17 juin 2008
VALERIANE OFFICINALE valeriana officinalis
Cette plante vivace haute, dépasse parfois
1m 50. C'est une majestueuse plante, son élégant feuillage est finement découpé, ses fleurs petites et
nombreuses forment un brouillard vaporeux. La floraison, blanche
ou rose, dégage une odeur agréable... d'ailleurs, elle embaume littéralement des mètres à la ronde du lieu ou elle pousse ce
qui n'est pas le cas des racines séchées pour utilisations médicinales !
Il existe de nombreuses formes de valérianes
horticoles, aux fleurs plus décoratives. La plus connue est"centranthus
ruber", aux fleurs rouges, (mais aussi blanches ou mauves) fort
populaire dans les campagnes françaises. Ses racines ont également un léger
effet sédatif, son feuillage est moins gracieux que celui, très découpé, de la
variété officinale.
A noter : Anciennement connue sous le nom de « valérianelle », la
« doucette » ou « boursette » de nos campagnes, la mâche (valerianella
olitoria syn Valerianella locusta), des maraîchers, petite salade bien
connue, est de la famille de la valériane. Elle a, en partie, hérité de l'arôme
particulier de la plante.
Semis
et plantation : On peut semer les graines de la valériane officinale au printemps,
directement en place, ou diviser des pieds importants à l’automne. Une bonne solution
consiste à se procurer des plants, aux racines drageonnantes, dans la nature pour l’officinale, près d’une
ferme abandonnée pour la centranthe.
Exposition
et sol :
La valériane officinale affectionne le plein soleil tout comme l’ombre. Plante tous terrains, sa préférence est néanmoins accordée aux
terres humides et calcaires. La centranthe, quand à elle, pousse sans problème
dans un vieux mur, avec pour seul arrosage l’eau du ciel.
Taille : Pour empêcher la montée à graines et l'envahissement de semis
spontanés, il faut couper les tiges (à la base) après floraison.
Récolte :
La récolte des racines
s'effectue à l'automne, les racines sont lavées, coupées, mises à sécher dans
des locaux chauds. Lors du séchage, qui
est assez long, les racines développent une odeur forte et particulière qui rend fous le(s) matou(x) de la
maison. Le chat, après avoir joué
un moment avec un bout de racine, finit par se coucher sur votre précieuse
récolte…
Arrosage
et engrais : La variété officinale nécessite des arrosages réguliers. A l'état sauvage, elle pousse de préférence dans des terres fraîches.
La
centranthe pousse dans la sécheresse totale : il suffit de voir les plantes
autour des fermes ou le long des murs pour en être convaincu.
Dans le temps… Rustiques (-15°), valériane ou centranthe reparaissent chaque printemps.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
05 avril 2008
RUE OFFICINALE Ruta graveolens
Moi, je l'apprécie et m'en sert également en cuisine, voir ICI sur mon site Cuisiflor.
D'accord, très fortement aromatique, elle ne fait pas l'unanimité
auprès de tous les nez... et alors : tous le monde n’aime pas non plus les
fraises ou les roses ! Alors qu’une foule de plantes gourmandes et goulues
exigent nourriture et boisson en permanence, ELLE très facile à vivre, ne
demande rien, juste une place…, et en plus, elle vous servira pour limiter les populations de pucerons !
CÔTE JARDIN : Cette mal aimée de
quelques jardiniers, pourtant bien belle, rend d’importants services, au jardin qui lui, apprécie la rue, tout comme
les abeilles !
Les 2 variétés les plus courantes sont
"Jackman's Blue"vert foncé bleuté et "Variégata" aux
feuilles mouchetées de blanc crème.
Attention : La sève de cette plante est photosensibilisante : risque de brûlures de la peau après contact sur la peau nue et exposition solaire. Porter des gants pour la manipuler, et évitez la rue dans un jardin avec de jeunes enfants.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
Semis et plantation : Le semis intérieur ou en serre chauffée se fera en
février/mars. Semez à l’extérieur, en caissette ou en pleine terre en avril.
Les graines germent facilement. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, repiquez en
godets. La mise en place définitive aura lieu en mai. La rue se bouture en été
et marcotte facilement : il suffit de faire toucher terre aux branches, et de
séparer du pied mère dès que c'est bien enraciné.
Sol/exposition : Elle préfère un sol léger, sableux, pierreux, calcaire, peu
importe, elle n’est pas difficile. De part ses
origines, cette plante préfère tout de même les situations ensoleillées, mais
tolère une ombre légère.
Problèmes : Rares, la rue qui attire cependant la mouche blanche pourra
servir d’indicateur dans une serre. La plante se ressemant facilement, c'est
une sage précaution que de coupez rapidement les tiges fleuries.
Pouvant
atteindre près de 80 cm
de haut, la rue supporte bien la taille (au début du printemps) qui est même
conseillée pour garder une jolie forme arrondie à la plante et faire de
belles bordures. La taille favorise rapidement l'apparition de nouvelles
pousses.
Arrosage et engrais : Elle apprécie un sol profond et très bien drainé,
peu ou pas d'arrosages. L’engrais ne lui est pas nécessaire.
Dans le temps… Vivace aux feuilles
persistantes, la rue supporte vaillamment des températures allant jusqu'à – 15°
JARDINAGE NATUREL: Bien que très appréciée des abeilles et des papillons lorsqu'elle est en fleurs, la rue, de par ses composés puissants, est
répulsive contre quelques insectes. Elle éloigne les mouches et semble être
aussi nématicide. Il lui est attribué aussi la réputation, quelque peu usurpée,
d’éloigner les chats : régulièrement, aux beaux jours, je surprends
des matous couchés à l’ombre des deux magnifiques pieds de rue
poussant dans mon jardin…
Plantes compagnes :
Traditionnellement, la rue était plantée sous les figuiers par les
Anciens; ce mariage semblait diminuer l'amertume de cette plante surnommée « l’herbe de
grâce ».
Traitement : La rue fait fuir les
pucerons, alors, ne vous en privez pas (les rosiers, près desquels elle pousse
en sont généralement indemnes).
Recette: Avant que les fleurs montent en
graines, mettre environ un kilo de rue dans 10 litres d'eau. Laisser macérer
pendant une dizaine de jours et filtrer ce purin qui se conserve plusieurs mois
dans un récipient bouché. Pour traiter, diluer 200 ml de purin pour un litre d'eau et pulvériser sur les
feuillages, de préférence le soir. Renouvelez tous les 3 ou 4 jours, si des
pucerons résistent. Pour renforcer l’efficacité de la rue, ajoutez une grosse
poignée d’absinthe ou de tanaisie à la rue et laisser macérer comme indiqué.
Vous
pouvez aussi ajouter une c. a soupe de savon noir liquide bio, par litre de dilution,
au moment de traiter.
Et puis, c'est toujours bon a savoir...: Dans les Abbruzzes (Italie), la rue fournissait un talisman contre les
sorcières : on cousait des feuilles de rue dans une petite bourse portée cachée
sur la poitrine.
En frottant le plancher de sa maison avec cette plante, on était sûr de chasser
les sorcières (et certain de faire fuir les puces réfugiées entre les lattes de
parquet !).
Vidéo de Floradiane cuisinant et récoltant des plantes sauvages,sur M6 dans 100% Mag
29 avril 2007
ALLIAIRE OFFICINALE le goût de l'ail... sans les inconvénients !
L'alliaire,(Alliaria petiolata)
très commune dans la campagne, se trouve le plus souvent dans les lieux ombragés : lisières des bois, le long des haies.
Elle est "cousine" du chou (famille des Brassicacées), reconnaissable aux fleurs à 4 pétales en croix, (d'ou venait l'ancien nom de crucifère).
Quand on froisse ses feuilles, cette plante dégage un délicat arôme d'ail qui est lui de la famille des Alliacées. On peut manger de l'alliaire sans aucun inconvénient pour l'haleine...
Quand vous la cueillez, récoltez les feuilles du sommet, car elles deviennent très vite filandreuses, surtout après
la floraison. Elle s’utilise surtout crue : cuite, elle devient un peu amère et perd en partie son délicat arôme d'ail. Les jeunes feuilles et fleurs seront ajoutées à vos crudités, salades composées (poissons, riz, haricots...), dans des sauces crues (mayonnaise, crème fraîche, sauce au fromage blanc...), ainsi que dans vos sandwiches. Vous en aromatiserez aussi du beurre (pour les tartines) et du vinaigre dans lequel vous laisserez macérer une grosse poignée d'alliaire une dizaine de jours avant de filtrer.
L'alliaire officinale fleurit de Mars à Juin: feuilles, fleurs, jeunes gousses et graines sont utilisés en cuisine et en phytothérapie.
Très (trop...) facile à cultiver dans un jardin, (un coin un peu humide, de préférence à l'ombre, est apprécié), elle peut rapidement devenir envahissante si vous la laissez faire ses graines : il sera plus prudent de couper rapidement les fleurs juste fanées pour éviter une propagation trop importante.
L'alliaire, plante médicinale, est riche en vitamine C. Diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante, elle était utilisée pour fortifier les gencives, ainsi que pour soigner les eczemas et petites plaies.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane
07 avril 2007
SEMIS DE PLANTES AROMATIQUES ET MEDICINALES
Un pot en cours de macération et quelques brins de tagètes Lucida.
TRAVAUX DU JOUR AU
JARDIN :
Quelle belle journée
aujourd’hui : presque une journée d’été !
J’en ai profité pour
faire quelques semis d’aromatiques, sous abri tout de même, les plantes ne
seront mises en pleine terre que mi-mai : on ne sait jamais ! J’ai
semé : Marjolaine annuelle, aneth Dukat, Guimauve officinale, 7 variétés
de basilics (plus celui que mon père sème : le grand vert) et des tagètes
Lucida.
Les basilics (Sacré,
Purple ruffle, Thaïlandais, Mammoth, Citron, Cannelle et grand vert) servent en
frais dans salades et tisanes. Séchés, ils parfument les sablés et crumbles
hivernaux… ou pour de délicieuses boissons digestives.
J’aime ces plantes (basilics
et autres, toutes les nombreuses autres…) avec une riche histoire et des usages multiples qui les font
passer de la cuisine aux cosmétiques après un détour par des soins médicinaux.
Gamine, je me suis intéressée aux plantes médicinales, sans doute que dans une autre vie, j’ai été une « bona fama »… une femme vivant dans les plantes, à l'écart du village, et soignant avec les végétaux dont elles connaissait les pouvoirs: en tout cas, l’idée m’en plait beaucoup !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane



