25 juillet 2008
BEIGNETS DE CONSOUDE sur M6 !
Pendant 2 jours,
une journaliste de M6 est venue à Saint Mard pour l’émission 100% Mag.
Le
résultat de ce tournage passera à l’automne : je ne connais pas encore la
date de ce passage à la télévision… dès que j’en serai informée, ce sera
transmis sur ce blog !
Hier, j'ai été filmée dans
mon jardin, puis dans les bois pour une récolte de plantes sauvages :
consoude, ortie et reine des prés, afin de préparer un repas.
Au menu de ce jour:
Beignets de consoude, Tarte à l’ortie et au chèvre (recette ICI, sur mon site Cuisiflor) accompagnée d'une salade de pourpier aux fleurs de mauve, et des Croquants à
la reine des pré en guise de dessert. Les boissons de l'apéritif furent du vin de marguerite 2006 et du vin de pissenlit 2008: ces fleurs alcoolisées naturellement (a ne pas abuser...) détendirent vite l'atmosphère face à la caméra filmant tout le repas.
Facilement et vite
fait, les beignets de consoude peuvent être dégustés de fin mars à l’automne,
tout comme l’ortie sous diverses formes.
Pratiquement, vous
faites une saine promenade dans les bois et en ramenez votre (vos…)
repas ! Consoude et ortie peuvent attendre 24h au réfrigérateur d’être
cuisinées (même si c’est toujours mieux de savourer le jour de la récolte). La
reine des prés, dont la période de récolte est courte, est très souvent
utilisée sèche.
Et maintenant, aux
fourneaux !
Pour 4 personnes, récoltez 24 jeunes feuilles de
consoude (au centre de la touffe, pas en fleurs), ce qui donnera 12 beignets.
Pâte à frire :
Mélangez farine, sel,
huile avec le liquide eau levure. La pâte doit être liquide, nappant tout juste
le doigt. Laissez lever au chaud, et hors des courants d’air, pendant une
heure.
Positionner les
feuilles de consoude dos à dos, par deux et appuyez un peu dessus :
elles s’accrochent et restent collées.
Trempez ces couples
de feuilles dans la pâte puis dans de l’huile bouillante. La cuisson se fait en
2 à 3 min. Servir avec sel et citron : les beignets de consoude évoquant
un peu le goût d’un filet de sole.
Ce repas familial,
qui sera diffusé sur M6, a pour but de faire découvrir la cuisine avec des
plantes sauvages.
Dans cette optique,
j’avais convié à cette dégustation, 3 personnes ne connaissant pas ce type de cuisine :
Sébastien et Christophe Coriton, respectivement directeur et rédacteur en chef de la radio Hélène FM ainsi qu’une nièce.
Malgré la caméra, qui a bloquée le naturel de mes fils…, le repas s’est déroulé… comme presque tous les repas : enchantés, les 3 invités sont repartis avec des croquants à la reine des prés et un morceau de quiche aux orties pour faire goûter à leurs amis !
15 septembre 2007
RONCE A MURES Rubus fruticosus, suite et fin !
Pour les « becs
sucrés », outre la consommation de baies nature ou avec chantilly, votre
récolte servira à réaliser les classiques gelées et confitures. Du petit
déjeuner à l’en cas nocturne, ces gourmandises sont toujours très appréciées
nature, mais rien ne vous interdit de les préparer, tout comme les compotes,
avec un pourcentage d’autres fruits tels pommes, poires, pêches…
Les mûres adorent la compagnie
des fleurs (rose, sommités fleuries de basilic ou d’agastache…) ainsi que des
épices : cannelle, gingembre, galanga… aussi, n’hésitez pas à les
aromatiser avec ces parfums, complètement naturels !
Côté boissons, l’indétrônable
sirop est irremplaçable dans les kirs et cocktails festifs. Les mûres servent
aussi à aromatiser des vins et préparer une délicieuse liqueur : ces
liquides, alcoolisés, sont à consommer avec modération.
Envie de fraîcheur ? Les mûres sont parfaites pour réaliser des glaces ou sorbets, coupes, omelette « norvégienne » et autres « bombe » (juste, un peu, dangereuse pour votre tour de taille…) ainsi qu’une foule d’autres desserts, glacés ou non. Simplement ajoutées à du fromage blanc, sucré au miel de ronce, ce sera un léger goûter (pas que pour les enfants…) ou dessert, parfait pour compléter la soupe du dîner.

Les gourmand(e)s raffiné(e)s ajouteront ces fruits à du mascarpone, puis fourreront une fleur,
comestible bien sur, de ce mélange : la rose trémière se prête fort bien à
cette présentation.
Et pour finir, un dessert, rapidement préparé au retour de la promenade/récolte :
Flan aux mûres :
600g de mûres, 2 c à soupe bombées de farine, 3 c à soupe de miel, 1 pincée de
sel, 3 œufs, 2 verres de lait.
Beurrez légèrement un plat
creux. Versez y les mûres.
Mélangez tous les autres
ingrédients : un coup de mixer, c’est prêt.
Versez la pâte sur les fruits.
Enfournez à four préalablement
préchauffé.
Laisser cuire 50 min th 6.
Servir tiède ou froid.
Ne faisant pas spécialement partie de la gastronomie des tables étoilées, ce dessert familial a au moins le mérite d'être vite cuisiné, avec des fruits sauvages excellents pour la santé : prochain message sur les grandes vertus des mûres !
06 septembre 2007
RONCE A MURES Rubus fruticosus
Les mûres sauvages ? Un régal a portée de
main !
Petit plaisir de saison, en
famille ou en solitaire, loin des routes à grande circulation polluant les
végétaux en bordure de chaussée, la récolte de mûres est l’occasion de belles
ballades dans la nature. En outre, ces baies permettent de se régaler d’une
foule de gourmandises. Déjà, en cours de cueillette, qui n’en croque pas
quelques unes, histoire de tester « si elles sont bonnes » ? A
ce propos, ne récoltez pas les fruits près du sol. Ils risquent d’être
contaminés par les déjections d’animaux, et peuvent transmettre une grave
maladie (l’échinococcose) : Les microscopiques œufs de l’échinocoque n’étant détruits que par la cuisson.
De retour de promenade, même
fatigués par le grand air, vous devrez rapidement préparer vos fruits, ou les
mettre au frais, sans dépasser 48h : au-delà, ils ramollissent et perdent une partie de
leur arôme.
Les mûres peuvent être congelées. L’hiver venu, elles entreront, pour votre plaisir gourmand, dans la préparation d’une sauce pour la dinde de Noël ou le crumble d’un dîner de février.
Côté cuisine salée, les mûres
permettent de concocter facilement, et à peu de frais, un délicieux vinaigre
aromatisé. Vous obtiendrez ce vinaigre
en faisant macérer les baies dans du vinaigre de cidre, ou de vin, mais surtout
pas d’alcool, parfait pour décaper vos sanitaires !
Mettre simplement 200g
(minimum) à 400 g
Vite préparée, avec votre
récolte :
SALADE « RETOUR DE
PROMENADE»
Pour une personne : mûres
à volonté, 8 petites souchettes (ou 3 champignons de paris), une demi pomme,
feuilles de salade, quelques de cerneaux de noix.
Coupez la pomme en cubes. Les
petites souchettes sont laissées entières alors que les champignons de Paris
seront émincés en tranches fines.
Faire une vinaigrette avec
moutarde à l’ancienne, huile de tournesol et jus de citron (ou vinaigre de
cidre), sel et poivre. Mélangez tous les ingrédients et dégustez sans attendre.
Cette salade, aux proportions
à multiplier par le nombre de convives, sera appréciée accompagnée de belles
tranches de pain de campagne grillées. Les très gourmands y ajouteront des
« lichettes » de jambon de pays.
27 mai 2007
LIERRE TERRESTRE Glechoma hederacea : un condiment oublié
Pas très difficile à trouver, il s'étire souvent le long des haies des chemins de campagne, s’invitant parfois même dans les jardins (d'ailleurs, chez moi, il pousse dans la haie...), le lierre terrestre, surnommé aussi « thé suisse » est surtout connu pour ses propriétés médicinales et sa richesse en vitamine C.
Infusion de feuilles fraîches
Cependant, jusqu'au 17e siècle environ, avant que le houblon n’envahisse toutes les bières, c’était lui, petite plante odorante qui donnait son arôme particulier aux mousseuses boissons !
Il est d'ailleurs toujours possible de l'inclure dans les vins maison, fait a partir de fleurs ou plantes (une bonne poignée pour 4 litres de boisson).
Très rafraîchissante, l’infusion de
lierre terrestre, aux arômes mentholés épicés sera grandement appréciée pendant
l’été (consommée chaude ou froide). Parfois, par gourmandise, je la sucre très légèrement au miel, mais cette infusion s'en passe parfaitement, laissant persister agréablement ses frais aromes dans la bouche.
Peu calorique, cette saine et utile boisson, est aussi mon amie minceur (et oui, comme beaucoup, j'ai 2/3 kg dont mes vêtements ajustés se passeraient fort bien...).
Les fleurs et jeunes feuilles du
lierre terrestre, finement ciselées, se dégustent en salade. Leur arôme prononcé est parfait dans un mélange de croquante batavia et fromage de
chèvre. Je l'apprécie aussi avec la glaciale (mesembryanthemum crystallinum) avec qui il s'entend bien (c'est une de ses bonnes copines... de salades!).
Potée: chou de printemps, fèves... et lierre terrestre !
Ces rondes petites feuilles, fraîches ou sèches, me servent de condiment, saupoudrées sur soupes, poêlées de légumes ou céréales (sarrasin, orge mondé...) associées avec un peu d’aillet (ail vert) en saison, c’est un régal. Elles ne boudent pas non plus les sautés de viandes, grillades de poissons et salades de pâtes au thon.
Alors, ne n’ignorez plus cette
ravissante, envahissant un coin de votre jardin : invitez là à votre
table et régalez vous !
Avouez quelle est bien jolie cette petite plante aux fleurs bleues !




