RADIS – 1 : HISTOIRE

Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
Sans doute originaire
d’Orient, les circonstances de la domestication du radis ne sont pas connues.
D’après Hérodote, dans l’Antique Egypte, les bâtisseurs de la pyramide de
Chéops, (2800 ans avant J.-C.), se nourrissaient d'oignons, de poireaux et de
radis.
Les gastronomes
romains, semblent consommer le radis uniquement à la poivrade. Pline constate
que les Egyptiens « estiment
singulièrement » le raphanus, (radis de l’époque) dont ils font une
huile des graines, qui est d’ailleurs taxé, faiblement, par l’administration.
Toujours d’après Pline, le radis, également consommé cuit comme le navet,
occupait une place importante en Grèce au point qu’un livre entier lui était
consacré.
C'est du latin « radix » R.A.D.I.X ,
racine, que provient son nom. Les
Romains, qui en cultivaient de nombreuses variétés, l’implantent au gré de
leurs conquêtes. Charlemagne, fait
figurer ce légume sur la liste des plantes à cultiver sur ses domaines.
En 1665, un texte
différencie le gros raifort, le radis noir et le petit raifort, qui semble correspondre à notre radis, car au fil
des siècles, les raves, raiforts et radis sont quelques peu confondus....
En 1780, sur le catalogue
du Bon Jardinier, figure une liste de 13 variétés ou raves et radis sont
encore mal discernés. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle, toujours dans le Bon
Jardinier, qu’apparaissent des radis tels que nous les connaissons. Il semble
aussi que ce soit à cette époque que l’on commence à les croquer accompagnés de
beurre.
En 1838 apparaît le
« radis rose demi long », obtention très appréciée de la maison Fabre
à Metz : si bon qu’il pousse encore dans nos jardins.
Les radis, qu’ils soient roses, blancs, violet ou noirs, au riche passé historique font partie des légumes à inviter sur vos modernes tables tout au long de l’année!
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