01 mai 2009
Poireau à deux têtes
Ah, quel
dommage !
Pour la soupe de ce
soir, j’ai puisé dans les quelques poireaux restant encore au jardin. Armée de
la fourche bêche, je soulève un groupe de quelques poireaux, puis je commence à
les nettoyer, et surprise, un gros poireau exhibe deux tiges florales !!!
Vraiment, il aurait
été superbe en fleurs ce poireau à deux têtes, hélas, je l’ai arraché, et
ne peut guère le replanter.
C’est un poireau d’hiver, de variété ancienne : Saint-Victor. Très rustique au froid, excellent, il offre de plus une touche de couleur au jardin d'hiver: ses feuilles extérieures sont violettes!

Floradiane cuisine les fleurs et plantes sauvages dans 100% mag sur M6
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
03 décembre 2008
Nettoyeur écologique pour légumes bio
Aînée de cinq enfants, j’ai appris à ne pas gâcher… à ne
« pas jeter l’argent par les fenêtres » comme on disait il y a
quelques années…
En cuisine, je perds le moins possible de cette précieuse
matière première, dont manquent tant d’humains...
J’ai la chance
d’avoir un jardin : je m’en occupe avec amour, et il donne les légumes (et
aussi un peu de fruits) pour mon foyer (4 personnes : les 2 fistons ne
sont pas prêts à s’envoler, vu la conjoncture actuelle…).
Hors de question de
gâcher ces précieux végétaux !!!
Cultivés naturellement, les légumes bio, ont rarement
besoin d'être pelés. Il suffit de les laver, en frottant un peu (ou de les
gratter légèrement, légumes racines, par ex.).
Après divers essais, l’éponge métallique n’étant vraiment
pas pratique, ni le tampon vert à récurer…
Je trouve que c'est la BROSSE A ONGLES qui nettoie le mieux les légumes.
Outre de m’éliminer la terre du jardin restée, au chaud sous mes
ongles (pas sexy…), les brosses à ongles, fort bon marché, sont chargées de
faire place nette sur la peau des légumes.
J’utilise des brosses à ongles pour nettoyer les légumes depuis
plus de 20 ans …, j’ai donc eu le temps de soigneusement tester cette,
précieuse, information avant de vous la transmettre : Avouez qu’on ne peut
plus économique et écologique, surtout qu’elles durent très, vraiment très très longtemps !!!
Aubergines, carottes, capucines
tubéreuses, céleri raves, concombres (d’ailleurs plus digestes avec la peau),
courges (Butternut, jaspée de Vendée, longue de Nice, Musquée de Provence,
potimarron… sont utilisés chez moi, avec leur peau), courgettes, navets,
rutabagas, panais, pâtissons, persils tubéreux…etc.
De plus, les
vitamines et minéraux sont concentrés DANS et juste SOUS la peau, alors, autant
en perdre le moins possible, surtout si vous achetez vos fruits et légumes.
A cause des pesticides, aux résidus toxiques, des légumes et fruits provenant de culture conventionnelle,(voir ici pour les raisins...)
on ne peut consommer la peau que des végétaux provenant de cultures bio, les autres doivent être très soigneusement épluchés !!!
Ci-dessus, petit aperçu du potager vers la mi-novembre 2008: je ne manquerai pas de choux de Bruxelles !
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"- Pierrette Nardo-Floradiane
02 mars 2008
Oignons verts
Ne jetez pas les
oignons qui germent : accordez leurs une seconde vie !
Et oui, en les
plantant au jardin, ils vous offriront vite une brassée de belles tiges,
semblables à celles des ciboules, avec les mêmes utilisations. Au jardin,
plantez les oignons à une quinzaine de cm de profondeur en espaçant de 5cm.
Arrosez abondamment… puis laissez faire la nature. Très vite de jeunes pousses vertes vont sortir fièrement
de terre. Ne soyez pas trop pressés de le récolter : attendez que ces
tiges aient une bonne quinzaine de cm de hauteur avant de commencer votre
récolte. Si vous ne coupez pas toutes ces pousses, les oignons finiront aussi
par fleurir. Outre que les fleurs d’oignons sont belles et mellifères (elles
attirent différents insectes utiles au jardin), comme elles sont aussi
comestibles : j’utilise ces ravissantes fleurs en cuisine.
Sur un balcon,
vous planterez vos oignons dans un pot ou une jardinière d’une vingtaine de cm
de profondeur.
En appartement,
vous pouvez aussi récolter votre production. Placez quelques oignons dans un
pot, le plus près possible d’une fenêtre. Les pousses s’étioleront vite, mais
vous permettront de quoi agrémenter vos bons petits plats. Vous pouvez d’ailleurs
obtenir, toute l’année, des pousses fraîches. Il suffit de mettre chaque mois un
ou deux oignons dans un pot avec un peu de terre, ou sur de l’eau, comme les
jacinthes (en utilisant une carafe prévue pour cette fleur). Merci à Maryse qui
en donnant une foule de bonnes idées sur son blog , m'a donné également envie de partager avec vous ce recyclage écono-écologique et fort bon . Avec humour, Maryse propose des recettes économiques et pleines de bon sens sur Cuisine
économique, je vous invite à lui rendre visite.
Revenons maintenant à nos oignons verts..., ils me
servent dans les salades vertes ou de crudités, bien sur, mais aussi dans les omelettes et pour les
terrines de verdure : je les ajoute aux arroches, épinards, bettes et
autres feuillages. Les fleurs sont parsemées sur mes salades, et surtout, oh délices, sur des tartines de fromage frais !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
03 février 2008
Semis de feves: c'est le moment !
C’est le moment de
semer ce régal des beaux jours revenus !
La chandeleur est
traditionnellement, en Poitou-Charentes, une date pour ces semis, mais c’est possible tout le mois de février. Voir
ICI un message consacré a la culture de cet excellent et très ancien légume.
Dans ma région, les
fèves semées très tard (mars/avril) durcissent vite et sont plus sujettes aux attaques
de pucerons que les fèves semées en novembre ou en février.
Je
préviens les installations de pucerons en pinçant les fèves au dessus du 5 ou
6ème bouquet de fleurs, et je ne jette pas ces feuilles tendres qui servent
dans soupes et terrines de verdure ! Sur cette photo, un
rang semé hier, à coté des scorsonères.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
28 janvier 2008
Potimarron en flan à la noisette
Quel bonheur que ces
courges et potirons : ces légumes sont superbes au jardin, puis décoratifs
dans la maison, et ensuite excellents dans les assiettes. Les cucurbitacées
dans la brouette ne sont qu’une petite partie de ma récolte 2007 : au
milieu, les potimarrons. Ils sont pratiques, et en plus a portée de main car j’en ai quelques uns dans la cuisine…, ils
sont ainsi disponibles immédiatement quand pointe l’envie d’une soupe, d’un
gratin ou d’un dessert !
Mon dernier régal
orange : un flan moelleux, y pas mieux pour compléter en beauté un dîner
léger (soupe de légumes et bout de fromage, avec pain maison).
Pour environ 4 /5
personnes : 600g de potimarron épluché, 4 œufs, 35g 
Cuire les cubes de
potimarron à la vapeur ou avec très peu d’eau environ 15 min. Laissez égoutter
dans une passoire au dessus d’un saladier : ne jetez pas cette eau qui vous servira dans une
soupe. Ecrasez le potimarron en purée à l'aide d'une fourchette. Délayez petit à petit la fécule de pomme de terre
avec le « lait » végétal.
Ajoutez les deux, purées, celle de noisettes (que l'on achète, toute prête, en boutiques bio) et celle de potimarron ainsi que les œufs préalablement battus en
omelette. Mélangez bien le tout.
Versez dans un moule huilé, ou beurré.
Mettre au four, et
cuire au bain marie environ 45 minutes : le flan est cuit quand il est
doré et un peu monté, comme un soufflé (mais il redescend ensuite…).
Laisser refroidir avant de servir.
Précision: en fait, j'ai fait cette recette, pour le diner de samedi soir, avec 1k200 de potimarron. Le flan fut aussi très apprécié de mes fils à leur petit déjeuner de dimanche... et deux parts ont pris la route de chez mes parents. Comme dimanche midi, c'était galette frangipane (maison), nous avons fini, 48h après, les deux derniers (petits) morceaux ce soir!
Edit du 20 octobre: Grâce à Toinon, du forum de la Gazette des Jardins, je n'épluche plus mes potimarons!
De grands avantages à cela: pas de perte (donc plus de potimarron...) et une plus grande richesse en vitamines et béta-carotène (qui devient vitamine A dans notre organisme). Toutefois, pour cela il est IMPERATIF que votre potimarron soit acheté en production bio, ou provienne de votre jardin cultivé naturellement, les pesticides et autres sal...ies se concentrant sur et dans la peau !
Vidéo Floradiane sur M6 (récoltes dans les bois et cuisine des fleurs)
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !
02 juillet 2007
Haricots verts : une belle récolte !
Le mildiou, because
conditions climatiques pour le moins déplorables est une catastrophe cette
année. Tout notre pays est touché et cette maladie décime les tomates avec deux mois
d'avance : rares vont être cette année les salades de délicieuses tomates
du jardin.
Si les tomates sont
défaillantes cette année les salades et les haricots verts apprécient, eux, les
pluies régulières!
C'est la troisième récolte que je fais dans ce rang de haricots verts (à peine
7m de long): la première fut d'un peu plus de 2kg (aussitôt dégustée). La
seconde récolte donna plus de trois tendres haricots mangetout (dont une partie
est déjà au congel).
Là, j'avais un peu
tardé pour récolter, soit la pluie m'en empêchait, sois j'étais ailleurs dans
la journée, car même passionnée de jardin, j’ai aussi d’autres activités! En
période de sécheresse, j'en aurais perdu la moitié..., mais avec l'humidité
permanente: tous tendres et pas un fil.
Le 30 juin, j'ai
récolté plus de 9kg de haricots verts dans mon petit rang. C'est pour moi
exceptionnel !
Résultat, au 2 juillet, j'ai déjà 6 poches d'environ 1,5kg au congélateur, alors que d'habitude c'est plus tard en saison, vers la fin aout...
Je crois aussi que la fumure aux algues y est pour quelque chose: outre à
boire, les légumes qui ont a manger profitent nettement mieux et nous donnent
de très belles récoltes.
Samedi, j'ai semé un
rang de mangetout aux cosses plates et violettes : c'est beau, et on les voit bien pour
la récolte.
Quand aux haricots beurre, à cosses plates aussi, car question goût, j'apprécie les haricots charnus, pas du tout les snobs extra-fins, qui nous font des fils dès qu'on les laisse un peu attendre (ces capricieux sont des impatients que je ne tolère pas dans mon jardin), mon rang est en fleurs, et quelques uns commencent à se former. Début aout, je sèmerais le dernier rang de haricots verts, qui me donnera, si l'automne est beau, de tendres légumes jusqu'a fin octobre: ensuite, les gelées arrivent... et c'est la fin des haricots!
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de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !
07 février 2007
Soupe aux légumes oubliés
Qui les a
« oublié »? En dehors des grandes surfaces, ces légumes ont depuis toujours, fait les délices des jardiniers. Oui, tout est là :
autant que je me souvienne, chez mes parents, topinambours, panais, salsifis,
scorsonères, crosne et autres rutabagas faisaient partie des menus quotidiens,
pourtant, je ne suis pas une antiquité… enfin, c’est mon impression !
Simplement, quelques grands cuisiniers les ont mis à leur carte, et lancé une mode... qui a permis de redécouvrir les qualités gustatives de ces légumes, qui de plus, sont bon pour la santé.
Donc, hier, tour du
jardin pour récolter de quoi faire une soupe : en sus des poireaux, j’ai
récolté panais, carotte blanches, carottes violettes et persils tubéreux. A
cela, j’ai ajouté un oignon, un peu de thym et deux ou trois litres d’eau (et
oui, je fais ma soupe pour deux jours au moins...), et mis le tout à cuire
une petite demi heure.
Ce n’est pas une
recette cela ?
Vrai, c’était juste pour parler de quelques légumes que j’aime bien !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane
Au premier plan 2 racines de persil, et ensuite 2 panais
PANAIS (Pastinaca sativa) : Tous les ans,
je sème un à deux rang de ce légume. Le panais étant un peu capricieux pour
lever, je sème, si nécessaire, un deuxième rang un mois après le premier (ou,
si la levée est vraiment très faible, je ressème entre les jeunes plants).
Il me sert dans les potées et pot-au-feu (bien sur), ainsi
qu’en soupes (délicieux avec de la tomate), purées (avec pomme de terre, ou
potiron), gratins (avec quelques morceaux de pommes acides), occasionnellement
en « frites », cuits dans un bain d’huile, (comme les frites ou chips
de pomme de terre) et plus souvent que les caloriques frites, râpé cru, en
vinaigrette.
Le panais, déjà doux de goût devient encore plus sucré
après les premières gelées. On en fait aussi une boisson fermentée (pas encore
essayé), des tartes et cakes (sucrés ou salés) ainsi que de la confiture.
Tout est bon dans le panais : les feuilles servent
dans les soupes et pâtés verts, et les graines dans mes mélanges d’aromates. C’est
superbe un panais en fleur:près de deux mètres de haut, ainsi, il devient le restaurant d’une foule d’insectes…
et me fournit quelques graines pour l’année suivante.
PERSIL TUBEREUX (Petroselinum crispum) : Connu aussi sous le nom de
« persil à grosse racine », il est apprécié en Europe de l’est depuis
le 16ème siècle. Ses racines sont douce et très parfumées et ont les mêmes
usages que le panais. Je l’utilise aussi en ragoûts avec viandes de porc ou de
volaille, ou en poêlée avec des céréales (sarrasin plus sauce soja et tofu).
Prévoyez de la place pour ces deux légumes : le persil se sème en
place, en mars à mai et le panais d’avril à juin.
Semez en lignes distantes de 30/35 cm. Recouvrir légèrement de terre
finement émiettée ou de terreau. Plombez avec le dos du râteau. Tenez le sol
suffisamment frais jusqu’à la levée. Au stade de 3 ou 4 feuilles, éclaircir à 15 cm.
Carotte rouge sang, carotte blanche et panais (les 2 gros!)
Deux bonnes adresses ou trouver un large choix de graines de légumes oubliés (très riches en goût)et de fleurs pour de beaux jardins naturels, riches en diversité et plein de vie (les fleurs non hybrides attirent et nourrissent les insectes): Kokopelli et Le Biau germe
En plus des persil et panais, n'hésitez pas a semer plusieurs variétés de carottes de couleur différentes : ces variétés anciennes, qui ne doivent rien aux manipulations génétiques, existent en carottes blanches, violettes, rouge sang, jaunes et bien sur toute une gamme d'orangés. Outre flatter l'oeil, dans des recettes pleins de couleurs, le palais sera ravit car toutes les carottes n'ont pas le même goût !
13 janvier 2007
GRATINEE AUX OIGNONS
Rien d’extraordinaire là
dedans. Seulement, après avoir retourné de la terre, tout l’après midi et
retiré des dizaines de kilos de pierre, sous un petit crachin qui finit par
mouiller le dos et rafraîchir les articulations: on n’a rien inventé de mieux qu’une bonne soupe aux oignons, bien
chaude, et généreusement gratinée.
Oh, pas une de ces
soupes « à l’oignon », où quelques grisâtres ovnis s'ennuient au fond
d'un liquide clairet, fait d'un cube et d'eau (chlorée…).
Non, une vraie soupe de
campagne, qui tient au corps, accompagnée comme il se doit, de vin rouge. Oui,
je vois vos yeux horrifiés : un peu de vin rouge dans le fond du bol, avec la
soupe encore chaude… Moi, petit bout de femme, je l’affirme : ce plaisir des
sens est un régal, pas seulement réservé aux paysans du temps passé !
D'abord, il y a les oignons
qui chantent dans la poêle et envoient, tels un SOS une odeur chaude,
enveloppante et tenace. Puis, le mijotage de la soupe, avec des "blop,
blop" quand on la tourne. Ne pas oublier de goûter, et de rajouter un peu
de vrai sel de mer: oui, du gros gris de l'île de Ré. Ensuite, c'est le fromage
qui en fondant et gratinant, envoie des effluves qui appellent tous les
occupants de la maison, mieux que le tonitruant "à table !".
Puis, c'est le chuintement de la croûte, résistant un peu sous la cuillère qui s'enfonce dans
ce doré moelleux. Enfin, c'est le chaud liquide, juste récompense après de gros
efforts physiques, qui coule sensuellement dans la gorge...
Reconstituant après une rude journée
RECETTE :
Dans une poêle, faites suer
2kg (minimum) d'oignons dans un peu d’huile d’olive sur feu vif. Quand ils
sont dorés, je n'ai pas précisé brûlés... versez dans une casserole.
Ajoutez
Poivrez et salez. Laissez mijoter pendant 25 min environ. Répartir dans
des bols, parsemez de quelques croûtons de pain rassis et d’emmenthal râpé puis
faites gratiner sous le grill.
Servez immédiatement, bien brûlant.
Le fromage, ocre doré, chante doucement, grésille un peu, flirte ensuite avec
la cuillère avant de la laisser atteindre la soupe.
Point de manières, je ne
boude pas mon plaisir et je me régale franchement.
Non, je ne m'essuie pas la
bouche d'un revers de la manche. Une serviette, en vrai coton garanti
"grand teint", avec des carreaux rouges et blancs tissés, est tout de
même plus appropriée pour des lèvres féminines.
Est-ce un hasard? Cette simple
et confortable serviette, renforce le style "bistro" de la tentatrice
gratinée, déjà avalée...
Allez, puisque vous insistez, j’en reprends un deuxième bol !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane





