenir des liens souples, parfaits pour attacher les
tomates, aubergines et autres jeunes arbres. Et oui, avant de définitivement
aboutir dans la poubelle ménagère, la douceur de nos collants en fait de
merveilleux liens : très solides, tout en conservant une souplesse
élastique, ils maintiennent parfaitement une foule de plantes au jardin.
Donc, ne jetez
plus les bas, mi-bas et collants qui vont s’accumuler cet hiver. La belle saison revenue, dans le jardin, ils seront les bienvenus. Vous verrez que là aussi, vu le nombre de liens nécessaires dans un jardin, ces collants vous manqueront lorsque vous en aurez
besoin, tout comme ces traîtres qui filent avant un important
rendez-vous !
Si vous n’avez pas de
jardin, ne riez pas, pensez aux copains (et copines…) qui seront ravis de
l’aubaine : des liens pour leurs trésors… végétaux (donnés avec la même
générosité qu’ils mettent à filer...), ça ne se refuse pas ! De plus, ces
matières aux mailles très fines, une fois enfilées sur un entonnoir, seront parfaites, mais oui,
pour filtrer les infusions, décoctions et autres purins de plantes si utiles à la
beauté et santé d’un jardin.
Ce qui s’appelle
maintenant du "recyclage" était nommé "petites économies" il y a
quelques décennies, mais c'est toujours en usage…
A noter : Il
n’est pas nécessaire, vraiment, que ces futurs liens soient signés des très chers grands noms de
la haute couture…
Les collants achetés en lots de 5 (avec le 6ème
gratuit…) en solderies font aussi parfaitement l’affaire !
Vidéo
de Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !




