ALLIAIRE OFFICINALE le goût de l'ail... sans les inconvénients !
L'alliaire,(Alliaria petiolata)
très commune dans la campagne, se trouve le plus souvent dans les lieux ombragés : lisières des bois, le long des haies.
Elle est "cousine" du chou (famille des Brassicacées), reconnaissable aux fleurs à 4 pétales en croix, (d'ou venait l'ancien nom de crucifère).
Quand on froisse ses feuilles, cette plante dégage un délicat arôme d'ail qui est lui de la famille des Alliacées. On peut manger de l'alliaire sans aucun inconvénient pour l'haleine...
Quand vous la cueillez, récoltez les feuilles du sommet, car elles deviennent très vite filandreuses, surtout après
la floraison. Elle s’utilise surtout crue : cuite, elle devient un peu amère et perd en partie son délicat arôme d'ail. Les jeunes feuilles et fleurs seront ajoutées à vos crudités, salades composées (poissons, riz, haricots...), dans des sauces crues (mayonnaise, crème fraîche, sauce au fromage blanc...), ainsi que dans vos sandwiches. Vous en aromatiserez aussi du beurre (pour les tartines) et du vinaigre dans lequel vous laisserez macérer une grosse poignée d'alliaire une dizaine de jours avant de filtrer.
L'alliaire officinale fleurit de Mars à Juin: feuilles, fleurs, jeunes gousses et graines sont utilisés en cuisine et en phytothérapie.
Très (trop...) facile à cultiver dans un jardin, (un coin un peu humide, de préférence à l'ombre, est apprécié), elle peut rapidement devenir envahissante si vous la laissez faire ses graines : il sera plus prudent de couper rapidement les fleurs juste fanées pour éviter une propagation trop importante.
L'alliaire, plante médicinale, est riche en vitamine C. Diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante, elle était utilisée pour fortifier les gencives, ainsi que pour soigner les eczemas et petites plaies.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane
ARROCHE un légume "oublié", délicieux et facile !
ARROCHE Atriplex hortensis, variété cultivée surnommée Belle dame : à semer.
ARROCHE ROUGE Atriplex hortensis var. rubra : à semer
Les semis se font en place, de mars à août, à exposition ensoleillée, en lignes distantes de 50 cm. Eclaircir ensuite à 25/30 cm de distance sur le rang. (Vous utiliserez en salades les jeunes plants en surnombre.)
Ensuite, elles se ressèment assez facilement d'une année sur l'autre, et il n'y a plus qu'a récolter!
Ci-dessous, des arroches étalées... dans mon jardin !
ARROCHE ETALEE Atriplex
patula , elle
aime les sols riches, les décombres, les bords de fossés, les endroits
incultes, mais s’invite allègrement dans les jardins. Plante très courante, sauf en
montagne. Celle-ci ce récolte dans la nature, ou lors d’un désherbage du
jardin : beaucoup de plantes qualifiées de « mauvaises herbes » sont comestibles ou
ont une utilité santé et/ou beauté !!!
Très répandues et consommées au Moyen-âge, les arroches sont riches en vitamine C, en sels minéraux et contiennent un peu d’acide oxalique, comme leurs cousin l'épinard.
Vertes, blondes ou
rouges, sauvages ou cultivées, les
arroches sont des légume savoureux, et pas
du tout nouveau : c'est l'un des plus anciens légumes européens !
Jeune pied de rouge
La rouge, est aussi très
esthétique dans les massifs… et bouquets de fleurs. Il est dommage que la
cuisson lui fasse perdre sa jolie couleur : les gratins de légumes auraient été
encore embellit par sa pourpre compagnie.
Les arroches montent
vite en hauteur… et en graines, il faut donc en semer un peu chaque mois de la
belle saison afin d'échelonner la production, d'autant que leurs jeunes
feuilles sont bonnes crues en salades composées.
Côté casseroles,
outre crues, elles se consomment cuites comme les épinards, et vous pouvez donc
appliquez aux arroches les recettes des ces derniers.
Livre de Pierrette Nardo alias Floradiane
SEMIS DE PLANTES AROMATIQUES ET MEDICINALES
Un pot en cours de macération et quelques brins de tagètes Lucida.
TRAVAUX DU JOUR AU
JARDIN :
Quelle belle journée
aujourd’hui : presque une journée d’été !
J’en ai profité pour
faire quelques semis d’aromatiques, sous abri tout de même, les plantes ne
seront mises en pleine terre que mi-mai : on ne sait jamais ! J’ai
semé : Marjolaine annuelle, aneth Dukat, Guimauve officinale, 7 variétés
de basilics (plus celui que mon père sème : le grand vert) et des tagètes
Lucida.
Les basilics (Sacré,
Purple ruffle, Thaïlandais, Mammoth, Citron, Cannelle et grand vert) servent en
frais dans salades et tisanes. Séchés, ils parfument les sablés et crumbles
hivernaux… ou pour de délicieuses boissons digestives.
J’aime ces plantes (basilics
et autres, toutes les nombreuses autres…) avec une riche histoire et des usages multiples qui les font
passer de la cuisine aux cosmétiques après un détour par des soins médicinaux.
Gamine, je me suis intéressée aux plantes médicinales, sans doute que dans une autre vie, j’ai été une « bona fama »… une femme vivant dans les plantes, à l'écart du village, et soignant avec les végétaux dont elles connaissait les pouvoirs: en tout cas, l’idée m’en plait beaucoup !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane
VIN DE PISSENLIT OU AUTRES FLEURS
Vin de fleurs, c’est
l’heure !
Oui, c’est la bonne
saison pour récolter les fleurs de pissenlit, pour faire du vin, ainsi que les
fleurs de « coucous » (primevères officinales). Il est aussi, encore
possible, de se concocter de bonnes salades avec les feuilles et les fleurs de
ces deux plantes.
Pour le vin, boisson
naturelle fermentée, c’est un petit plaisir dont on profite tout l’année, et
même au-delà. La boisson se conserve deux bonnes années, le vin a alors
une jolie couleur, comme un vin de muscat ambré : il ne faut seulement pas
remuer le dépôt du fond qui troublerait la boisson.
Le vin de pissenlit (ou vin de primevères, ou marguerites, ou pâquerettes…) n’est pas une boisson pour les enfants, et il ne faut pas en abuser, car c’est, naturellement alcoolisé, et tourne vite la tête !
RECETTE BASIQUE DE
VIN AVEC DES FLEURS
4 litres de fleurs,
3 c. à
soupe de raisins secs
Prévoir une mesure
d’un litre : bouteille d’eau minérale sans le haut, gobelet doseur de la
cuisine ou ce que vous trouverez avec ouverture d’une dizaine de cm et de la
contenance d’un litre.
Récoltez les fleurs de
pissenlits (ou primevères, ou pâquerettes ou marguerites… mais pas digitales !), loin de toute source de
pollution. Au retour, versez votre récolte dans un grand récipient (l’idéal est
en grès), et recouvrir le tout de 4 litres d’eau bouillante, puis laissez macérer
3 jours en « touillant » matin et soir. Filtrez soigneusement en pressant les
fleurs pour en recueillir le maximum de liquide. Mettez à chauffer, ajoutez les
jus et zestes de l’orange et du citron, les raisins secs: laissez bouillir un
petit quart d’heure, puis baissez la source de chaleur et mettez à fondre
doucement le sucre. Reversez dans votre récipient de macération et laissez
refroidir ; quand c’est à peine tiède, ajoutez la levure de bière préalablement
mélangée avec un peu de la décoction. Couvrir votre récipient et laissez
macérer une quinzaine de jours à température ambiante : la fermentation démarre
et la boisson pétille légèrement.
Attendre la fin de la fermentation (à
l’oreille, on n’entend plus de bulles chuinter…) avant de filtrer puis mettre
en bouteilles.
Peut-être consommé de
suite mais nettement meilleur après quelques semaines… ou mois ! A consommer
frais en guise d'apéritif ou boisson festive.
A votre santé !!!
A noter: Pour le vin de fleurs (pissenlits, marguerites et autres), il s’agit d’une recette de base pouvant être personnalisée avec ajout de gingembre, galanga (très utilisé au Moyen-Âge), clous de girofle, vanille… et en utilisant des herbes aromatiques telles tanaisie, agastache, marjolaine… Il est possible aussi de remplacer les 2 c. à soupe de raisin par le même volume d’abricots secs (4 à 6) ou de figues (3 ou 4).
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Livre de Pierrette Nardo alias Floradiane:






