13 novembre 2009
Bienvenue
Bienvenue sur le blog de Pierrette Nardo, alias Floradiane.
Ici, des sujets allant du jardinage (naturel et sans poison...) aux créations artistiques en passant par la cuisine et les soins de beauté...
Le lien dans tout ça ?
LES PLANTES!!!
01 mai 2009
Poireau à deux têtes
Ah, quel
dommage !
Pour la soupe de ce
soir, j’ai puisé dans les quelques poireaux restant encore au jardin. Armée de
la fourche bêche, je soulève un groupe de quelques poireaux, puis je commence à
les nettoyer, et surprise, un gros poireau exhibe deux tiges florales !!!
Vraiment, il aurait
été superbe en fleurs ce poireau à deux têtes, hélas, je l’ai arraché, et
ne peut guère le replanter.
C’est un poireau d’hiver, de variété ancienne : Saint-Victor. Très rustique au froid, excellent, il offre de plus une touche de couleur au jardin d'hiver: ses feuilles extérieures sont violettes!

Floradiane cuisine les fleurs et plantes sauvages dans 100% mag sur M6
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
29 mars 2008
CAPUCINES naines, grimpantes ou tubéreuses
Je
les aime toutes !
Que ce soit la Capucine grimpante Tropaelum majus, la naine Tropaelum minus, la tubéreuse Tropaelum tuberosum, ou encore celle des Canaries Tropaeolum peregrinum, au feuillage finement découpé: toutes dansent une folle farandole dans mon jardin... et ne demandent qu'a faire la même chose dans le votre !

Les
capucines sont des plantes lumineuses, et vigoureuses, qui peuvent servir de couvre sols (naines
ou grimpantes laissées sans supports) : c’est pratique quand on arrive
dans une maison, ou il y a tout a faire AVANT de s’occuper du jardin, et en plus, c'est économique, la plupart des capucines étant d'un coût modique !
Les
grimpantes peuvent toutefois, pourvu que vous leur offriez un support, culminer à plus de 3m.
Les
feuilles des capucines peuvent être vertes, panachées vert/ivoire, vert foncé
bleuté…
Quand
aux fleurs, elles ne sont pas toujours couleur « capucine » (orange
minium vif) et peuvent être aussi délicatement ivoire ou rose saumoné, a moins
que vous ne préfériez un rose carmin. Elles existent aussi presque noires,
bicolores, doubles… bref, vous avez un vaste choix.
Il existe aussi une
capucine tubéreuse (Tropaeolum tuberosum) cultivée depuis des siècles dans
les Andes pour la consommation de ses tubercules. On trouve la maintenant en France :
je vous la conseille grandement, car c’est un excellent légume d’hiver. En
outre, cette capucine se comporte un peu comme les topinambours, généreuse
en succulentes racines: un seul bulbe, planté au printemps peut donner plus de 700g de tubercules, sans maladie, ni insecte nuisant à la récolte: mieux que les pommes de terre! Chez moi, en Charente Maritime, elle passe l’hiver en
terre sans problème : ailleurs, il sera prudent de couvrir d’un paillis,
voir en région aux hivers rigoureux, d’arracher toutes les racines début
novembre, juste après les premières petites gelées.
Les
capucines tubéreuses qui fleurissent tardivement, a partir de fin aout
chez moi, donnent des fleurs bicolores jaune et orange foncé, en forme
de cône tubulaire, nettement plus allongé que les capucines habituelles.
Les capucines classiques sont l’une des premières fleurs que sèment les menottes enfantines
: les graines sont grosses et elles poussent vite !
Semis
et plantation : Semez fin mars sous châssis (en godets). En
place, il faudra attendre début mai et le réchauffement de la terre.
Les tubercules de la capucine
tubéreuse (Tropaeolum tuberosum), seront également mis en terre au mois de mai: prévoir des tuteurs, car c'est une grimpante. Sous forme de graines,
la germination de cette espèce, difficile et laborieuse aura lieu sous abris
chauffé en février/mars.
Exposition
et sol : Préfèrant le
plein soleil, elle supporte la mi-ombre, ou les feuilles poussent un peu plus,
cachant partiellement les feuilles.
Problèmes : Les pucerons l'ADORENT, ainsi que
quelques chenilles : a surveiller de près, pour retirer rapidement les
feuilles colonisées par ces armées de suceurs de sève.
Arrosage
et engrais : N'aimant
pas les sols trop riches, un bon drainage lui est essentiel. Elle fleurie mieux
si on limite engrais et compost, ainsi que l’eau qui fait plus pousser les
feuilles que les fleurs. Peu d’eau, une terre pauvre, pas d’engrais : la
plante idéale ?
Dans
le temps… Annuelle, rustique jusqu'à -5°,
il est possible de profiter de son feuillage tard en saison, mais elle
disparaît dès les premières fortes gelées.
JARDIN NATUREL : Vu la quantité de pucerons qui l’envahit, la capucine est un garde
manger… pour les oiseaux ! Elle est traditionnellement plantée près des
arbres fruitiers et tomates qu’elle protège de quelques maladies. Elle favorise
aussi la saveur des radis, et s’entend bien avec courges et citrouilles. Cette
jolie fleur a l’effet répulsif contre les mouches blanches (aleurodes) sera semée près des
tomates, choux, carottes, pommes de terre et haricots. Les capucines servent
aussi à traiter le jardin : Voir ICI
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
08 mars 2008
Recettes et cuisine bio, c’est quoi ?
Et oui, que ce "cache" derrière ces mots : recettes bio, cuisiner et manger bio ?
Le bio est devenu à
la mode, c’est même une déferlante sur l’alimentation et les produits de beauté
au point que les grands groupes industriels (et bien chimiques…) s’y mettent,
(en partie, en partie seulement…), mais je m’égare !
CONCRÈTEMENT, la CUISINE BIO, çà consiste en QUOI ?
Du soja à tout
va ? Des légumes exotiques ? Des céréales venues d’ailleurs ?
Des recettes sans gluten, sans œuf, sans viande, sans lait, sans matières
grasse, sans… ? Des cuissons basse température ? Ne pas utiliser le destructeur mico-ondes ? Manger ses aliments crus ?
C’est tout cela,
vouiii, mais aussi VOS recettes familiales, appréciées depuis toujours.
Cuisiner bio, cela
suppose d’utiliser des aliments produits sans chimie, que ce soient légumes, viandes,
fruits, fromages, céréales...
Avec les dernières
connaissances en matière d’alimentation, conséquences d’allergies, occasionnés par les ajouts chimiques dans notre nourriture, une évolution dans la manière de s’alimenter est en marche… et différents
courants ont fait leur apparition, voir s’affrontent !
Alors, pour faire
simple, cuisiner bio, ce n’est pas nécessairement bouleverser votre façon de
vous alimenter, ni être végétarien, vous pouvez tout simplement cuisiner bio
avec vos recettes de famille : une blanquette de veau devient
"bio" si les ingrédients le sont, pareil pour une choucroute ou une
soupe de légumes.
Il y a une prise de
conscience alimentaire, car nous mangeons trop gras/salé/sucré et souvent trop
riche, avec des conséquences néfastes sur notre santé…
MAIS, ce n’est pas
une raison pour ajouter aux menus quotidiens un tas d’ovnis venus d’ailleurs et
de loin à grands frais de transport : pas écologique ça…
MAIS ce n’est pas une
raison pour retirer des menus quotidiens une foule d’aliments et d’ingrédients
« bien de chez nous », sous prétexte de manger bio : un morceau
de beurre frais (et bio…) sur des légumes bio cuit à la vapeur sont un plat
diététique… bio et bon !
Cuisiner bio, c'est juste utiliser des INGRÉDIENTS bio, en prenant conscience
que certains aliments sont plus ou moins bons pour notre corps, en suivant
le rythme des saisons, du pays ou l’on vit : pas de tomates ou de
courgettes en janvier ni de fraises en mars en France !
Cuisiner bio c'est
aussi cela: manger en saison, des
végétaux cultivés localement.
La viande, nous en mangeons souvent trop, deux fois par semaine, c’est
suffisant : il y a des protéines dans de nombreux autres aliments… mais,
une viande bio, raisonnablement dégustée, fait aussi partie d’un bon équilibre
alimentaire.
Les recettes sans blé, sans œufs, sans lait, sans viande, sans
gluten...etc sont des régimes alimentaires particuliers, devenus bio par
l'utilisation d'ingrédients bio.
Un AMALGAME semble s’être produit dans la tête, et la cuisine, de beaucoup de gourmets et on a tendance à assimiler le bio avec la diététique, ce qui n’est pas incompatible, mais ce sont deux choses différentes !!!
Il faut accorder une grande
importance à ce que nous mangeons, en suivant le rythme des saisons :
on ne se nourrit pas de la même façons en hiver qu’en été, suivant qu’on pratique une
activité physique intense ou que l’on reste toute la journée assis dans un
bureau.
Manger bio,
c’est choisir des légumes cultivés naturellement, sans aucun produit de
synthèse (pesticide, herbicide, engrais chimiques…), boire du lait de vache
broutant l’herbe fraîche (et pas nourrie aux farines de viandes…), apprécier un poulet rôti (sans hormone, élevé au grand jour, en picorant dehors herbes et grains sans chimie...).
Limiter les matières
grasses (même bio), la viande, les plats très salés et gourmandises trop sucrées (même au miel…), faire une grande part aux légumes et fruits, sont de simples règles d’hygiène de vie, hors
mode, sans doute nécessaire à rappeler, parce que les pubs et les grandes
surfaces alimentaires les font oublier… tout comme est oublié le rythme des
saisons.
Il y a plus de 2500 ans, Hippocrate disait déjà :
"Que ton aliment soit ton médicament",
tant il est vrai que, outre le plaisir de manger..., l'alimentation peut
aggraver ou soulager bien des maux.
Ce n’est cependant pas
une raison pour suivre tous les phénomènes de mode et tous les courants
alimentaires.
Pour résumer, l'alimentation bio suppose une cuisine 100 % naturelle : il suffit
de choisir des aliments de qualité, frais, de saison, bio et de les manger en quantités raisonnables (là, intervient la diététique...). On
trouve dans
déjà dans les supermarché allemands ou belges, des chips bio ou des éclairs au chocolat bio, cela va arriver en France, c'est bio, mais pas diététique !!!
P.S. : Je consomme, et j’apprécie aussi des aliments tels tofu, tempeh, quinoa, kombu et autres algues, azukis, tamari, umeboshi, « laits » végétaux et une foule d’autres : ils se sont simplement ajoutés aux recettes traditionnelles de ma belle France, pour une plus grande variété de plaisirs gustatifs.
Ci-dessous: confiture réalisée avec les fruits de mes rosiers sur un pain maison, le tout 100% bio, mais ce n'est pas une raison pour en abuser...
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
06 février 2008
Chou Daubenton et filets de merlan
Le chou, cru ou cuit,
est un merveilleux légume à apprécier toute l’année.
Cependant, il est
plus souvent présent sur nos tables hivernales, du fait d’un choix plus limité
en légumes frais qu’aux beaux jours de l’été. Dans mon
jardin : choux frisés, de Bruxelles, chou fleur, rouge, romanesco ou chou
Daubenton ont élu domicile.
Le chou, sous toutes
ses formes et un « légume médecin », apprécié en tant que tel depuis
l’antiquité. Cet excellent légume, riche en antioxydants, nous protège efficacement des agressions
extérieures, si fréquentes en cette saison. De plus, la richesse en minéraux
(dont le potassium) du chou, nous aide à maintenir une pleine forme pendant
tout l'hiver… et plus encore puisque des études ont prouvé l’efficacité
anticancéreuse d’une consommation régulière des choux. Beaucoup de bonnes raisons pour inviter les differents membres de la famille des choux à votre table !
Facile et rapide à
préparer, une poêlée aux bouquets de choux Daubenton et poisson, sera un
excellent et sain déjeuner.
Pour 2
personnes : environ 600 g de
Dans une sauteuse,
mettre une c. à soupe d’huile d’olive.
Faire chauffer à
grand feu, puis jetez y les bouquets de chou : laissez suer les bouquets
en les retournant fréquemment.
Couvrez ensuite la
sauteuse. Baisser le feu.
Laissez cuire
doucement 10min en tournant régulièrement.
Ajoutez l’ail émincé, salez, poivrez, puis laissez cuire 5 min.
Sur le lit de légumes
bien chauds : posez délicatement les filets de poisson.
Couvrez, laissez
cuire très doucement 10min (à peine) à l’étouffée: la chaleur des légumes, plus la vapeur formée cuisent très vite les minces filets de poisson: trop cuit, le poisson devient sec et caoutchouteux...
Ajoutez le persil,
laissez chauffer 5 min.
Servez et
déguster aussitôt!
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de Pierrette Nardo-Floradiane
02 décembre 2007
Topinambours à la roquette
- En voulez vous
quelques uns ?
- Oh oui : nous
les mangerons ce soir !
Alors, par-dessus le
grillage, ma voisine me donne de beaux tubercules roses : des
topinambours.
Ces légumes,
souvent consommés cuits de multiples
façons, sont aussi très agréables crus. D’ailleurs, que des avantages à les
consommer ainsi : en cette grise saison, ils enrichissent la palette, un peu limitée, des crudités hivernales,
nécessaires pour une bonne santé, telles carottes, chou, radis noir (violet ou
blanc), et ainsi, ils ne provoquent pas de flatulences…
Cru, le topinambour
très doux de goût peut-être servi seul ou en compagnie d’autres crudités, ou
garnitures avec toutes les fantaisies dans les assaisonnements qu’il vous
plaira d’imaginer.
SALADE DE TOPINAMBOURS
A LA ROQUETTE
Pour 4 pers :
500g de topinambour, un bouquet de roquette, un citron, huile de colza (riche
en Oméga3), vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des
Charentes, sel gris (de l'île de Ré...).
Garniture :
100g de fêta, une douzaine de filets d'anchois.
Epluchez et râpez les
topinambours. Arrosez aussitôt avec le jus du citron, sinon ils s’oxydent très
vite : au lieu de rester blancs, ils prennent une couleur brunâtre.
Ciselez finement la
roquette.
Préparez une
vinaigrette un peu relevée.
Mélangez tous les
ingrédients et dégustez, accompagné d’une bon pain de campagne.
VARIANTES (très soigneusement testées en famille...) :
1 -
Topinambours, tendres feuilles d’épinard, roquefort, huile de noix (également
riche en Oméga3), vinaigre de cidre, sel gris de mer, poivre.
2 – Topinambours,
mâche, un peu de betterave crue de préférence, cerneau de noix, huile de noix,
vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des Charentes, sel gris, poivre.
Là, le jus de citron est superflu, car la betterave colore les topinambours…
3 - Topinambours, carottes, trois citrons, olives noires, œufs durs, un peu de persil, huile d’olive (Oméga6), sel gris, poivre.
4 – A vous de jouer, et régalez vous !!!
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de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !
30 octobre 2007
Semis de fève (Vicia faba)
Quel régal : une
tartine de (bon) pain (maison...), du beurre (de Surgères) et des FEVES !
Oui, de tendres petites fèves à croquer en hors d’œuvre, miam, j’en salive
d’avance… mais il va me falloir attendre quelques mois, car je vais les semer
maintenant. Traditionnellement, deux dates faciles à retenir pour le
semis : la Toussaint et la Chandeleur
Les fèves résistent aux
gelées hivernales, sous réserves qu’elles ne soient pas trop avancées en
végétation lors des grands froids. Si on les sème trop tôt, le gel risque de
les couper au ras de la terre, ou bien elles risquent de fleurir au moment des
gelées printanières, or, les fleurs sont nettement plus sensibles au froid que
le reste de la plante.
Les premiers semis de fin d’automne échappent généralement mieux aux attaques des pucerons que les
fèves semées de février à avril, et bien sur, ce sont elles les premières à
nous régaler dès la fin mai, en Charente Maritime tout au moins.
Pour le semis, je fais un
sillon profond d’une bonne dizaine centimètres de profondeur. Pourquoi un
sillon si profond alors que la graine est juste recouverte de 4/5 cm de
terre ?
Parce que, lorsque les plantes ont 8/10 cm de hauteur, je comble
le sillon = un 1er buttage, favorisant l’émission de nouvelles
racines sur la partie de tige recouverte, ce qui permet une meilleure tenue en
terre.
Je butte une seconde fois lorsque les plantes mesurent une bonne
vingtaine de cm. Théoriquement, on laisse un écart de
En même temps que les
fèves, je sème en parallèle du rang, de l’aneth. Cette belle et bonne
aromatique attire des syrphes dont les larves se nourrissent de pucerons.
Je fais ainsi depuis
plusieurs années, avec un résultat efficace et beau : l’aneth en fleurs
est superbe.
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18 février 2007
HYSOPE : aromatique en cuisine
Très bonne plante mellifère et médicinale, elle me sert aussi en cuisine.Les fleurs et feuilles fraîches, en quantité modérée peuvent donner du tonus à une banale salade, et figure parmi les herbes à mettre dans marinades ou pâtés.
Préparation d'un beurre à l'hysope
Ajoutées en fin de cuisson, les feuilles finement hachées, donnent une agréable note piquante aux potages, viandes de porc ou de mouton, mais aussi aux farces, compotes et tartes aux fruits .
C'est également un élément aromatique de choix pour les apéritifs "maison" à base de vin, miel et cognac .
Ses lumineuses fleurs bleues (mais aussi roses) peuvent servir pour faire des glaçons fleuris et un délicieux beurre floral, qui accompagnera avec bonheur vos carottes vapeur ou céréales: ces même fleurs peuvent être mélangées à de la crème fraîche pour accompagner vos légumes ou poisson vapeur.
L'hysope était largement utilisée au Moyen-Age pour aromatiser les viandes et en faciliter la digestion .
Essayez en quelques feuilles dans vos terrines et pâtés : vous m'en direz des nouvelles !
Hysope coté santé et beauté, et hysope, culture au jardin
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de Pierrette Nardo alias Floradiane
Ci-dessous: kamut et beurre à l'hysope
07 février 2007
Soupe aux légumes oubliés
Qui les a
« oublié »? En dehors des grandes surfaces, ces légumes ont depuis toujours, fait les délices des jardiniers. Oui, tout est là :
autant que je me souvienne, chez mes parents, topinambours, panais, salsifis,
scorsonères, crosne et autres rutabagas faisaient partie des menus quotidiens,
pourtant, je ne suis pas une antiquité… enfin, c’est mon impression !
Simplement, quelques grands cuisiniers les ont mis à leur carte, et lancé une mode... qui a permis de redécouvrir les qualités gustatives de ces légumes, qui de plus, sont bon pour la santé.
Donc, hier, tour du
jardin pour récolter de quoi faire une soupe : en sus des poireaux, j’ai
récolté panais, carotte blanches, carottes violettes et persils tubéreux. A
cela, j’ai ajouté un oignon, un peu de thym et deux ou trois litres d’eau (et
oui, je fais ma soupe pour deux jours au moins...), et mis le tout à cuire
une petite demi heure.
Ce n’est pas une
recette cela ?
Vrai, c’était juste pour parler de quelques légumes que j’aime bien !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane
Au premier plan 2 racines de persil, et ensuite 2 panais
PANAIS (Pastinaca sativa) : Tous les ans,
je sème un à deux rang de ce légume. Le panais étant un peu capricieux pour
lever, je sème, si nécessaire, un deuxième rang un mois après le premier (ou,
si la levée est vraiment très faible, je ressème entre les jeunes plants).
Il me sert dans les potées et pot-au-feu (bien sur), ainsi
qu’en soupes (délicieux avec de la tomate), purées (avec pomme de terre, ou
potiron), gratins (avec quelques morceaux de pommes acides), occasionnellement
en « frites », cuits dans un bain d’huile, (comme les frites ou chips
de pomme de terre) et plus souvent que les caloriques frites, râpé cru, en
vinaigrette.
Le panais, déjà doux de goût devient encore plus sucré
après les premières gelées. On en fait aussi une boisson fermentée (pas encore
essayé), des tartes et cakes (sucrés ou salés) ainsi que de la confiture.
Tout est bon dans le panais : les feuilles servent
dans les soupes et pâtés verts, et les graines dans mes mélanges d’aromates. C’est
superbe un panais en fleur:près de deux mètres de haut, ainsi, il devient le restaurant d’une foule d’insectes…
et me fournit quelques graines pour l’année suivante.
PERSIL TUBEREUX (Petroselinum crispum) : Connu aussi sous le nom de
« persil à grosse racine », il est apprécié en Europe de l’est depuis
le 16ème siècle. Ses racines sont douce et très parfumées et ont les mêmes
usages que le panais. Je l’utilise aussi en ragoûts avec viandes de porc ou de
volaille, ou en poêlée avec des céréales (sarrasin plus sauce soja et tofu).
Prévoyez de la place pour ces deux légumes : le persil se sème en
place, en mars à mai et le panais d’avril à juin.
Semez en lignes distantes de 30/35 cm. Recouvrir légèrement de terre
finement émiettée ou de terreau. Plombez avec le dos du râteau. Tenez le sol
suffisamment frais jusqu’à la levée. Au stade de 3 ou 4 feuilles, éclaircir à 15 cm.
Carotte rouge sang, carotte blanche et panais (les 2 gros!)
Deux bonnes adresses ou trouver un large choix de graines de légumes oubliés (très riches en goût)et de fleurs pour de beaux jardins naturels, riches en diversité et plein de vie (les fleurs non hybrides attirent et nourrissent les insectes): Kokopelli et Le Biau germe
En plus des persil et panais, n'hésitez pas a semer plusieurs variétés de carottes de couleur différentes : ces variétés anciennes, qui ne doivent rien aux manipulations génétiques, existent en carottes blanches, violettes, rouge sang, jaunes et bien sur toute une gamme d'orangés. Outre flatter l'oeil, dans des recettes pleins de couleurs, le palais sera ravit car toutes les carottes n'ont pas le même goût !






