23 juin 2008
Huile rouge au millepertuis
Alerte:
c'est demain le 24 juin, date rituelle pour récolter le millepertuis, à midi,
heure solaire (donc 14h: heure d’été) ! J’ai fait aujourd'hui une belle récolte de sommités
fleuries de cette lumineuse plante: macérât et teinture... macèrent, car hélas, il y a
menace de pluie demain: on peut se demander si c'est vraiment l'été ???
Si ce n’est pas le cas, j’irais récolter de feuilles de
noyer, à faire également maintenant, comme pas mal d’autres plantes aux vertus
médicinales : à la Saint Jean, beaucoup sont au summum de leurs capacités.
Pour l’huile, je
rempli un pot, en tassant très légèrement puis recouvre le tout d’huile d’olive
bio. Ensuite, je laisse mes pots au soleil (et à la lune, puisque je ne les
rentre pas) pendant un mois. Passé ce temps, je filtre… et remets des fleurs
fraîches pour un mois encore : j’ai ainsi une huile d’un beau rouge
sombre, à puissante action anti-inflammatoire, utilisée avec profit par une
partie de ma famille (et moi-même…) pour soulager les articulations
douloureuses l’hiver venu.
Attention, seul l’Hypericum
perforatum, « l’herbe aux mille trous » possède cette propriété de
rendre rouge l’huile ou l’alcool (teinture) en lui transmettant ses riches
vertus antiseptiques et anti-inflammatoires, pour ne citer que celles là, car
le millepertuis aide aussi à la cicatrisation des brûlures superficielles et
petites plaies et sert pour lutter contre la dépression (avec l'aide d'un thérapeute…).
Détails pratiques
pour le reconnaître (outre vos recherches dans une flore...): le pourtour des
petites fleurs est parsemé de petits points paressant noirs : ce sont les
poches contenant l’huile essentielle. Si vous froissez une fleur entre vos doigts (et à fortiori après une récolte...),
il reste des traces brun-rouge sur la peau. Les petites feuilles vertes paraissent perforées de trous (à observer face à la lumière).
Cette plante
puissante est toutefois à utiliser avec précaution car pouvant être
photosensibilisante : il ne faut absolument pas utiliser de l’huile rouge
AVANT une exposition solaire (après, oui, et elle peut être très efficace pour
soulager les coups de soleil, qui sont des brûlures, ne l’oubliez pas…).
Vidéo: Pierrette Nardo-Floradiane, sur M6 dans 100% Mag
16 juillet 2007
Reine des prés (Filipendula ulmaria)
Amie de notre
minceur, cette plante vivace, que l'on peut utiliser entièrement, des fleurs
aux racines, soulage bien de nos misères, que l'on soit jeune ou pas !
Le temps exécrable de
juin à empêché beaucoup de récoltes : impossible de cueillir des plantes
destinées au séchage par temps humide… et il pleuvait presque tous les
jours ! Heureusement, certaines, qui en temps normal sont grillées par le
soleil dés le début juillet, apprécient ce surcroît d’eau : la spirée (Spirea ulmaria est son ancien
nom) ou reine des prés en fait partie. Elle est encore pleine de sommités
fleuries juste épanouies, et de boutons : c’est ainsi qu’il faut la
récolter pour usages médicinaux (pour la cuisine, les fleurs servent aussi,
mais cela fera l’objet d’un autre message).
Dès la Renaissance sont découvertes, et appréciées, les vertus médicinales de cette majestueuse plante, utilisée au 3ème millénaire comme elle l'est depuis des siècles
A partir de
l'oxydation de l'aldéhyde salicylique, un composant majeur de la Reine des prés,
Cette belle plante est très agréablement
parfumée au moment de la floraison. Elle entre dans la composition de nombreuses
préparations aux propriétés diurétiques, antirhumatismales et dépuratives,
vendues en pharmacies et boutiques diététiques. Vous pouvez la trouver aussi seule, sous forme sèche en pharmacies, herboristeries, ainsi qu'en gélule de poudre de plante broyée.
VERTUS: Les sommités fleuries, contenant de l'acide salicylique, reconnu pour ses propriétés
anti-inflammatoires, soulagent les rhumatismes, articulations douloureuses,
état grippaux... L'absence d'effets secondaires digestifs, la fait parfois
préférer à l’aspirine (maintenant fabriquée chimiquement).
Diurétique, elle aide à l'élimination de
l'acide urique, à l’origine de certaines douleurs. En tisane, compresses et
cataplasmes, elle combat la cellulite, et entre d'ailleurs dans boissons, gélules et soins minceur.
Infusion : une cuillère à café pour une tasse d'eau chaude à
laisser infuser 10 minutes, à renouveler 3 à 5 fois par jour. Un peu plus
corsée (une c. à soupe par tasse), l’infusion servira pour réaliser des compresses
à appliquer sur les parties douloureuses (laisser agir 20 à 30 min).
A noter : les principes actifs
de la reine des prés sont très volatiles. Utilisez une eau juste frémissante, et surtout ne pas faire bouillir l’infusion, qui perdrait ses
vertus.
Bonnes récoltes !!!
14 février 2007
HYSOPE médicinale et aromatique, elle est belle et bonne
Plante biblique, dont les propriétés sont connues depuis plusieurs milliers d'années...
J'aime la belle hysope: c'est à la fois une plante d'ornement, somptueuse lorsqu'elle est en fleurs, une plante utile au jardin, une aromatique en cuisine et une plante médicinale! En cette période de commande de plantes et/ou graines et de projets de plantations, réservez lui une place dans votre jardin ou sur votre balcon.
La variété aux fleurs bleu intense est la plus connue, mais l'hysope existe aussi avec des fleurs blanches ou roses, toutes aussi charmantes. Elle sera à l’aise dans les rocailles, les massifs de fleurs, en bordures et bien sur dans le coin des aromatiques. Ces généreuse plante supporte aussi très bien la culture en pots.
Hysope rose: détail des fleurs (photo Pierrette Nardo)
Semis
et plantation : Semez au printemps en
terrine. Repiquez en godets. Les plants seront mis en place définitive
lorsqu’ils atteindront une vingtaine de cm. Cette plante se reproduit également
par divisions de touffes (fin d'automne ou début de printemps) et par boutures
de pousses, prélevées en début d’été. L’hysope se marcotte, d’ailleurs, elle
fait très bien cela toute seule, de même que quelques semis spontanés (mais
n’est pas envahissante).
Exposition/Sol :
Le plein soleil favorise une croissance
compacte et un arôme prononcé, mais l'hysope peut supporter un peu d'ombre une
partie de la journée. Cette plante résistante affectionne les sols légers,
riches ou pauvres et bien drainés.
Problèmes : Il faudra la renouveler tous les
quatre ou cinq ans. Au fil des ans, elle se dégarnit de la base en se
lignifiant.
Taille :
Taillez au printemps, aussitôt la floraison
terminée, ou, si vous la récoltez, en pleine floraison. Avec ce traitement,
elle sera de nouveau en fleurs en septembre. La taille est importante pour
conserver une belle plante touffue, sinon, elle s’étale et ne fleurit pas plus.
Arrosage
et engrais : Elle apprécie quelques arrosages, sans plus, lors de périodes de
sécheresse. Résistante, elle vous pardonne de l’avoir installée dans un lieu
loin de votre circuit d’arrosage, d’ailleurs elle préfère cela qu’être inondée.
Une petite poignée de compost bien mur au printemps lui suffit pour son année.
Dans le temps… Lors d'hiver rigoureux, il est prudent de protéger cette vivace, néanmoins rustique jusqu'à -10°.
Bleu intense, elle est superbe !
A noter : Cette plante très
mellifère, qui attire de nombreux butineurs au moment de sa superbe floraison, sera bien à proximité de légumes ou arbres fruitiers ayant besoin d'insectes pollinisateurs.
-- L’hysope fait
fuir fourmi et pucerons de son environnement. Elle attire les piérides qui,
venant la butiner, oublient un peu vos choux !
Voila pour sa plantation, dans des prochains messages: ses utilisations en cuisine (avec recettes), ainsi que soins beauté et usages médicinaux.



