04 novembre 2009
Rutabaga en poêlée
Souvent classés parmi les légumes dit oubliés, le rutabaga (Brassica napobrassica) est également appelé chou-navet, chou de Siam, choux suédois, colrave (en Suisse). C’est un légume racine appartenant à la grande famille à laquelle le chou à donné son nom (brassicacées).
Le mot « rutabaga », apparu en 1803, vient du suédois rottabaggar, qui signifie « chou-navet » mais ne confondez pas le rutabaga et le navet : le petit truc pour les différencier à coup sûr, c’est leurs feuilles ! Celles du rutabaga sont lisses comme celles du chou, tandis que celles du navet sont rugueuses et poilues.
Ce légume véritablement ancien, puisque connu depuis le Moyen Âge et même peut-être avant a été effectivement, est volontairement, rayé de la mémoire de tous ceux qui n'avaient guère que lui a manger pendant la dernière guerre mondiale : cet « oubli » touche aussi le topinambour...
Il serait dommage de se priver de cet excellent légume, de caractère, parce que vos grands-parents n'en veulent plus !
Jeune, le rutabaga peut-être dégusté cru et râpé. Ses très jeunes feuilles peuvent également être ajoutées à vos salades vertes, ou de crudités. Cuit, le rutabaga qui est un légume classique des potées hivernales... peut aussi être dégusté en purée, gratin, beignets, ou comme légume d'accompagnement de céréales diverses, viande ou de poisson.
Poêlée de rutabaga aux nouilles, pour 4 à 5 personnes : 500 g de rutabaga, 200 g de nouilles chinoises, 250 g de tofu fumé, 1l. de bouillon de légume, 1c. à soupe de graines de cumin, huile d'olive, 4 gousses d’ail, persil, sel gris de mer, poivre.
Si vos rutabagas sont bio, brossez-les soigneusement sous l'eau, mais ne les épluchez pas.
Coupez en petits morceaux.
Dans une sauteuse versez une cuillère à soupe d'huile. Laissez chauffer, versez les petits morceaux de rutabaga et faire revenir quelques minutes.
Versez alors le bouillon et les graines de cumin. Couvrez. Laisser cuire doucement 40 min (le rutabaga reste un plus ferme que le navet).
Ajoutez les nouilles, mélangez. Ajoutez l’ail haché. Couvrez. Laissez cuire environ 10 minutes en surveillant qu'il y ait assez de bouillon.
Lorsque les nouilles sont cuites, ajoutez le tofu coupé en petits morceaux. Laissez chauffer cinq minutes. Saupoudrer d'un peu de persil haché. Servez
Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes
10 juin 2009
Courge musquée d’hiver et ail de printemps
Avec ce temps (pluie et relative fraîcheur) est revenue l’envie de soupe, chaude, bien évidemment. Comme d’habitude, je fais avec les légumes de saison… donc ce soir, soupe à la courge musquée et à l’aillet (ail vert) !
Comment ce n’est pas
de saison ?
Mais si, cette jolie petite courge musquée de Provence est la dernière de ma récolte 2008 (celles de 2009 ne sont pas même en fleurs…) : un régal que cette variété de courge, à la chair dense et très riche en béta-carotène.
J’ai une certaine chance, les cucurbitacées se
conservent bien dans ma maison (salle a manger et… salle d’eau du rez-de-chaussée,
servant de… réserve !
D’ailleurs, j’ai
encore une Butternut, une petite courge spaghetti et 3 melonnettes jaspées de
Vendée. Il est vrai que la récolte était somptueuse l’année dernière…, mais je
pense que cette année sera aussi généreuse, enfin, j’ai tout fait pour, avec de
bonnes algues récoltées à l’automne pour enrichir la terre.
Ah oui, la recette,
vous ne pensez donc qu’a manger ?
SOUPE à la courge
musquée d’hiver et ail de printemps :
Une demi courge
musquée de Vendée (environ 2,5kg, non épluchée), 6 belles tiges d’aillet, sel
gris de l’île de Ré, brins de sarriette, un peu d’eau pour a peine couvrir les légumes.
Epluchez (ou pas…) la
courge. Coupez en gros cubes. Coupez l’aillet en tronçons. Faites cuire à feu très
doux 30 min environ. Mixez. Servez accompagné de levure maltée, dont chacun se sert suivant goûts.
L’intérêt de mettre
peu d’eau, c’est que la courge forme naturellement un velouté, sans ajout de
pomme de terre ou de céréales = soupe légère et diététique… sauf si pour le
dessert vous dégustez royalement un bol de fraises et framboises, du jardin,
arrosées de miel et de vin rouge :
Mais c’est si boooooonnnnnn !
16 avril 2009
Panais en salade fleurie
J’apprécie beaucoup le panais, cru ou cuit !
Malgré que le
printemps soit là, mes panais sont encore suffisamment tendres pour être mangés
crus, aussi pour renouveler un peu, j’ai accompagné cette salade de foie de
morue fumé. A ce propos, je n’en rachèterai plus dans cette ancienne marque bien connue
(Connétable), car en fait de fumage, c’est de la fumée liquide, soit un ARÔME DE FUMÉE, bien cancérigène, qui est
utilisé !!!
Ben voui…, pour une
fois, je n’avais pas regardé la composition AVANT l’achat, persuadée que comme
depuis toujours, le contenu de la boite se résumait au foie fumé
(naturellement), un peu de sel et l’huile exsudée du foie, donc maintenant, si
l’envie m’en reprend (non, je ne suis pas enceinte : date limite
dépassée…), j’achèterai cela en boutique bio.
Pour en revenir à ma
salade, j’ai aussi ajouté des fleurs de chou et quelques fleurs de roquette.
Pour 4
personnes : panais à volonté, 2 boite de foie de morue, 2 citrons, un
petit oignon, un peu d’huile d’olive, sel (peu) et poivre.
Râpez les panais et
arroser aussitôt avec le jus des citrons. Epluchez et coupez finement l’oignon.
Ajoutez aux panais.
Ouvrir les boites de
foies, récupérez en l’huile qui est utilisée pour assaisonner la salade de
panais, éventuellement complété d’un peu d’huile d’olive. Salez et poivrez en
fonction de vos goûts. Parsemez de fleurs de chou (ou de navet ou de colza ou
de roquette…).
Dégustez sans attendre accompagné de pain à votre choix : ici, c’était des galettes de pain aux 5 céréales et orties (pas encore terminé ma provision d’ortie sèches, alors que les fraîches sont de retour…).
Vidéo 100% mag: Cuisine des fleurs et plantes sauvages
25 mars 2009
Chou branchu du Poitou en salade
Voila une petite, et rapide,
recette de SAISON !
Et oui, ce n'est PAS la saison des courgettes, ni des tomates, ni des concombres...
Qu'on se le dise !!!
Quand j’étais gamine,
mes parents nous emmenaient (je suis l’aînée de 5 enfants) dans les champs
récolter des jeunes et tendre pousses de choux, poussant aux aisselles des feuilles
de choux fourragers. Mes parents appelaient ces choux "choux à vaches" car effectivement, ces choux fourragers, supportant les gels, étaient destinés à nourrir le bétail en hiver: nous récoltions seulement les jeunes pousses se formant au printemps, sans spécialement demander l'autorisation aux propriétaires de nos champs de récoltes... (y'a prescription, c'était il y a plusieurs décennies...)
On peut trouver des
graines de chou à jets sous le nom de chou branchu du Poitou (chez Biaugerme), a semer en cours d’été.
On peut aussi
utiliser des pousses de chou Daubenton. L'un comme l'autre sont des choux ne formant pas de pomme.
Donc, on fait doucement cuire
ces tendres tiges à la vapeur (ou avec très peu d’eau) environ 20 min.
On laisse refroidir
un peu : le temps de faire cuire quelques œufs et de mettre le couvert…
Puis on sert :
chacun se débrouille pour se préparer « sa » sauce vinaigrette, relevée
comme on l’aime.
On déguste ensuite
les choux tièdes, bien égouttés, avec la sauce vinaigrette, quelques noix et des œufs mollets, accompagné de pain maison au sarrasin.
Pas compliqué :
sain, simplissime, diététique et DELICIEUX !!!
N'hésitez pas à en faire cuire une généreuse quantité: le surplus peut ensuite passer à la poêle avec une persillade, ou être passé au four, couvert d'une sauce Béchamel ou Mornay (béchamel additionnée de gruyère) ou simili béchamel (huile d'olive, farine semi complète et boisson végétale au soja).
Autre recette avec le chou Daubenton, a faire également avec des pousses ( des "jets": c'est le nom) de chou branchu du Poitou.
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
08 mars 2009
Poêlée de panais épicée
J’aime beaucoup le
panais, cru ou cuit. Pour moi, ce n’est pas un légume oublié, comme on le qualifie maintenant, car
gamine (il y a quelques décennies…), j’en mangeais régulièrement, mon père en
faisant pousser dans le potager familial: c'était un, délectable, légume du quotidien...
Cette recette aurait
pu figurer dans mon livre de recettes aphrodisiaques et bio (sortie en fin d’année aux
éditions de Terran).
Ceci étant écrit,
j’ai servi cette poêlée sur la table familiale…
Désolée j’ai
pris des photos en cours, mais pas de photo de la préparation terminée. La cuisson achevée, j’ai appelé la famille pour passer à table… et j’ai oublié la
photo !
Pour 4 pers :
800g de panais, 2 beaux oignons (ou 16 petits), un verre de vin blanc, une c. à
café d’épices 5 parfums, une c. à soupe de gingembre fraîchement râpé (ou c. à
café de gingembre sec en poudre), huile d’olive, une c. à café de miel.
Epluchez et émincez
les oignons.
Si vos panais sont
bio, lavez et brossez les soigneusement mais ne les épluchez pas. Voir message Nettoyeur écologique ou justement, ce sont des panais qui sont brossés ( ils ont des racines fourchues à cause des cailloux, nombreux, dans ma terre...: donc, encore plus complexes à nettoyer que ceux que vous achèterez). Si vos panais ont
quelques petites feuilles, vous pouvez les ajouter dans la poêlée. Coupez les
panais en bâtonnets.
Dans une
sauteuse, faites chauffer l'huile et y faire suer les oignons. Quand
ils commencent à prendre couleur, ajoutez les bâtonnets de panais. Bien
mélanger, salez, ajoutez le gingembre, , versez le vin blanc : laissez dorer un peu, puis couvrez et laissez cuire tout doucement pendant environ
20 min, jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Il peut-être nécessaire d’ajouter
un peu d'eau ou de vin en cours de cuisson si les panais attachent.
En toute fin de cuisson, vérifiez l’assaisonnement, ajoutez le miel, puis laissez chauffer 2 min avant de déguster nature ou en compagnie de viande blanche.
-- Sur ce blog, il y a un message consacrée à la culture du panais, qui ne devrais manquer
dans aucun jardin, tant ce légume savoureux est facile à cultiver .
-- Sur mon site Cuisiflor, consacré à la cuisine des fleurs, plantes sauvages et légumes anciens, vous trouverez une recette de soupe au panais.
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09 février 2009
Capucine tubéreuse dans l’assiette
Déjà consommée en Amérique du sud, 5500 ans avant
JC, la capucine tubéreuse (tropaeolum tuberosum), excellent tubercule alimentaire (à mon goût…), donne
de très bons rendements (la jardinière est pleinement satisfaite, tout autant
que la cuisinière).
Les tubercules de
capucine tubéreuse se mangent comme les pommes de terre : cuites à l’eau
avec la peau, que l’on consomme chez la capucine, et servie avec beurre, crème
fraîche (ou sojaline), filet de sauce tamari ou soyou… ou ce que vous voudrez :
j’ai tout testé et n’ai pas de préférence gustative (coté ligne et santé
si…) !
Son goût piquant et poivré cru disparaît
complètement à la cuisson pour faire place à une saveur très douce, d’ailleurs,
en Bolivie et au Pérou la capucine tubéreuse est également consommée couverte
de mélasse en guise de dessert : ce que je tenterai prochainement, aimant
aussi le goût très aromatique de la mélasse.
Très simplement
aussi, à la poêle, coupée en tranches et servie avec un peu de beurre (demi-sel
pour moi, charentaise!). Le tubercule est blanc nacré ET violacé, ce qui est
insolite comme couleur dans nos assiettes françaises…
Crue, je la sert en
salade, mélangée avec d'autres crudités (chou, topinambour, betterave...), qu'elle relève de sa note piquante, le tout avec avec vinaigrette (vinaigre de cidre et huile de noix) avec quelques
cerneaux de noix, ou noisettes ou pour le contraste des couleurs avec des
graines de courge. En compagnie d’un peu de fêta (ou de bûche de chèvre), avec
des galettes de pain (maison, cela va de soi !), c’est un excellent dîner !
Les tubercules de la
capucine tubéreuse sont réputées anaphrodisiaques (les empereurs incas auraient régulièrement
fait consommer des capucines tubéreuses à leurs soldats, afin qu’ils pensent à
la guerre et non à leurs femmes…) : donc, à éviter pour le dîner de la
saint Valentin ! (Petit rappel : automne 2009, mon second livre,
recettes aphrodisiaques mettant en valeur les végétaux, sortira aux éditions de
Terran…).
Mis à part, cette
petite particularité qui peut vous faire
fuir la capucine tubéreuse (ou au
contraire la cuisiner régulièrement pour avoir la paix…), je ne peux que
conseiller cet excellent légume qui pousse, LOCALEMENT sans problème, en donnant une
abondance de tubercules à consommer crus ou cuits, et apporte un peu de variété au cœur de l’hiver, qui n’est PAS la saison des tomates, concombre et autre aubergine… ! (d'ailleurs, même si on n'a pas la chance d'avoir un jardin, il y a une foule de légumes, à consommer en hiver, sans se ruiner ni passer 3 heures pour préparer un repas...)
ICI, vous pourrez la voir en fleur, ainsi que lors d'une récolte,plusieurs kg: elle est un peu moins généreuse que la pomme de terre en rendement, mais pas loin tout de même ! D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ses tubercules sont vendus si chers par les grainetiers... Cette plante, quoique un peu moins résistante au froid que les topinambours, se reproduit allègrement comme eux: le moins petit tubercule resté en terre ( abrité des grands gels) donne ensuite 2 ou 3 repas pour 4 personnes.
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06 février 2008
Chou Daubenton et filets de merlan
Le chou, cru ou cuit,
est un merveilleux légume à apprécier toute l’année.
Cependant, il est
plus souvent présent sur nos tables hivernales, du fait d’un choix plus limité
en légumes frais qu’aux beaux jours de l’été. Dans mon
jardin : choux frisés, de Bruxelles, chou fleur, rouge, romanesco ou chou
Daubenton ont élu domicile.
Le chou, sous toutes
ses formes et un « légume médecin », apprécié en tant que tel depuis
l’antiquité. Cet excellent légume, riche en antioxydants, nous protège efficacement des agressions
extérieures, si fréquentes en cette saison. De plus, la richesse en minéraux
(dont le potassium) du chou, nous aide à maintenir une pleine forme pendant
tout l'hiver… et plus encore puisque des études ont prouvé l’efficacité
anticancéreuse d’une consommation régulière des choux. Beaucoup de bonnes raisons pour inviter les differents membres de la famille des choux à votre table !
Facile et rapide à
préparer, une poêlée aux bouquets de choux Daubenton et poisson, sera un
excellent et sain déjeuner.
Pour 2
personnes : environ 600 g de
Dans une sauteuse,
mettre une c. à soupe d’huile d’olive.
Faire chauffer à
grand feu, puis jetez y les bouquets de chou : laissez suer les bouquets
en les retournant fréquemment.
Couvrez ensuite la
sauteuse. Baisser le feu.
Laissez cuire
doucement 10min en tournant régulièrement.
Ajoutez l’ail émincé, salez, poivrez, puis laissez cuire 5 min.
Sur le lit de légumes
bien chauds : posez délicatement les filets de poisson.
Couvrez, laissez
cuire très doucement 10min (à peine) à l’étouffée: la chaleur des légumes, plus la vapeur formée cuisent très vite les minces filets de poisson: trop cuit, le poisson devient sec et caoutchouteux...
Ajoutez le persil,
laissez chauffer 5 min.
Servez et
déguster aussitôt!
Vidéo
de Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
28 janvier 2008
Potimarron en flan à la noisette
Quel bonheur que ces
courges et potirons : ces légumes sont superbes au jardin, puis décoratifs
dans la maison, et ensuite excellents dans les assiettes. Les cucurbitacées
dans la brouette ne sont qu’une petite partie de ma récolte 2007 : au
milieu, les potimarrons. Ils sont pratiques, et en plus a portée de main car j’en ai quelques uns dans la cuisine…, ils
sont ainsi disponibles immédiatement quand pointe l’envie d’une soupe, d’un
gratin ou d’un dessert !
Mon dernier régal
orange : un flan moelleux, y pas mieux pour compléter en beauté un dîner
léger (soupe de légumes et bout de fromage, avec pain maison).
Pour environ 4 /5
personnes : 600g de potimarron épluché, 4 œufs, 35g 
Cuire les cubes de
potimarron à la vapeur ou avec très peu d’eau environ 15 min. Laissez égoutter
dans une passoire au dessus d’un saladier : ne jetez pas cette eau qui vous servira dans une
soupe. Ecrasez le potimarron en purée à l'aide d'une fourchette. Délayez petit à petit la fécule de pomme de terre
avec le « lait » végétal.
Ajoutez les deux, purées, celle de noisettes (que l'on achète, toute prête, en boutiques bio) et celle de potimarron ainsi que les œufs préalablement battus en
omelette. Mélangez bien le tout.
Versez dans un moule huilé, ou beurré.
Mettre au four, et
cuire au bain marie environ 45 minutes : le flan est cuit quand il est
doré et un peu monté, comme un soufflé (mais il redescend ensuite…).
Laisser refroidir avant de servir.
Précision: en fait, j'ai fait cette recette, pour le diner de samedi soir, avec 1k200 de potimarron. Le flan fut aussi très apprécié de mes fils à leur petit déjeuner de dimanche... et deux parts ont pris la route de chez mes parents. Comme dimanche midi, c'était galette frangipane (maison), nous avons fini, 48h après, les deux derniers (petits) morceaux ce soir!
Edit du 20 octobre: Grâce à Toinon, du forum de la Gazette des Jardins, je n'épluche plus mes potimarons!
De grands avantages à cela: pas de perte (donc plus de potimarron...) et une plus grande richesse en vitamines et béta-carotène (qui devient vitamine A dans notre organisme). Toutefois, pour cela il est IMPERATIF que votre potimarron soit acheté en production bio, ou provienne de votre jardin cultivé naturellement, les pesticides et autres sal...ies se concentrant sur et dans la peau !
Vidéo Floradiane sur M6 (récoltes dans les bois et cuisine des fleurs)
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !
21 janvier 2008
PIMPRENELLE Sanguisorba minor, recette cuisine
Sa saveur rappelle le
concombre et/ou la noix verte, avec une petite pointe d'amertume et
d'astringence. Ses petites et jeunes feuilles, parfument agréablement les beurres aux herbes, sauces froides (à base de
mayonnaise, crème fraîche, fromage blanc…), ou chaudes destinées à vos poissons
ou légumes vapeur. Cette charmante plante sera également très à l'aise sur vos tartines gourmandes.
La pimprenelle s’effeuille pour accompagner salades composées, crudités, les potages, omelettes ainsi que dans les marinades et les salades de fruits. Dans le cas de plats chauds, elle sera ajoutée de préférence en fin de cuisson ou au moment de servir, car la longue cuisson détruit en partie son délicat goût ainsi que la vitamine C dont ses feuilles sont riches.
La pimprenelle séchée perd beaucoup de son arôme, mais à la belle saison, vous pouvez la faire
congeler (en glaçons) ou macérer au vinaigre, ou elle développe alors tout son
parfum.
Il est préférable de récolter les jeunes feuilles (au coeur
de la plante) car en vieillissant elles
durcissent et deviennent coriaces.
Pour certaines personnes, c'est un condiment de peu d'intérêt : essayez donc en plein mois de janvier, dehors en pleine terre, d'aller récolter un bouquet de ciboulette, de basilic ou de menthe... Il n'y a plus personne ! La pimprenelle, ELLE, est toujours présente, et au coeur de l'hiver, nous apporte un peu de "verdure" fort agréable ... C'est presque une plante condimentaire des quatre saisons!
FROMAGE BLANC A LA PIMPRENELLE
Pour 4 pers. : 450 g de fromage blanc battu, un gros bouquet de pimprenelle, sel gris, poivre
Pour servir : pain de campagne et crudités telles carotte, panais ou céleri coupés en batonnets qui accompagneront parfaitement votre préparation à la pimprenelle.
Préparation: Effeuillez la pimprenelle : tenir la tige et faîtes glisser votre doigt en descendant et n'utilisez que ces feuilles .
Fouettez le fromage blanc, assaisonnez le et ajoutez la pimprenelle et la menthe si vous en mettez . Conservez au frais .
Servir accompagné des crudités et de tranches de pain de campagne légèrement grillé.
Le mélange herbes-fromage doit être fait quelques heures avant dégustation : la pimprenelle a ainsi le temps de développer son arôme.
L'été vous servirez ce fromage avec des tomates: la photo avec
tomates cerises est de l'été dernier... Il est évident que je n'ai pas
de tomate en ce moment dans mon jardin, et je n'achète pas les OVNIS
rouges vendus dans les grandes surfaces en ce moment !
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02 décembre 2007
Topinambours à la roquette
- En voulez vous
quelques uns ?
- Oh oui : nous
les mangerons ce soir !
Alors, par-dessus le
grillage, ma voisine me donne de beaux tubercules roses : des
topinambours.
Ces légumes,
souvent consommés cuits de multiples
façons, sont aussi très agréables crus. D’ailleurs, que des avantages à les
consommer ainsi : en cette grise saison, ils enrichissent la palette, un peu limitée, des crudités hivernales,
nécessaires pour une bonne santé, telles carottes, chou, radis noir (violet ou
blanc), et ainsi, ils ne provoquent pas de flatulences…
Cru, le topinambour
très doux de goût peut-être servi seul ou en compagnie d’autres crudités, ou
garnitures avec toutes les fantaisies dans les assaisonnements qu’il vous
plaira d’imaginer.
SALADE DE TOPINAMBOURS
A LA ROQUETTE
Pour 4 pers :
500g de topinambour, un bouquet de roquette, un citron, huile de colza (riche
en Oméga3), vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des
Charentes, sel gris (de l'île de Ré...).
Garniture :
100g de fêta, une douzaine de filets d'anchois.
Epluchez et râpez les
topinambours. Arrosez aussitôt avec le jus du citron, sinon ils s’oxydent très
vite : au lieu de rester blancs, ils prennent une couleur brunâtre.
Ciselez finement la
roquette.
Préparez une
vinaigrette un peu relevée.
Mélangez tous les
ingrédients et dégustez, accompagné d’une bon pain de campagne.
VARIANTES (très soigneusement testées en famille...) :
1 -
Topinambours, tendres feuilles d’épinard, roquefort, huile de noix (également
riche en Oméga3), vinaigre de cidre, sel gris de mer, poivre.
2 – Topinambours,
mâche, un peu de betterave crue de préférence, cerneau de noix, huile de noix,
vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des Charentes, sel gris, poivre.
Là, le jus de citron est superflu, car la betterave colore les topinambours…
3 - Topinambours, carottes, trois citrons, olives noires, œufs durs, un peu de persil, huile d’olive (Oméga6), sel gris, poivre.
4 – A vous de jouer, et régalez vous !!!
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !


