02 mars 2009
Chaulage des arbres
Ouf, ça y, j’ai
terminé le chaulage de mes arbres fruitiers…
Activité fatigante
(aïe les tendinites…) et salissante (bon, là, j’utilise des vêtements ayant
dépassés l’age de la retraite depuis longtemps…), mais justifiée : après
brossage et inspection de mes arbres, il me semble pas qu’il ait de nouveaux
chancres apparus en 2008!!!
Attention, je manque
de recul, puisque j’ai chaulé pour la 1ère fois fin 2007 et début 2008, et que
maintenant je soigne, enfin, très régulièrement mes arbres avec des décoctions
et purins de plantes: eh oui, je le fais régulièrement pour le potager... mais j'ai un peu trop négligé mes arbres !
Comme ce traitement
semble avoir ralenti la progression de ce terrible « cancer des arbres »
qu’est le chancre européen, je vais aussi chauler quelques uns des vieux
arbres du verger de mes parents : leurs pommiers Grand Alexandre et
Transparente de Croncels sont également touchés par cette maladie redoutable.
Par ailleurs, le
chaulage, long est un peu pénible, ne me semble justifié que des arbres déjà
âgés, ou malades car contaminés par leurs voisins : je ne crois pas que ce
traitement soit utile sur de jeunes arbres sains aux écorces bien lisses.
Cette préparation
naturelle, détruit les larves des
parasites nichant sur l'écorce des arbres fruitiers, mais aussi, et surtout, les
champignons microscopiques qui passent également l'hiver dans les replis d’écorces
(plus les arbres prennent de l'age, plus les écorces ont de replis servant d'abris) et développent ensuite des maladies.
De plus, côté esthétique, ce n’est pas de mon goût : vrai, je préfère une vielle écorce moussue que ce badigeonnage fantomatique… mais bon, si le résultat semble être au rendez-vous, alors, cela en vaux vraiment la peine !
Pour la préparation du lait de chaux, voir ICI et LA mes autres messages consacrés au lait de chaux.
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
23 février 2009
Préparation lait de chaux

Quelques jours sans
pluie et sans gel : c’est le moment de traiter soigneusement les arbres !
J’ai donc préparé une
lessiveuse de lait de chaux en fin d’après-midi, et demain, je blanchis le
tronc de mes vieux arbres fruitiers. Ce n’est pas la peine de le faire sur les
jeunes arbres, aux troncs lisses : ce traitement est essentiellement
justifié, à mon point de vue, dans le cas d’arbres d’un certain age, aux
écorces pleines d’anfractuosités, vieux arbres de plus malades…
Voila la chaux en effervescence: les taches autour de la lessiveuse sont dues à l'effervescence qui se produit dès que l'on verse la chaux dans l'eau: donc, vous versez votre volume de chaux dans l'eau préalablement mesurée et fissa, vite bien loin, en attendant que le bouillonnement soit terminé!
Une fois qu'il n'y a plus de bruit de bouillonnement (15 à 30 min, suivant quantité...) vous pourrez vous rapprocher et mélanger le tout, jusqu'a avoir une préparation bien homogène.
Vous remarquerez que
je touille avec un long manche, afin d’être le plus loin possible du lait de
chaux encore chaud, dont il ne faut pas respirer les vapeurs, et que je porte des lunettes de protection: c'est indispensable, car la chaux est corrosive.
Ce breuvage de santé…
pour les arbres va refroidir (dans la demi-heure qui suit le mélange, pas possible de laissez la main sur la lessiveuse: c'est trop chaud), et reposer toute la nuit : demain, plus qu’a
« peindre » avec ce lait arboricole: opération longue et, il faut le dire, un peu
fatigante… mais, je VEUX des fruits, malgré le chancre et la moniliose
s’attaquant méchamment à mes arbres fruitiers : j’espère arriver à
éradiquer ces deux sal…ies de maladies.
En mars, je
traiterais avec une décoction de prêle pour fortifier les feuilles, mais
demain, c’est le grand jour du blanc !!! (encore une journée ou je vais zapper le maquillage des yeux et oublier la manucure...)
Retrouvez la recette du lait de chaux, et le déroulement du chaulage, ICI, dans un message précédent.
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
09 février 2009
Capucine tubéreuse dans l’assiette
Déjà consommée en Amérique du sud, 5500 ans avant
JC, la capucine tubéreuse (tropaeolum tuberosum), excellent tubercule alimentaire (à mon goût…), donne
de très bons rendements (la jardinière est pleinement satisfaite, tout autant
que la cuisinière).
Les tubercules de
capucine tubéreuse se mangent comme les pommes de terre : cuites à l’eau
avec la peau, que l’on consomme chez la capucine, et servie avec beurre, crème
fraîche (ou sojaline), filet de sauce tamari ou soyou… ou ce que vous voudrez :
j’ai tout testé et n’ai pas de préférence gustative (coté ligne et santé
si…) !
Son goût piquant et poivré cru disparaît
complètement à la cuisson pour faire place à une saveur très douce, d’ailleurs,
en Bolivie et au Pérou la capucine tubéreuse est également consommée couverte
de mélasse en guise de dessert : ce que je tenterai prochainement, aimant
aussi le goût très aromatique de la mélasse.
Très simplement
aussi, à la poêle, coupée en tranches et servie avec un peu de beurre (demi-sel
pour moi, charentaise!). Le tubercule est blanc nacré ET violacé, ce qui est
insolite comme couleur dans nos assiettes françaises…
Crue, je la sert en
salade, mélangée avec d'autres crudités (chou, topinambour, betterave...), qu'elle relève de sa note piquante, le tout avec avec vinaigrette (vinaigre de cidre et huile de noix) avec quelques
cerneaux de noix, ou noisettes ou pour le contraste des couleurs avec des
graines de courge. En compagnie d’un peu de fêta (ou de bûche de chèvre), avec
des galettes de pain (maison, cela va de soi !), c’est un excellent dîner !
Les tubercules de la
capucine tubéreuse sont réputées anaphrodisiaques (les empereurs incas auraient régulièrement
fait consommer des capucines tubéreuses à leurs soldats, afin qu’ils pensent à
la guerre et non à leurs femmes…) : donc, à éviter pour le dîner de la
saint Valentin ! (Petit rappel : automne 2009, mon second livre,
recettes aphrodisiaques mettant en valeur les végétaux, sortira aux éditions de
Terran…).
Mis à part, cette
petite particularité qui peut vous faire
fuir la capucine tubéreuse (ou au
contraire la cuisiner régulièrement pour avoir la paix…), je ne peux que
conseiller cet excellent légume qui pousse, LOCALEMENT sans problème, en donnant une
abondance de tubercules à consommer crus ou cuits, et apporte un peu de variété au cœur de l’hiver, qui n’est PAS la saison des tomates, concombre et autre aubergine… ! (d'ailleurs, même si on n'a pas la chance d'avoir un jardin, il y a une foule de légumes, à consommer en hiver, sans se ruiner ni passer 3 heures pour préparer un repas...)
ICI, vous pourrez la voir en fleur, ainsi que lors d'une récolte,plusieurs kg: elle est un peu moins généreuse que la pomme de terre en rendement, mais pas loin tout de même ! D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ses tubercules sont vendus si chers par les grainetiers... Cette plante, quoique un peu moins résistante au froid que les topinambours, se reproduit allègrement comme eux: le moins petit tubercule resté en terre ( abrité des grands gels) donne ensuite 2 ou 3 repas pour 4 personnes.
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
06 février 2009
Pour un quotidien nature et bio
Bientôt
Le 14 février vous laisse indifférent(e)
? Pas grave, cet ouvrage vous
sera utile TOUS les jours de l'année, dans divers endroits de la maison: salle de bains, cuisine et
jardin.
Pas de jardin? Pas grave non plus, de très nombreuses
plantes poussent sur un balcon, peuvent être récoltées dans la nature, et bien
sur achetées au marché !!!
Vous
découvrez dans ce livre les nombreuses utilisations, simples et naturelles, de
plantes très courantes, pour un quotidien nature et bio.
Par
exemple, vous concocter une tisane coquine..., un bain douceur a l'aneth, une
eau dentaire à la menthe, des huiles adoucissantes (ou minceur...) pour le
corps avec une foule de recettes simples et économiques pour la beauté, mais
aussi côté bien-être, santé et cuisine (avec des recettes gourmandes...).
Le pratique n'est pas oublié, avec des conseils de jardinage naturel, vous ferez
pousser facilement ces plantes dans votre jardin ou sur votre balcon.
«
Mes bonnes plantes
et mes bonnes herbes » permet économiquement et écologiquement de
découvrir et d’utiliser les vertus des plantes au quotidien : le persil ne sert
pas qu’a décorer une assiette, il est aussi utile pour la beauté et excellent
pour la santé !
05 février 2009
Que la force du bio soit avec vous !
Un régal, et un sourire en ces sombres périodes..., j'ai adoré et fils ainé pareillement ! Et puis, c'est une façon ludique d'expliquer le pourquoi, nécessaire, de la culture biologique !!!
04 février 2009
Galette de pain farine de châtaigne et noix
Pour ces délices énergétiques, pures et UTILES gourmandises, car parfaites au démarrage d'une journée bien remplie, prévoyez:
100g de farine de
châtaigne, 50g de « farine » (poudre) de noix , 250g de farine
de blé, 100g de farine de seigle, 1 c. à café rase de sel, , 1 c. à soupe de sucre complet, 2 c. à soupe
de levain fermentescible (ou 1 sachet de levure boulangerie), 350 ml eau tiède.
Variante : 150g de farine de châtaigne OU 150g de farine de noix, 100g de flocons de son d’avoine, 250g farine de blé, 1 c. café rase de sel, , 1 c. à soupe de sucre complet, 2 c. à soupe de levain fermentescible (ou 1 sachet de levure boulangerie), un yaourt au lait de brebis, 200 ml eau tiède.
Tous ces ingrédients se trouvent, facilement, en boutiques bio.
Dans un petit
récipient mélanger la levure avec sucre, laissez gonfler avec 1 cuillère à
soupe d'eau tiède, pendant 10 minutes.
Si vous préparez la
pâte a la main : Mélangez tous les ingrédients, jusqu'à obtenir une pâte
souple mais non collante.
Formez une boule.
Laissez reposer la pâte pendant une heure.
Sur la table farinée,
roulez la pâte en forme de boudin : coupez en 8 morceaux.
Avec un rouleau à
pâtisserie, étalez très finement (croustillant) ou sur un petit centimètre
d’épaisseur (galettes moelleuses).
Cuire ces galettes environ
2min de chaque coté, dans une poêle très chaude, sans matière grasse. Quand les
galettes commencent à boursoufler, les retourner, puis attendre que le deuxième
côté forme aussi des boursouflures : les galettes sont alors cuites. Si
vous appréciez le pain plus croquant, il est possible laisser cuire un peu
plus,à feu très doux jusqu'à ce qu’elles soient un peu dorées et croustillantes.
Dégustez tiède ou
froid, avec confitures, pâtes à tartiner et autres chocolats, au petit déjeuner
et à tous moment de la journée.
Mes fils (20 et 24
ans), jeunes et minces, s’en régalent au goûter ou en guise d’encas
nocturne : moi, moins jeune et plus ronde… me contente de les apprécier au
petit déjeuner !!!
A noter : Les proportions sont prévues pour 4 personnes. Ce pain inratable se conserve deux à trois jours enveloppé dans un torchon, et peut être passé au grille-pain.
-- La pâte peut-être
pétrie en machine à pain : dans le fond de la map, versez l’eau et yaourt
s’il y a, ajoutez le sel, versez les farines, puis la levure en dernier lieu.
Lancez le programme pâte levée. Quand la pâte est prête (environ 1h30, suivant machines), sortez de la MAP et préparer les galettes puis les cuire.
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
09 décembre 2008
Dédicace livre Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes
Petit rappel pour les Charentais... et limitrophes (Surgères est à 25 min de Niort...)
Samedi 13 décembre 2008, à partir de 15h, Séance dédicace de mon livre :
"Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
La librairie des thés 8 rue Bersot 17700 Surgères tél: 09 60 00 35 13
Ce sera aussi l'occasion de papoter autour d'un tasse d'excellent thé: la libraire, amoureuse de cette mythique boisson (tout autant que des livres...) cumule un adorable salon de thé, salon de lecture et librairie, dans une rue piétonne en plein cœur de Surgères! Vous pourrez vous garer à proximité: place du château, à côté d'un parc ou vous pourrez faire une jolie promenade: église romane a visiter et plaisir des yeux avec superbes bâtiments ayant défié les siècles (abritant, l'un la mairie, l'autre la bibliothèque et le 3ème des services administratifs).
03 décembre 2008
Nettoyeur écologique pour légumes bio
Aînée de cinq enfants, j’ai appris à ne pas gâcher… à ne
« pas jeter l’argent par les fenêtres » comme on disait il y a
quelques années…
En cuisine, je perds le moins possible de cette précieuse
matière première, dont manquent tant d’humains...
J’ai la chance
d’avoir un jardin : je m’en occupe avec amour, et il donne les légumes (et
aussi un peu de fruits) pour mon foyer (4 personnes : les 2 fistons ne
sont pas prêts à s’envoler, vu la conjoncture actuelle…).
Hors de question de
gâcher ces précieux végétaux !!!
Cultivés naturellement, les légumes bio, ont rarement
besoin d'être pelés. Il suffit de les laver, en frottant un peu (ou de les
gratter légèrement, légumes racines, par ex.).
Après divers essais, l’éponge métallique n’étant vraiment
pas pratique, ni le tampon vert à récurer…
Je trouve que c'est la BROSSE A ONGLES qui nettoie le mieux les légumes.
Outre de m’éliminer la terre du jardin restée, au chaud sous mes
ongles (pas sexy…), les brosses à ongles, fort bon marché, sont chargées de
faire place nette sur la peau des légumes.
J’utilise des brosses à ongles pour nettoyer les légumes depuis
plus de 20 ans …, j’ai donc eu le temps de soigneusement tester cette,
précieuse, information avant de vous la transmettre : Avouez qu’on ne peut
plus économique et écologique, surtout qu’elles durent très, vraiment très très longtemps !!!
Aubergines, carottes, capucines
tubéreuses, céleri raves, concombres (d’ailleurs plus digestes avec la peau),
courges (Butternut, jaspée de Vendée, longue de Nice, Musquée de Provence,
potimarron… sont utilisés chez moi, avec leur peau), courgettes, navets,
rutabagas, panais, pâtissons, persils tubéreux…etc.
De plus, les
vitamines et minéraux sont concentrés DANS et juste SOUS la peau, alors, autant
en perdre le moins possible, surtout si vous achetez vos fruits et légumes.
A cause des pesticides, aux résidus toxiques, des légumes et fruits provenant de culture conventionnelle,(voir ici pour les raisins...)
on ne peut consommer la peau que des végétaux provenant de cultures bio, les autres doivent être très soigneusement épluchés !!!
Ci-dessus, petit aperçu du potager vers la mi-novembre 2008: je ne manquerai pas de choux de Bruxelles !
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"- Pierrette Nardo-Floradiane
23 novembre 2008
Confiture de cynorrhodons
Après avoir parlé de
ces baies, une recette !
Retirez les
extrémités des baies puis coupez les en deux pour en retirer poils et akènes
(ce sont les « graines »).
Rincez abondamment
Couvrir à peine
d’eau et cuire à feu doux jusqu’à ce que les fruits soient bien tendres.
Passer au moulin à
légumes, peser la purée obtenue et y ajouter un peu moins que son poids en
sucre (600g de sucre par kilo de pulpe), plus un jus de citron.
Cuire quelques minutes
à une demi-heure suivant le sucre employé (sucre classique, ou « à confitures
»).
Versez bouillant
dans des pots préalablement stérilisés.
Fermez aussitôt et
retournez vos pots.
Attendre le complet
refroidissement avant de les remettre à l’endroit et rangez à l’abri de la
chaleur et de la lumière.
ATTENTION : n’utilisez
que des ustensiles inoxydables en bon état, sinon, au contact du métal rouillé,
vos préparations noirciront instantanément. Cette réaction naturelle est due au
fait que les cynorrhodons sont très riches en vitamine C donc acides...
A noter : Vous pouvez mettre quelques bâtons de cannelle en début de cuisson...(en
fonction de la quantité : 2 à 4 par kilo) ou cardamome verte (8 à 10 cosses,
coupées d’un coup de ciseaux) et ensuite, les laisser dans les pots. Possible
aussi de mettre moitié miel et moitié sucre, en faisant très attention à la
cuisson, car le miel brûle vite.
Moi, j'aime bien... mais ce sont mes goûts !
Toutes les baies de rosiers (non traitées chimiquement) sont utilisables. En théorie, seuls les (petites, donc préparation longue...) baies du Rosa Canina (rose du chien..., l'églantine de nos campagnes) devraient être nommées cynorrodhons (avec 2 R).
Attention: C'est pas pour rien que ça s'appelle "gratte-cul" ou "poil à gratter", il ne faut surtout pas se frotter les yeux avec des doigts qui auraient touché de la pulpe fraîche ou des pépins...
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
09 novembre 2008
Cynorrhodons: les fruits des rosiers !
Jusqu’à la fin de l’hiver, il est théoriquement possible de récolter des baies de
rosiers sauvages, dans les campagnes Françaises, ou autres, car ces
rosiers sont indigènes dans plusieurs parties du monde. En théorie donc, car les oiseaux qui adorent ces baies, s'en nourrissent en hiver et en font la razzia. Une bonne époque pour la récolte, c'est après les premières gelées.
Les cynorrhodons de votre jardin sont également comestibles, si vous n’avez pas traité chimiquement vos rosiers...
Petite liste des plus courants:
- Rosa canina, l'églantine blanche ou rose de nos campagnes, est la variété la plus commune, on le trouve facilement, mais il en existe plusieurs autres :
- Rosa arvensis,
- Rosa pimpinellifolia (fruits violacés, très sucrés),
- Rosa rubiginosa ( le « rosier rouillé », ses feuilles sentent la pomme)
- Rosa gallica,
- Rosa sempervirens,
- Rosa moyesi (gros fruits en forme de gourde)
- Rosa villosa , ou rosier velu poussait, il y a quelques siècles, au portes de Paris.
Guillaume de Villeneuve, dans « Les crieries de Paris » atteste qu’il existait un important commerce de ces baies dans la France du Moyen-Age. Les cynorrhodons étaient séchés afin d’être consommés en hiver comme des pruneaux.
Outre calories,
protides, glucides, lipides, minéraux (calcium, fer, sodium, potassium...), les
vitamines: A (15000 ui:100g) vit B1 (0,02 mg/100g), B2(0,1 mg/100g), PP (0,6
mg/100g), les cynorrhodons contiennent une quantité importante de vitamine
C (250 à 4000 mg/ 100g avec une moyenne de 1350 mg /100g)
Et dans le texte, il est bien précisé que "La teneur en vitamine C des
cynorrhodons (avec 2 R) varie fortement suivant les espèces..." extrait
du "Guide nutritionnel des aliments"- François Couplan – Editions Delachaux et
Niestlé
Le cynorrhodon est le fruit champion toutes catégories en vitamine C. Un seul petit cynorrhodon peut contenir plus de vitamine C qu’un gros citron, et le fruit du rosier est également très riche en provitamine A.
Ces petits fruits sont aussi très bons. Il est possible de les manger
crus, quand ils sont murs et bien colorés, mais il faut faire attention
de ne pas manger aussi les graines et poils urticants au centre du
fruit. Les cynorrhodons, qu’ils soient sauvages ou de votre jardin
ramollissent après quelques gelées, et il est facile de les passer au
moulin à légumes pour ne garder que la pulpe.
On peut aussi
les couper en deux pour en retirer l’intérieur, ou bien les cuire, un
peu, dans de l’eau bouillante jusqu'à ce qu’ils soient assez mous pour
passer sans problème au moulin à légumes. Cette pulpe douce, acidulée
et sucrée, mais relativement sèche et sans jus, servira à réaliser des
confitures, sirops, vins, liqueurs, crèmes et pâtisseries, soupes
sucrées ou salées. On peut aussi, tout simplement s’en servir de sauce
pour les pâtes ou la pizza (maison…) du soir : dans les années 50
l’industrie agroalimentaire américaine se servait de pulpe de
cynorrhodon comme adjuvant dans le ketchup. Enfin, après avoir récupéré la pulpe, vous pouvez la congeler en petites barquettes: cette purée, très riche en vitamine C vous servira aussi bien pour réaliser des sauces à marier à des galettes de légumes, céréales ou gibiers qu'a confectionner un coulis pour vos riz au lait, céréales en dessert et autres gateaux.
Il y a deux possibilités d'orthographe, admises, cynorrhodons et cynorhodons: les deux sont aussi riches en vitamine C, qui, curieusement n'est pas, détruite par la cuisson!
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane


