18 mai 2009
Fleurs comestibles au jardin - 2
Petit tour des
plus courantes
Pour commencer : les
fleurs des plantes condimentaires sont comestibles, avec parfois, un goût
légèrement différent des feuilles, souvent plus aromatique :
Ail, Agastaches (nombreux parfums avec couleurs de fleurs et feuillages
différents), Aneth, Anis, Basilics (idem agastaches avec un large choix de parfums), Carvi, Cerfeuils, Ciboulette, Ciboule chinoise, Fenouil vert ou
bronze, Hysope, Marjolaine, Menthes (différents parfums), Origan, Romarin, Roquette, Sauges, Thyms…
De nombreuses condimentaires offrent des variantes
extraordinaires au sein d’une même famille dont les membres sont fort
différents en couleur et arôme… pour votre plus grand plaisir !
Avec les sommités
fleuries, ou fleurs de ces condimentaires, vous réaliserez des apéritifs
insolites, des beurres, huiles, vinaigres, sucres ou sels très parfumés, des
condiments et vous en servirez dans des pâtes (tartes, cakes, petits gâteaux
salés ou sucrés…) La plupart des fleurs et sommités fleuries des aromatiques
peuvent être séchées, pour en profiter tout l'hiver.
Soyons réaliste, il
est déjà difficile pour des personnes vivant en ville de se procurer quelques
pensées pour fleurir une salade, alors, des orchidées venant d’Australie ou
d’Amérique du Sud....
D'autre part, en vivant en France, il
n'est pas non plus évident de faire des agapes de fleurs exotiques. Celles du
fleuriste sont impropres à la consommation, et les gels hivernaux ne permettent
pas, pour beaucoup d’entre nous, leur culture sous nos cieux.
J’ai donc
volontairement limité cette liste aux plantes fleuries les plus courantes,
relativement faciles à trouver, que vous pouvez faire pousser dans votre
jardin, ou sur votre balcon sans trop de difficultés.
Quelques unes,
utilisées en cuisine, sont considérées comme « a fuir» telles les
jonquilles (qui sont des narcisses) ou classées « douteuses »
par les botanistes, telles les pétunias (solanacées), tulipes ou jacinthes:
mais tous les botanistes ne sont pas d’accord… Il est donc raisonnable de n’utiliser
qu’occasionnellement, en petites quantités, ces fleurs sujettes à polémiques, voir
de les éviter si vous êtes hypersensible côté estomac... en gardant à l’esprit
que le safran, à fortes doses, peut être
aussi très toxique (mais généralement, c’est le porte monnaie qui s’évanouit avant
de pouvoir acheter une dose létale…).
S’il est impossible
de cultiver un magnolia sur un balcon, vous pouvez cependant, dans pots et
jardinières cultiver un large choix de fleurs pour la cuisine. Si vous achetez des godets de myosotis, pensées, pâquerettes… en
jardineries, attendez trois semaines avant de commencer à croquer les
fleurs : ce temps est nécessaire pour que les plants éliminent les
pesticides dont ils sont généralement abreuvés…
BULBES, RHIZOMES et
TUBERCULES:
Dahlia :
tubercules, fleurs
Dame d’onze heures
(Ornithogalum umbellatum) : fleurs
Glaïeuls (gladiolus) :
fleurs
Jacinthe (Hyacinthus) toutes leurs fleurs sont agréablement
parfumées. J’ai cependant une préférence pour « Woodstock »
d’insolite couleur bordeaux au parfum puissant, rendant bien en confiture:
fleurs uniquement
Iris (Iris
florentina, Iris Germanica, Iris Pallida),
ils servent, entre autres, pour la confiserie et liquoristerie industrielle. Fleurs, et rhizome: c'est d'ailleurs ce dernier, bien sec (un à deux ans de séchage) qui sert en cuisine.
Lys (Lilium candidum Lilium lancifolium)
leurs bulbes sont très consommés en Asie, rarement en France, peut-être à cause
de leur prix : fleurs ou boutons, pollen
Muscari (muscari neglectum), le muscari
comosum est cultivé depuis plus de 400 ans dans nos jardins, le muscari moschatum est agréablement
parfumé : boutons floraux, fleurs, bulbes
Safran (Crocus sativus) à fleurs roses ou
blanches: uniquement les étamines
Tulbaghia
(Tulbaghia violacea) et Tulbaghia
violacea variegata, aux feuilles panachées de blanc. D’autres variétés
existent et la plupart sont comestibles : fleurs, bulbes
Tulipe (Tulipa), préférez des parfumées à fleurs simples telles « Apricot Beauty », « Orange Lady », « Juliette » aux fleurs géantes : fleurs uniquement.
A SUIVRE: les fleurs ANNUELLES
Livre de Pierrette Nardo alias Floradiane:
08 mai 2009
Fleurs comestibles: du jardin à l'assiette !
Quel plaisir, lorsque
l’heure de préparer la salade ou la soupe a sonné, de faire le tour de TOUT le
jardin, pas seulement de ce qui est nommé « potager » et de récolter
de quoi préparer le repas : bégonias, dahlias et autre hémérocalles.
Oh, je vous imagine,
faisant la grimace… Avez-vous déjà vraiment goûté ces fleurs, plusieurs
fois? : un met nouveau demande parfois un délai d’adaptation, avant d’être
pleinement apprécié du palais.
D’autres vont penser « Oh, non, je ne pourrais
pas couper mes jolies fleurs pour les manger». Ah oui, et les fleurs des bouquets, qui
agonisent dans une eau croupissante, elles n’ont pas été cueillies ? Il ne faut pas oublier que plus on coupe de
fleurs, plus la plante en produit !
Dans votre jardin, il
y en a certainement, déjà, d’utilisables pour votre ragoût quotidien, et
d’autres, comestibles, mais de peu d’intérêt… Il en va des goûts comme des
couleurs : comestible n’étant pas signe de régal gastronomique (et toxique
ne signifie pas non plus, systématiquement, mortel).
C'est vrai: de nombreuses fleurs,
mangeables, sont belles avec en commun la même saveur douce… et c’est
tout !
Prenons les Hostas, oui, ces plantes aux superbes feuillages pour
coins ombragés : leurs fleurs, sont des charmantes clochettes blanches ou
mauve voir rosées. Elles présentent l’inestimable service d’orner de façon
surprenante (pour les non-initiés) des toasts, superbes à servir à l’apéritif.
Beaucoup d’effet, surtout si vous invitez votre chef de service : une pimbêche
qui "cuisine" en ouvrant un sachet a passer au micro-ondes, et qui récolte sa
salade, déjà lavée, dans une poche… Esthétiques, rares et précieux
« amuse-bouche », qui gustativement sont… bof !
Voila, le décor est
planté, si vous êtes du style cuisine « solide-tenant-au-corps »,
c’est loupé avec celles là. Les fleurs
d’Hosta, c’est un peu comme les superbes grandes assiettes de resto chic et
cher « remplies » de 3 haricots verts « en fagot » ornés
d’un filet de bizarre sauce en zig zag (au caramel industriel et vinaigre de
Xeres made in Berlin) et d'un chou de mousse non identifiée nommé "espuma", le tout vendu le prix de
Dans la liste des
centaines (et oui, elles sont nombreuses…) de fleurs comestibles existant de
par le monde, il y a les « décoratives, éventuellement mangeables ». Ces dernières,
surtout utilisées comme ornements, permettant de réaliser un buffet raffiné avec
mets différents du quotidien, pour un évènement particulier tels baptêmes
ou mariages printaniers, parfois aussi, juste pour épater les convives…
Il y a aussi celles
que l’on aime vraiment, que l’on aimerait croquer plus souvent, mais tellement
difficiles a obtenir dans sa région que l’on se contente d’en grignoter une,
occasionnellement, de même qu’on se partage à 5 personnes 20g de vrai caviar
(gardénia, si bon…), il y a les belles un peu capricieuses que l'on adore, avec respect telle les roses, et ENFIN, il y les braves filles, un rien canailles, qui
envahissent une multitude de préparations, crues ou cuites : de plus, ces
gourmandises florales, sont aussi faciles à
cuisiner qu’a faire pousser comme
les hémérocalles, les mauves ou les capucines,
qui débordent allègrement de partout dans le jardin, par exemple.
Dans un prochain message: liste de fleurs à semer, ou planter, en mai/juin, pour des fleurs toute l'année dans vos assiettes!
26 février 2008
Fleurs comestibles, attention, pas toutes !
Il est très
important, pour consommation, soins corporels ou de santé, de n'utiliser que
des plantes non traitées chimiquement, l'idéal étant des fleurs cultivées en
bio (par vous ou un maraîcher).
Ne consommez surtout
pas des fleurs achetées chez le fleuriste : elles sont porteuses de pesticides, car elles
sont inondées, au cours de leur culture, de multiples traitements chimiques, et par conséquent impropres pour l'alimentation humaine.
De plus, ces fleurs destinées à la décoration baignent ensuite dans de l’eau additionnée de conservateurs chimiques.
Donc, NE MANGEZ PAS les
fleurs achetées chez un fleuriste, ou en rayons fleurs des grandes surfaces :
elles ne sont pas prévues pour cela, ni pour des soins beauté/santé.
Malheureusement, un
nom de la fleuristerie, très connu pour
les envois de fleurs à distance (Interflora) présente sur son site des recettes
de gastronomie florale, sans cette très importante mise en garde. Cela suppose
que les recettes présentées peuvent être élaborées avec les fleurs vendues sur
ce site ou chez les fleuristes de cette marque… ce qui est une aberration,
pouvant être très lourde de conséquences pour votre santé !
Vous pouvez trouver
des fleurs comestibles sèches et fraîches en boutiques asiatiques ou
orientales, rayons épicerie fine (fleurs sèches), avec les salades (fleurs fraîches)
dans quelques grands magasins, ainsi que dans les commerces spécialisés
fruits/légumes (qui pourront, au besoin, vous les commander).
Bien souvent, les
producteurs bio de légumes et fruits cultivent aussi quelques fleurs pour les
assiettes : lorsque vous faites votre marché, posez leur la question.
Et, il est toujours possible d’en récolter certaines dans la campagne, LOIN des routes et des champs cultivés (et traités chimiquement).
Pour d'autres renseignements sur la cuisine des fleurs, visitez aussi mon site Cuisiflor consacré à ce sujet.
Vidéo
de Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
10 février 2008
VIOLETTES au jardin... ou sur votre balcon
Elles vont bientôt
commencer à fleurir et embaumer nos jardins. Les violettes en godets peuvent
être plantées maintenant. Cependant, il vous faudra attendre 2 ou 3 ans pour
obtenir un tapis parfumé, plantes de tendance rampante, s'étalant allègrement.
Elles dépassent rarement les 20 cm et poussent bien en toutes expositions, mais la
floraison est plus faible si l’ombre est trop forte.
SOL : Plutôt tolérantes, les violette ont une
préférence pour des terres humides, mais bien drainées et riches de matières organiques.
Un peu d’engrais (1 ou 2 fois) en cours d’été sera bienvenu. Elles peuvent pousser en pots et jardinières: prévoir des contenants plutôt larges que profond, afin que ces charmantes fleurs puissent prendre leurs aises.
MULTIPLICATION : Les semis ont lieu en cours d’été,
pour mettre les jeunes plantes en place à
l’automne, en les espaçant d'au moins 20 cm.
Les violettes se multiplient très facilement par division de touffes, et leurs
stolons vagabonds se chargent de la propagation de l’espèce. On trouve
facilement la viola odorata en jardineries. Mais toutes les violettes ne sont
pas parfumées, ni violettes ! Il existe une multitude de couleurs et de formes,
allant du blanc au bleu en passant par le jaune.
Quelques unes :
- Blanche : Albiflora,
- Blanche pontuée de
points bleu/violet : Sororia Freckles,
- Rose clair odorante :
Rupestris teesdale,
- Violette : Viola
odorata
- À feuillage panaché
de blanc et fleur pourpre foncé : Mandschurica fudji dawn,
- Jaune abricot :
Sulphurea
Et bien d'autres à
chercher lors de fêtes des plantes !
La violette dite de
Parme de Toulouse, viola suavis, est
double, de couleur plutôt bleu voir mauve doux que violet,
et bien parfumée. Elle est devenue l’emblème de la ville de Toulouse,
principale région de production en France.
La violette, odorante
ou pas, est une vivace résistant à –15° au moins.
ENTRETIEN : Supprimer les stolons en surnombre,
lorsque vous estimez avoir assez de violettes dans votre jardin (pensez aux
échanges de plantes) et surveillez limaces et escargots, surtout au printemps.
Ces gluants gourmands peuvent compromettre toute la floraison... voir détruire
le pied : offrez leurs un « bar à bière », ce qui ne vous
empêche pas, le matin, lorsque les bestioles sont de sortie d’en faire la
récolte, à donner aux poules du voisin, qui s’en régaleront vite!
Petit truc : Pour prolonger la tenue des charmants bouquets : ébouillantez les tiges justes coupées de vos violettes.
Vidéo
de Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
13 mai 2007
ACACIA recettes et gourmandises en vue!
Fleurs d'acacia, sauté de dinde en sauce et riz sauvage
Oui, ses fleurs sont bonnes de multiples façons, pas qu'en beignets. De mémoire de gosse, les
beignets aux fleurs d'acacia sont un dessert classique et apprécié de la saison. Gourmandises plébiscitées des enfants comme des adultes (facile à faire: une pâte à frire légère et hop, le tour est joué), ce n'est pas ainsi que je les préfère, trouvant que les goûts du beignet et de
la friture dominent trop celui des fleurs.
Robinia
pseudo-acacia, l'acacia blanc est facile à trouver partout, ou presque, en dans nos campagnes Françaises, car il s’y
est parfaitement naturalisé. C'est un pur bonheur pour le nez, que de se promener à proximité : j'adore !
Les fleurs, juste fleuries, encore très blanches, sont les plus parfumées: ce sont elles à récolter de préférence : ensuite, elles perdent un peu de leur arôme.
Il existe aussi des variétés horticoles roses, moins courantes, mais tout aussi comestibles que le blanc, la couleur en plus !
Très délicatement parfumées, je les ajoute crues dans des
salades composées et elles accompagnent mes desserts tel le fromage blanc (sucré au miel d'acacia) ou macédoines de
fruits. Cuites à la vapeur, leur goût de fleur de pois (normal, l'acacia fait partie de la famille des Fabacées: c'est un cousin, de nos fèves et petits pois) permet de les servir
comme légume, avec viandes ou poisson, accompagnées d'une petite sauce... Infusées dans du lait, elles me servent à réaliser des desserts (riz au lait, crème glacée...). Je les les fait aussi macérer dans du vin blanc, ce qui donne un apéritif délicat, que bien sur je consomme avec modération !
Attention : Seules ses fleurs sont comestibles, tout
le reste (écorces, graines et feuilles) est toxique.
Confit d'acacia: recette sur mon site Cuisiflor
Livre de Pierrette Nardo alias Floradiane:
05 avril 2007
VIN DE PISSENLIT OU AUTRES FLEURS
Vin de fleurs, c’est
l’heure !
Oui, c’est la bonne
saison pour récolter les fleurs de pissenlit, pour faire du vin, ainsi que les
fleurs de « coucous » (primevères officinales). Il est aussi, encore
possible, de se concocter de bonnes salades avec les feuilles et les fleurs de
ces deux plantes.
Pour le vin, boisson
naturelle fermentée, c’est un petit plaisir dont on profite tout l’année, et
même au-delà. La boisson se conserve deux bonnes années, le vin a alors
une jolie couleur, comme un vin de muscat ambré : il ne faut seulement pas
remuer le dépôt du fond qui troublerait la boisson.
Le vin de pissenlit (ou vin de primevères, ou marguerites, ou pâquerettes…) n’est pas une boisson pour les enfants, et il ne faut pas en abuser, car c’est, naturellement alcoolisé, et tourne vite la tête !
RECETTE BASIQUE DE
VIN AVEC DES FLEURS
4 litres de fleurs,
3 c. à
soupe de raisins secs
Prévoir une mesure
d’un litre : bouteille d’eau minérale sans le haut, gobelet doseur de la
cuisine ou ce que vous trouverez avec ouverture d’une dizaine de cm et de la
contenance d’un litre.
Récoltez les fleurs de
pissenlits (ou primevères, ou pâquerettes ou marguerites… mais pas digitales !), loin de toute source de
pollution. Au retour, versez votre récolte dans un grand récipient (l’idéal est
en grès), et recouvrir le tout de 4 litres d’eau bouillante, puis laissez macérer
3 jours en « touillant » matin et soir. Filtrez soigneusement en pressant les
fleurs pour en recueillir le maximum de liquide. Mettez à chauffer, ajoutez les
jus et zestes de l’orange et du citron, les raisins secs: laissez bouillir un
petit quart d’heure, puis baissez la source de chaleur et mettez à fondre
doucement le sucre. Reversez dans votre récipient de macération et laissez
refroidir ; quand c’est à peine tiède, ajoutez la levure de bière préalablement
mélangée avec un peu de la décoction. Couvrir votre récipient et laissez
macérer une quinzaine de jours à température ambiante : la fermentation démarre
et la boisson pétille légèrement.
Attendre la fin de la fermentation (à
l’oreille, on n’entend plus de bulles chuinter…) avant de filtrer puis mettre
en bouteilles.
Peut-être consommé de
suite mais nettement meilleur après quelques semaines… ou mois ! A consommer
frais en guise d'apéritif ou boisson festive.
A votre santé !!!
A noter: Pour le vin de fleurs (pissenlits, marguerites et autres), il s’agit d’une recette de base pouvant être personnalisée avec ajout de gingembre, galanga (très utilisé au Moyen-Âge), clous de girofle, vanille… et en utilisant des herbes aromatiques telles tanaisie, agastache, marjolaine… Il est possible aussi de remplacer les 2 c. à soupe de raisin par le même volume d’abricots secs (4 à 6) ou de figues (3 ou 4).
Floradiane cuisine plantes sauvages sur M6 dans 100% mag
Livre de Pierrette Nardo alias Floradiane:
05 mars 2007
HYSOPE côté beauté, usage médicinaux
Chapitre
trois, et fin du « feuilleton » sur cette belle plante aromatique.
Côté usages médicinaux, elle est: Antiseptique
respiratoire, antispasmodique, béchique, carminative, dépurative, diurétique, draineur
des catarrhes, emménagogue, émolliente, expectorante, fluidifiante bronchique,
stomachique…
La tisane d'hysope (agréable à boire), faite à partir des tiges, feuilles et fleurs, fraîches ou
sèches, soulage les rhumes et toux grasses, en fluidifiant les mucosités.
L'hysope, utilisée dans le traitement des infections pulmonaires et des
bronchites est réputée redonner du tonus.
En usage externe, des cataplasmes de feuilles fraîches broyées permettent de
soigner petites plaies et contusions.
A noter : L'huile essentielle d'hysope neurotoxique et abortive ne peut être utilisée que sous contrôle médical.
Ces renseignements sont donnés à titre indicatif: pour plus de précisions, consultez votre thérapeute/médecin habituel.
Côté SOINS
CORPORELS/BIEN ÊTRE : Toute la plante est fortement aromatique, son huile est
utilisée dans la fabrication industrielle de parfums et cosmétiques
(shampooings, crèmes, lotions…).
Préparations maison : La tisane froide d'hysope est un
tonique facial, agréable et stimulant.
Lotion adoucissante (toutes peaux) Jetez 20g. de sommités fleuries dans 200 ml d’eau de source (ou distillée) bouillante. Faire reprendre ébullition, couvrez, stoppez la source de chaleur et laissez infuser une vingtaine de min. Filtrer et utilisez matin et soir cette lotion adoucissante et parfumée. Elle se conserve 4/5 jours au frais. N'hésitez pas à utiliser cette lotion pour préparer un masque avec de l'argile (verte pour peaux normales à grasses ou blanche pour les peaux sèches), et une c. à café d'huile (olive, amande douce, argan, jojoba... en fonction de votre type de peau).
Livre de Pierrette Nardo alias Floradiane:






