29 avril 2007

ALLIAIRE OFFICINALE le goût de l'ail... sans les inconvénients !

L'alliaire,(Alliaria petiolata) alliairetrès commune dans la campagne, se trouve le plus souvent dans les lieux ombragés : lisières des bois, le long des haies. 
Elle est "cousine" du chou (famille des Brassicacées), reconnaissable aux fleurs à 4 pétales en croix, (d'ou venait  l'ancien nom de crucifère).

Quand on froisse ses feuilles, cette plante dégage un délicat arôme d'ail qui est lui de la famille des Alliacées. On peut manger de l'alliaire sans aucun inconvénient pour l'haleine...   
Quand vous la cueillez, récoltez les feuilles du sommet,  car elles deviennent très vite filandreuses, surtout après   la floraison. Elle s’utilise surtout crue : cuite, elle devient un peu  amère et perd en partie son délicat arôme d'ail. Les jeunes feuilles et fleurs seront ajoutées à vos crudités, salades composées (poissons, riz, haricots...), dans des sauces crues (mayonnaise, crème fraîche, sauce au fromage blanc...), ainsi que dans vos sandwiches. Vous en aromatiserez aussi du beurre (pour les tartines) et du vinaigre dans lequel  vous laisserez macérer une grosse poignée d'alliaire une dizaine de jours avant de filtrer. 

 L'alliaire officinale fleurit de Mars à Juin: feuilles, fleurs, jeunes gousses et graines sont utilisés en cuisine et en phytothérapie.

Très (trop...) facile à cultiver dans un jardin, (un coin un peu humide, de préférence à l'ombre, est apprécié), elle peut rapidement devenir envahissante si vous la laissez faire ses graines : il sera plus prudent de couper rapidement les fleurs juste fanées pour éviter une propagation trop importante.

L'alliaire, plante médicinale, est riche en vitamine C. Diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante, elle était utilisée pour fortifier les gencives, ainsi que pour soigner les eczemas et petites plaies.

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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo alias Floradiane

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25 avril 2007

ARROCHE un légume "oublié", délicieux et facile !

ARROCHE Atriplex hortensis, variété cultivée surnommée Belle dame : à semer.

arroche_jeuneARROCHE ROUGE Atriplex hortensis var. rubra : à semer

Les semis se font en place, de mars à août, à exposition ensoleillée, en lignes distantes de 50 cm. Eclaircir ensuite à 25/30 cm de distance sur le rang. (Vous  utiliserez en salades les jeunes plants en surnombre.)

Ensuite, elles se ressèment assez facilement d'une année sur l'autre, et il n'y a plus qu'a récolter!

Ci-dessous, des arroches étalées... dans mon jardin !

arroche_etalee_alguesARROCHE ETALEE Atriplex patula , elle aime les sols riches, les décombres, les bords de fossés, les endroits incultes, mais s’invite allègrement dans les jardins. Plante très courante, sauf en montagne. Celle-ci ce récolte dans la nature, ou lors d’un désherbage du jardin : beaucoup de plantes qualifiées de « mauvaises herbes » sont comestibles ou ont une utilité santé et/ou beauté !!!

 Très répandues et consommées au Moyen-âge, les arroches sont  riches en vitamine C, en sels minéraux et contiennent un peu d’acide oxalique, comme leurs cousin l'épinard.

Vertes, blondes ou rouges, sauvages ou cultivées, les
arroches sont des légume savoureux, et pas du tout nouveau : c'est l'un des plus anciens légumes européens !

Jeune pied de rouge

arroche_rouge_jeuneLa rouge, est aussi très esthétique dans les massifs… et bouquets de fleurs. Il est dommage que la cuisson lui fasse perdre sa jolie couleur : les gratins de légumes auraient été encore embellit par sa pourpre compagnie.

Les arroches montent vite en hauteur… et en graines, il faut donc en semer un peu chaque mois de la belle saison afin d'échelonner la production, d'autant que leurs jeunes feuilles sont bonnes crues en salades composées.

Côté casseroles, outre crues, elles se consomment cuites comme les épinards, et vous pouvez donc appliquez aux arroches les recettes des ces derniers.


Livre de Pierrette Nardo alias Floradiane

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07 avril 2007

SEMIS DE PLANTES AROMATIQUES ET MEDICINALES


tagete_lucida_aperitif                       

  Un pot en cours de macération et quelques brins de tagètes Lucida.

TRAVAUX DU JOUR AU JARDIN :

Quelle belle journée aujourd’hui : presque une journée d’été !

J’en ai profité pour faire quelques semis d’aromatiques, sous abri tout de même, les plantes ne seront mises en pleine terre que mi-mai : on ne sait jamais ! J’ai semé : Marjolaine annuelle, aneth Dukat, Guimauve officinale, 7 variétés de basilics (plus celui que mon père sème : le grand vert) et des tagètes Lucida. J’adore ces tagètes, au parfum rappelant l’estragon… mais en différent tout de même. Leurs fleurs et feuilles sèches embaument puissamment 6 mois après séchage, et sont encore très parfumé au bout d’un an ! Au Mexique on en fait du thé pour prévenir les troubles de l'estomac ainsi que comme calmant. Les indiens Huichol (Mexique) le fumait en mélange avec du tabac sauvage, et à très hautes doses, comme hallucinogène (léger sans doute, parce que personne, à la maison, n’a remarqué le moindre effet…). Ces tagètes à l’extraordinaire arome anisé égaient le potager, avant de finir en cuisine. Je m’en sers (feuilles et fleurs) dans les salades, pour réaliser sirop et desserts et j’en fait macérer dans du vin, bu ensuite en guise d’apéritif.

Les basilics (Sacré, Purple ruffle, Thaïlandais, Mammoth, Citron, Cannelle et grand vert) servent en frais dans salades et tisanes. Séchés, ils parfument les sablés et crumbles hivernaux… ou pour de délicieuses boissons digestives.

J’aime ces plantes (basilics et autres, toutes les nombreuses autres…) avec une riche histoire et des usages multiples qui les font passer de la cuisine aux cosmétiques après un détour par des soins médicinaux.

Gamine, je me suis intéressée aux plantes médicinales, sans doute que dans une autre vie, j’ai été une « bona fama »… une femme vivant dans les plantes, à l'écart du village, et soignant avec les  végétaux dont elles connaissait les pouvoirs: en tout cas, l’idée m’en plait beaucoup !

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05 avril 2007

VIN DE PISSENLIT OU AUTRES FLEURS

Vin de fleurs, c’est l’heure !

Oui, c’est la bonne saison pour récolter les fleurs de pissenlit, pour faire du vin, ainsi que les fleurs de « coucous » (primevères officinales). Il est aussi, encore possible, de se concocter de bonnes salades avec les feuilles et les fleurs de ces deux plantes.

Pour le vin, boisson naturelle fermentée, c’est un petit plaisir dont on profite tout l’année, et même au-delà.  La boisson se conserve deux bonnes années, le vin a alors une jolie couleur, comme un vin de muscat ambré : il ne faut seulement pas remuer le dépôt du fond qui troublerait la boisson.

Le vin de pissenlit (ou vin de primevères, ou marguerites, ou pâquerettes…) n’est pas une boisson pour les enfants, et il ne faut pas en abuser, car c’est, naturellement alcoolisé, et tourne vite la tête !

pissenlit_fleurs_recolte_mesure

RECETTE BASIQUE DE VIN AVEC DES FLEURS

4 litres de fleurs, 4 litres d’eau, un citron, une orange, 1,500kg de sucre (ou miel), 2 c. à soupe de levure de bière en paillettes (grandes surfaces ou boutiques bio).
3 c. à soupe de raisins secs

Prévoir une mesure d’un litre : bouteille d’eau minérale sans le haut, gobelet doseur de la cuisine ou ce que vous trouverez avec ouverture d’une dizaine de cm et de la contenance d’un litre.
Récoltez  les fleurs de pissenlits (ou primevères, ou pâquerettes ou marguerites… mais pas digitales !), loin de toute source de pollution. Au retour, versez votre récolte dans un grand récipient (l’idéal est en grès), et recouvrir le tout de 4 litres d’eau bouillante, puis laissez macérer 3 jours en « touillant » matin et soir. Filtrez soigneusement en pressant les fleurs pour en recueillir le maximum de liquide. Mettez à chauffer, ajoutez les jus et zestes de l’orange et du citron, les raisins secs: laissez bouillir un petit quart d’heure, puis baissez la source de chaleur et mettez à fondre doucement  le sucre. Reversez dans votre récipient de macération et laissez refroidir ; quand c’est à peine tiède, ajoutez la levure de bière préalablement mélangée avec un peu de la décoction. Couvrir votre récipient et laissez macérer une quinzaine de jours à température ambiante : la fermentation démarre et la boisson pétille légèrement.

Attendre la fin de la fermentation (à l’oreille, on n’entend plus de bulles chuinter…) avant de filtrer puis mettre en bouteilles.

Peut-être consommé de suite mais nettement meilleur après quelques semaines… ou mois ! A consommer frais en guise d'apéritif ou boisson festive.

A votre santé !!!

A noter: Pour le vin de fleurs (pissenlits, marguerites et autres), il s’agit d’une recette de base pouvant être personnalisée avec ajout de gingembre, galanga (très utilisé au Moyen-Âge), clous de girofle, vanille… et en utilisant des herbes aromatiques telles tanaisie, agastache, marjolaine… Il est possible aussi de remplacer les 2 c. à soupe de raisin par le même volume d’abricots secs (4 à 6) ou de figues (3 ou 4).

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