29 janvier 2008
La Gazette des Jardins et les adventices du jardin
De sains délices a portée de main !
Ces merveilleuses plantes participent à la diversité de la végétation, avec souvent de fort belles fleurs. Elles nous renseignent sur la nature de notre terrain : les sols acides, alcalins, sablonneux ou très humides hébergeant des plantes typiques et toutes, grâce à leurs racines, améliorent la structure du sol.
Certaines servent pour traiter le jardin, en fonction de leurs propriétés
insecticides, fongicides ou nutritives, d’autres (ou les mêmes) enrichissent le
compost. Beaucoup ont des propriétés médicinales, cosmétiques et/ou sont
délicieuses dans nos assiettes. Toutes nourrissent insectes, oiseaux et
papillons car leurs fleurs sont riches en pollen. Qui sont ces extraordinaires
plantes, dotées de tant de vertus ?
Lisez la suite dans le n° 77 de La Gazette des Jardins qui consacre un dossier à ces "pestes" maudites par de nombreux jardiniers et d'ailleurs, fort injustement, appelées "mauvaises herbes"...
La Gazette est vendue en kiosques et sur abonnement
J'y ai fait une petite liste de certaines de ces plantes qui poussent "toutes seules" et sont souvent parées de nombreuses vertus. Comme la plupart sont comestibles (et fort bonnes), il y a aussi quelques gourmandes recettes !
28 janvier 2008
Potimarron en flan à la noisette
Quel bonheur que ces
courges et potirons : ces légumes sont superbes au jardin, puis décoratifs
dans la maison, et ensuite excellents dans les assiettes. Les cucurbitacées
dans la brouette ne sont qu’une petite partie de ma récolte 2007 : au
milieu, les potimarrons. Ils sont pratiques, et en plus a portée de main car j’en ai quelques uns dans la cuisine…, ils
sont ainsi disponibles immédiatement quand pointe l’envie d’une soupe, d’un
gratin ou d’un dessert !
Mon dernier régal
orange : un flan moelleux, y pas mieux pour compléter en beauté un dîner
léger (soupe de légumes et bout de fromage, avec pain maison).
Pour environ 4 /5
personnes : 600g de potimarron épluché, 4 œufs, 35g 
Cuire les cubes de
potimarron à la vapeur ou avec très peu d’eau environ 15 min. Laissez égoutter
dans une passoire au dessus d’un saladier : ne jetez pas cette eau qui vous servira dans une
soupe. Ecrasez le potimarron en purée à l'aide d'une fourchette. Délayez petit à petit la fécule de pomme de terre
avec le « lait » végétal.
Ajoutez les deux, purées, celle de noisettes (que l'on achète, toute prête, en boutiques bio) et celle de potimarron ainsi que les œufs préalablement battus en
omelette. Mélangez bien le tout.
Versez dans un moule huilé, ou beurré.
Mettre au four, et
cuire au bain marie environ 45 minutes : le flan est cuit quand il est
doré et un peu monté, comme un soufflé (mais il redescend ensuite…).
Laisser refroidir avant de servir.
Précision: en fait, j'ai fait cette recette, pour le diner de samedi soir, avec 1k200 de potimarron. Le flan fut aussi très apprécié de mes fils à leur petit déjeuner de dimanche... et deux parts ont pris la route de chez mes parents. Comme dimanche midi, c'était galette frangipane (maison), nous avons fini, 48h après, les deux derniers (petits) morceaux ce soir !
26 janvier 2008
Sirop spécial amoureux

Alors que la Saint Valentin approche à grand pas, vous avez encore le temps de préparer ces deux sirops pour des cocktails torrides... que vous pourrez apprécier toute l'année !
"LIQUEUR
DE MINETTE" ET "GROS MATOU"
« Liqueur
de minette » pour Madame : 90 g de gingembre frais, un bâton de
cannelle, une c. à soupe d’eau de rose, 2 à 3 gouttes d’huile essentielle
d’ylang-ylang, 220 sucre de sucre brut de canne non raffiné (bio), 200 ml eau.
« Gros
matou » pour Monsieur : 90 g de gingembre frais, un bâton de
cannelle, une noix de muscade râpée, 5
clous de girofle, 220 sucre de sucre brut de canne non raffiné (bio), 200 ml
eau.
Epluchez le gingembre : je sais … il ne se laisse pas facilement faire … et sa forme biscornue oblige à … fouiller
tous ses recoins avec un ferme instrument pointu…
Râpez
ensuite énergiquement ce morceau récalcitrant…
Faites
chauffez l’eau, quand elle bout, y jetez :
Gingembre
et cannelle pour madame.
Gingembre,
cannelle, muscade et girofle pour monsieur.
Couvrez, retirez de la source de chaleur,
et laissez infuser une
bonne demi-heure.
Egouttez en pressant bien … puis remettre le
liquide à chauffer avec le sucre.
Laisser bouillir 10 min environ, à gros bouillons
et réduire un peu jusqu’à consistance sirupeuse : « Gros
matou » est prêt !
Pour
« Liqueur de minette », laissez refroidir avant d’ajouter l’eau de
rose, puis 2 gouttes d’ylang-ylang, pas plus : goûtez et rajoutez
éventuellement une autre goutte d’huile essentielle, selon votre goût.
Attention
au surdosage, les huiles essentielles
sont très concentrées.
Remettez
les bâtons de cannelle dans les sirops, et les y laisser.
Ces
sirops, qui se conservent une quinzaine de jours au frais vous serviront, au
quotidien pour réchauffer … et aromatiser yaourts, fromage blanc, tisanes,
salades de fruits, cocktails …
En
mélangeant à part égales « Liqueur
de minette » et « Gros matou » vous faîtes naître « Ardent
élixir ».
Ce
fruit de l’amour s’ajoute à un bon vin rouge, (ou un crémant, si vous préférez une boisson pétillante) pour de
joyeux préludes à de coquins instants …
COQUINERIES DE FLORADIANE : Rien
que des bonnes choses pour votre santé amoureuse : gingembre, cannelle, muscade,
girofle, rose et ylang-ylang sont des aphrodisiaques ayant fait leurs preuves
depuis quelques millénaires, le sucre brut de canne, riche en goût donne de
l’énergie …
Vous l’avez compris : ces sirops,
véritables concentrés de produits … actifs … devraient être utilisés le plus souvent
possible en remplacement de votre sucre
blanc raffiné sans intérêt … pour vos moments câlins !!!
24 janvier 2008
PIMPRENELLE Sanguisorba minor, coté jardin
La petite pimprenelle, spontanée en Europe n’est présente
que dans les textes du Moyen âge. Utilisée en cuisine, elle semble un peu négligée
des médecins (même Sainte Hildegarde de Bingen la prescrit très peu). Cependant,
Platine de Crémone écrit d’elle en 1588 : « elle donne appétit et volupté ». Cette petite plante est
cultivée dans les potagers depuis au moins le XVIe siècle. Au XVIIIe, elle est
en bonne place dans le potager du Roi à Versailles, destinée aux salades de
Louis XIV.
Introduite en Amérique du nord au XVII' siècle par les passagers du May Flower, la
pimprenelle est couramment présente dans
les potagers jusqu'au début du XXe siècle. Ses vertus médicinales sont connues depuis longtemps, et durant la première
guerre mondiale, elle est fort utile comme antidiarrhéique (Note de H. Leclerc
en 1919 dans Union pharmaceutique).Elle peut pousser en bordure,
le long d’un potager, ou en pot, sur un petit balcon urbain. Facile à vivre, ne
vous privez pas de cette plante/condiment précieuse, surtout en hiver.
Semis et plantation : Semez en terrine au printemps, puis repiquez en espaçant de 30/40 cm. La pimprenelle se charge ensuite toute seule des semis. On peut aussi la multiplier par division d’une belle touffe, au printemps ou à, l’automne.
Sol/Exposition : La plupart des terres lui conviennent,
même calcaires. Cette plante apprécie une exposition ensoleillée et dégagée.
Problèmes :
En sol mal
drainé, la pimprenelle peut souffrir de la pourriture des racines.
Taille :
Supprimez les
fleurs avant qu’elles ne fasse des graines. Vous limiterez ainsi les semis
spontanés et stimulerez la croissance des feuilles.
Arrosage
et engrais : Redoutant l’excès d’humidité, la pimprenelle à tout de même besoin
d’arrosage réguliers, surtout en périodes de fortes chaleurs, pour garder de
tendres feuilles. L’engrais n’est pas nécessaire, mais vous lui ferez plaisir
en lui offrant un peu de compost au printemps.
Dans
le temps… Elle
craint plus les hiver humides que le froid. Très rustique, la pimprenelle
supporte des gelées à – 15° et plus.

A noter : Peu utilisée actuellement par la pharmacopée, la petite pimprenelle sera heureuse de rendre service au jardinier venant de s'égratigner ou de se couper (petites blessures) en taillant ses rosiers, car elle est hémostatique !
Voir ICI pour les utilisations de la pimprenelle en cuisine.
22 janvier 2008
Cuisine aphrodisiaque et recettes coquines
Les fleurs sont
l’appareil reproducteur de la plante :
Appelons un chat, un
chat… et un sexe ce qui l’est ! Si l’on se réfère à l’ancienne théorie des
signatures (Moyen Age), en mangeant des fleurs, nous mangeons des sexes… ce qui
peut être favorable pour la vie amoureuse, alors pourquoi pas une cuisine
aphrodisiaque aux fleurs ???
Depuis l'antiquité et les frasque de la belle Vénus, déesse de l'amour, sont attribué des vertus
coquines, réelles ou supposées, à de nombreuses
plantes (légumes, plantes condimentaires, épices…) : autant les choisir pour vos repas
galants…
S’il est intéressant, n’est ce pas, de savoir que la rose, la capucine ou le panais sont considérés comme aphrodisiaques, il est plus utile encore d’avoir des recettes, utilisant de l’entrée au dessert ces végétaux fort utiles…, car une bonne santé, amoureuse ou pas, passe d’abord par l’assiette quotidienne.

A l’heure du bio, du
rejet d’une chimie trop présente et de retour au naturel, reprenons en gaieté, le chemin du premier
fournisseur de virilités triomphantes, de féminités accueillantes et plaisirs
en tous genres: le jardin !
Désolée pour ceux qui
pensent qu’un jardin, sert juste à cultiver la camomille pour l’infusion du
pépé, et a bientôt pour quelques gourmandises libertines, sur ce blog... et dans le livre que je suis en train d'écrire !!!
21 janvier 2008
PIMPRENELLE Sanguisorba minor, recette cuisine
Sa saveur rappelle le
concombre et/ou la noix verte, avec une petite pointe d'amertume et
d'astringence. Ses petites et jeunes feuilles, parfument agréablement les beurres aux herbes, sauces froides (à base de
mayonnaise, crème fraîche, fromage blanc…), ou chaudes destinées à vos poissons
ou légumes vapeur. Cette charmante plante sera également très à l'aise sur vos tartines gourmandes.
La pimprenelle s’effeuille pour accompagner salades composées, crudités, les potages, omelettes ainsi que dans les marinades et les salades de fruits. Dans le cas de plats chauds, elle sera ajoutée de préférence en fin de cuisson ou au moment de servir, car la longue cuisson détruit en partie son délicat goût ainsi que la vitamine C dont ses feuilles sont riches.
La pimprenelle séchée perd beaucoup de son arôme, mais à la belle saison, vous pouvez la faire
congeler (en glaçons) ou macérer au vinaigre, ou elle développe alors tout son
parfum.
Il est préférable de récolter les jeunes feuilles (au coeur
de la plante) car en vieillissant elles
durcissent et deviennent coriaces.
Pour certaines personnes, c'est un condiment de peu d'intérêt : essayez donc en plein mois de janvier, dehors en pleine terre, d'aller récolter un bouquet de ciboulette, de basilic ou de menthe... Il n'y a plus personne ! La pimprenelle, ELLE, est toujours présente, et au coeur de l'hiver, nous apporte un peu de "verdure" fort agréable ... C'est presque une plante condimentaire des quatre saisons!
FROMAGE BLANC A LA PIMPRENELLE
Pour 4 pers. : 450 g de fromage blanc battu, un gros bouquet de pimprenelle, sel gris, poivre
Pour servir : pain de campagne et crudités telles carotte, panais ou céleri coupés en batonnets qui accompagneront parfaitement votre préparation à la pimprenelle.
Préparation: Effeuillez la pimprenelle : tenir la tige et faîtes glisser votre doigt en descendant et n'utilisez que ces feuilles .
Fouettez le fromage blanc, assaisonnez le et ajoutez la pimprenelle et la menthe si vous en mettez . Conservez au frais .
Servir accompagné des crudités et de tranches de pain de campagne légèrement grillé.
Le mélange herbes-fromage doit être fait quelques heures avant dégustation : la pimprenelle a ainsi le temps de développer son arôme.
L'été vous servirez ce fromage avec des tomates: la photo avec tomates cerises est de l'été dernier... Il est évident que je n'ai pas de tomate en ce moment dans mon jardin, et je n'achète pas les OVNIS rouges vendus dans les grandes surfaces en ce moment !
18 janvier 2008
Carotte géante et fier jardinier
Une surprise de
taille, arrachée avec peine à la terre de son jardin par Jean Nardo en
ce début 2008: une carotte à la taille et au poids impressionnant de 2k350.
Cette carotte de la variété Kabro ne doit rien aux OGM ni à la gonflette chimique, cet excellent
légume ayant poussé dans une terre régulièrement enrichie de compost (produit avec les déchets de légumes), d’algues
de la mer toute proche, du fumier des poules, pigeons et lapins à qui une
partie de ces légumes sont destinés, et de cendres de bois. Ces carottes sont annoncées comme pouvant atteindre le kilo: c'est ici largement dépassé... de plus, la plupart des carottes récoltées en même temps que la géante dépassent largement un kilo. 
Là, mon père est en train d'en donner à manger à ses lapins.
Belle récompense pour cet homme qui fêtera ses 82 hivers en cette année 2008 !
Preuve aussi que le jardinage entretient la forme :
hiver comme été, Jean s’occupe de son jardin qui produit pratiquement tous les
légumes (et aussi quelques fruits) servant aux repas quotidiens. Le surplus
étant offert aux enfants et amis de
passage, car l’infatigable jardinier produit beaucoup plus que nécessaire pour
les besoins de sa table, malgré les nombreuses conserves préparées par son
épouse, fine cuisinière, qui n'en demande cependant pas autant...
Sur cette photo, prise en aout 2007, mon père prépare des boutures de pétunias. Ce fier jardinier est
aussi un père comblé, car ayant transmis son virus de la "jardinite aiguë" à tous ses
enfants, au point que l’une de ses filles (moi...), aussi passionnée de plantes que lui,
vient d’écrire un livre qui va sortir début juin 2008 aux éditions Rustica.
Jean Nardo ne se
contente pas de cultiver les légumes : depuis une vingtaine d’année, il
collectionne aussi les orchidées (une bonne centaine de variétés horticoles et
botaniques, réparties entre serre chaude et serre froide). Il vient récemment
d’acquérir quelques nouveaux spécimens pour lesquels il a eu un coup de foudre. Là, vous le voyez dans sa serre le 12 janvier 2008: une splendeur... et encore, vous ne voyez pas les orchidées dans la petite serre de droite, réservée pour aux variétés ayant besoin de beaucoup de chaleur.
Il apprécie aussi les chrysanthèmes, et depuis fort longtemps c'est un grand plaisir pour lui que de les faire refleurir et grossir, au fil des ans. Il aime bien aussi, à partir de boutures glanées çà et là (jardineries et pots jetés, après leur floraison, au cimetière...) ce qui lui permet d'enrichir le nombre de variétés. Je l'ai photographié en novembre 2007 dans la serre froide en admiration devant ses fleurs
Mon père, qui a subi une opération du coeur en été
2004 et l’opération d'un cancer au cours de l'été 2006 (avec rayons, puis
chimio, puis colostomie...) a toujours des projets de semis et de plantations
pour les années a venir. Cela confirme que la passion du jardinage (et
l’activité physique que cela suppose), ajoutées aux plaisirs des yeux et aux
délices de la table (pourvue en frais et bons légumes et fruits) sont des passeports pour une excellente santé !
10 janvier 2008
La cuisine du jardin au fil des saisons
Les
légumes, c’est admis, sont bons pour la santé. Donc, au quotidien, ils doivent
faire partie du déjeuner et dîner… sans pour autant passer systématiquement des
heures à les cuisiner !
Le Hors série de La Gazette des Jardins est un bon petit livre,
aux recettes simples ou élaborées, vraiment cuisinées au quotidien par des gens
comme vous et moi… qui n’ont pas forcément « que ça a faire »! Toutes les
recettes de ce recueil sont des préparations faisant partie du quotidien de
jardiniers… ou de gourmets appréciant de pouvoir renouveler des préparations
donnant une large place aux légumes en FONCTION DES SAISONS, car, ne
l'oublions pas, les légumes sont meilleurs et plus riches en nutriments quand
ils sont récoltés à leur terme et en saison (donc, pas de tomates ou de
poivrons en janvier, cultivés sous serre et venant de très loin...).
Quelques exemples de recettes hivernales, histoire de vous faire
saliver un peu : Betteraves à l'escabèche, Gratin de chou aux chataîgnes...
Ce
petit livre de forme carré, très pratique est vendu 10 euros, uniquement par
son éditeur : LA GAZETTE DES JARDINS
A offrir ou à s’offrir sans tarder, car cet ouvrage est édité en quantité
limitée, et ce qui est rare devient vite précieux !

