28 mai 2009
Beauté, cuisine, jardin, santé: des plantes tous usages!
Dans la revue Plantes & Santé
de Juin, ma chronique "Jardin médicinal" est consacré à la bardane, une
superbe plante fort utile, entre autres, pour la douceur de notre peau
et de nos cheveux.
Dans le n° de juin de Biocontact (distribué
gratuitement en boutiques bio), vous me retrouverez avec un article sur
la beauté naturelle, comportant conseils et recettes.
Et puis, avant l'été, vous pouvez me rencontrer:
Samedi 30 mai 2009:Marché aux fleurs - Place des Victoires - 92600 Asnières-sur-Seine - Renseignements
Samedi 6 juin - Centre commercial Docks76 - 76000 Rouen - Renseignements
Si vous souhaitez offrir mon livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes", comme cadeau de fêtes des mères, ne manquez pas de l'apporter avec vous pour le faire dédicacer !
12 février 2009
Aspro-Pnp: bonne nouvelle pour les purins et décoctions de plantes !!!
COMMUNIQUE
Nouvelle étape: le Sénat reconnaît les PNPP (Préparations Naturelles Peu Préoccupantes),
alternatives aux pesticides.
A l'occasion de la discussion sur la loi « Grenelle I », les Sénateurs viennent d'adopter un amendement à l'article
28 visant à faciliter les procédures d'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des Préparations Naturelles
Peu Préoccupantes (PNPP).
Les Associations et tous les signataires des pétitions adressées à Bruno SIDO (rapporteur du projet de loi) –
plus de 8000 signatures en ligne et 500 signatures par courrier – se félicitent d'avoir été écoutées. Le même
Bruno SIDO a déclaré: «... un amendement qui m'a valu d'être submergé de dizaines de milliers de mails
identiques...(sourires)...Mais j'ai compris le problème qu'évoquaient les auteurs de ce message et c'est pourquoi
j'ai proposé à la Commission d'émettre un avis favorable ».
Un décret doit cependant encore voir le jour.
Il prévoit malheureusement, dans sa rédaction actuelle, de renvoyer à une procédure européenne lourde,
coûteuse, longue et inappropriée qui privera la majorité des PNPP de toute possibilité d'accès au marché. Ce
décret est donc en complète opposition au texte de loi « Grenelle I » cité précédemment.
Rappelons qu'il s'agit de préparations naturelles peu préoccupantes et qu'il n'y a donc pas lieu d'appliquer les
mêmes procédures que pour les pesticides chimiques.
La loi « Grenelle II » pourrait aggraver encore cette menace: le projet actuel impose un agrément et une
certification pour toute vente, utilisation ou communication concernant les produits phytopharmaceutiques, sans
aucune dérogation pour les PNPP. Les jardiniers n'auront-ils plus le droit d'utiliser ou même de s'échanger la
recette du purin d'orties au prétexte qu'il ne rentre pas dans les normes du règlement européen ?
Nous restons convaincus que les députés suivront le vote du Sénat.
Nous interpellons à nouveau le gouvernement et nos élus pour que cet amendement soit traduit clairement et
concrètement dans ses décrets d'application et dans la loi « Grenelle II » et qu'il soit publié dans une forme qui
permette la mise sur le marché effective des PNPP. C'est le voeu émis par les consommateurs, les agriculteurs,
les jardiniers, les collectivités locales et tous les défenseurs de nos milieux vivants.
Nous restons vigilants pour que, malgré le vote des Sénateurs, un décret et la loi « Grenelle II » ne viennent
assassiner définitivement les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes.
Le 10 février 2009,
L'ASPRO-PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants)
Nature et Progrès
La Confédération Paysanne
L'Association des Amis de l'Ortie
Les Amis de la Terre
Le Syndicat de l'Agriculrure Bio-Dynamique
Contacts:
Vincent MAZIERE: 02.50.69.10.75 / 06.82.82.58.13
J.François LYPHOUT: 05.53.05.28.44
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Donc, même s'ils ne sont pas acceptés avec joie... ces produits de traitements naturels sont tolérés par la législation Française!
Ce qui ne doit guère plaisir aux groupes mondiaux vendant, très cher, des traitements pur chimie: pensez donc, quand on fait ses traitements naturels, tels les purins et autres décoctions, cela ne coute que de l'eau (de pluie de préférence) et le temps d'aller chercher ortie, consoude et autre achillée dans la nature !!!
La nature, le jardinier et tous ceux mangeant les produits d'un jardin traité avec ces préparations naturelles en tirent, par contre, un immense bénéfice pour la santé... et le porte-monnaie !
Vous trouverez quelques uns de ces traitements, efficaces et très faciles à réaliser, ici sur ce blog, et là sur mon site Cuisiflor
Vidéo : Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
04 février 2009
Galette de pain farine de châtaigne et noix
Pour ces délices énergétiques, pures et UTILES gourmandises, car parfaites au démarrage d'une journée bien remplie, prévoyez:
100g de farine de
châtaigne, 50g de « farine » (poudre) de noix , 250g de farine
de blé, 100g de farine de seigle, 1 c. à café rase de sel, , 1 c. à soupe de sucre complet, 2 c. à soupe
de levain fermentescible (ou 1 sachet de levure boulangerie), 350 ml eau tiède.
Variante : 150g de farine de châtaigne OU 150g de farine de noix, 100g de flocons de son d’avoine, 250g farine de blé, 1 c. café rase de sel, , 1 c. à soupe de sucre complet, 2 c. à soupe de levain fermentescible (ou 1 sachet de levure boulangerie), un yaourt au lait de brebis, 200 ml eau tiède.
Tous ces ingrédients se trouvent, facilement, en boutiques bio.
Dans un petit
récipient mélanger la levure avec sucre, laissez gonfler avec 1 cuillère à
soupe d'eau tiède, pendant 10 minutes.
Si vous préparez la
pâte a la main : Mélangez tous les ingrédients, jusqu'à obtenir une pâte
souple mais non collante.
Formez une boule.
Laissez reposer la pâte pendant une heure.
Sur la table farinée,
roulez la pâte en forme de boudin : coupez en 8 morceaux.
Avec un rouleau à
pâtisserie, étalez très finement (croustillant) ou sur un petit centimètre
d’épaisseur (galettes moelleuses).
Cuire ces galettes environ
2min de chaque coté, dans une poêle très chaude, sans matière grasse. Quand les
galettes commencent à boursoufler, les retourner, puis attendre que le deuxième
côté forme aussi des boursouflures : les galettes sont alors cuites. Si
vous appréciez le pain plus croquant, il est possible laisser cuire un peu
plus,à feu très doux jusqu'à ce qu’elles soient un peu dorées et croustillantes.
Dégustez tiède ou
froid, avec confitures, pâtes à tartiner et autres chocolats, au petit déjeuner
et à tous moment de la journée.
Mes fils (20 et 24
ans), jeunes et minces, s’en régalent au goûter ou en guise d’encas
nocturne : moi, moins jeune et plus ronde… me contente de les apprécier au
petit déjeuner !!!
A noter : Les proportions sont prévues pour 4 personnes. Ce pain inratable se conserve deux à trois jours enveloppé dans un torchon, et peut être passé au grille-pain.
-- La pâte peut-être
pétrie en machine à pain : dans le fond de la map, versez l’eau et yaourt
s’il y a, ajoutez le sel, versez les farines, puis la levure en dernier lieu.
Lancez le programme pâte levée. Quand la pâte est prête (environ 1h30, suivant machines), sortez de la MAP et préparer les galettes puis les cuire.
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Livre "Mes bonnes plantes et
mes bonnes herbes"- Pierrette
Nardo-Floradiane
09 décembre 2008
Dédicace livre Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes
Petit rappel pour les Charentais... et limitrophes (Surgères est à 25 min de Niort...)
Samedi 13 décembre 2008, à partir de 15h, Séance dédicace de mon livre :
"Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
La librairie des thés 8 rue Bersot 17700 Surgères tél: 09 60 00 35 13
Ce sera aussi l'occasion de papoter autour d'un tasse d'excellent thé: la libraire, amoureuse de cette mythique boisson (tout autant que des livres...) cumule un adorable salon de thé, salon de lecture et librairie, dans une rue piétonne en plein cœur de Surgères! Vous pourrez vous garer à proximité: place du château, à côté d'un parc ou vous pourrez faire une jolie promenade: église romane a visiter et plaisir des yeux avec superbes bâtiments ayant défié les siècles (abritant, l'un la mairie, l'autre la bibliothèque et le 3ème des services administratifs).
29 novembre 2008
Livres utiles et cadeaux de noël
En cette période d’achats de futurs cadeaux, faites vous plaisir et
faites plaisir autour de vous avec des livres autant utiles qu’agréables à
lire.
Logique, je commence par mon premier livre, tout récemment sorti :
-- comment les cultiver naturellement au jardin avec conseils bio,
-- leur utilité côté bien-être,
-- leurs multiples utilisations pour une cuisine inventive, tout autant
qu’économique,
-- les usages pour une beauté naturelle,
Pour un quotidien nature et bio, chaque fiche plante propose de
nombreuses RECETTES dans ces domaines abordés.
Anecdotes historiques,
légendaires ou peu connues révèlent la personnalité, parfois bien cachée, de ces plantes, à faire pousser, souvent très facilement, au
jardin, ou a récolter dans la nature, afin de profiter largement de leurs bienfaits.
« Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes » permet économiquement et écologiquement de découvrir et d’utiliser, très largement, les vertus des plantes au quotidien : le persil n'est pas qu’un décor d'assiette !
Sur France Info du 30 novembre, Joël Avril parle de "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" podcast à écouter
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Ensuite,
un ouvrage de mon amie Sylvie Hampikian, experte en pharmaco-toxicologue, elle est également conseillère et rédactrice
scientifique (pharmacie, phytothérapie, diététique, médicaments...). Cet ouvrage passionant, permet à tous jardiniers et
amateurs de plein air de soigner, naturellement, tous les bobos et petites
misères pouvant survenir dehors, de la coupure avec le sécateur à la chute de
vélo en passant par le gros rhume.
Vous pourrez aussi, un peu, m’y retrouver : la jardinière chapeautée soulevant une poubelle d’herbes, c’est moi ! Je suis aussi l’auteur de quelques photos de traitements naturels avec les plantes…
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En
fin, un petit ouvrage indispensable lorsque vous faites vos courses, afin de
savoir ce que vous achetez… Très clair, les additifs sont classés par famille de couleur: verts (peu nombreux...), ce sont les ajouts naturels, tels du jus de betterave en guise de colorant. Orange, mieux vaut éviter les préparations qui contiennent des additifs de cette famille, quand à ceux de la famille rouge, stop... il est fortement conseillé de... choisir autre chose !
Facile à glisser dans le sac à main, il vous évitera l'empoisonnement avec les nombreux additifs, toxiques reconnus, trop présents dans l’alimentation…
28 octobre 2008
Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes
Ça y est, mon premier livre est édité !
Pour un quotidien
nature et bio, « Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes », éditions
Rustica, vous invite à
découvrir les utilisations surprenantes de plantes souvent très connues.
Ce livre présente les différentes facettes d’une centaine de plantes :
-- comment les cultiver naturellement au jardin (conseils bio),
-- leur utilité côté bien-être et santé,
-- leurs multiples utilisations pour une cuisine inventive, tout autant
qu’économique,
-- les usages pour une beauté naturelle,
Chaque fiche plante propose de nombreuses recettes bio
dans ces 4 domaines abordés. Des
anecdotes historiques, légendaires ou peu connues complètent cette
présentation originale.
Cet ouvrage représente une vie de passion végétale et de pas mal
d'essais: jardinage, cuisine et recettes beauté/santé ayant commencé
dès mon adolescence... il y a plus de 40 ans! Toute petite, mes
parents nous ont appris à jardiner (je suis l'ainée de 5 enfants) et
emmenés dans les champs et les bois pour quelques récoltes (champignons
et autres plantes).
Adolescente, je confectionnais mes soins beauté/santé: mes
parents, après parfois quelques sourires..., m'achetais les produits
(par ex. du son en sac de 25 kg chez le boulanger...) ou les plantes
que je ne trouvais pas dans le jardin familial ou la campagne proche.
Les recettes santé/beauté de ce livre, utilisées au quotidien depuis plusieurs décennies, sont réalisées avec des plantes et quelques produits simples et naturel,présents dans la plupart des cuisine tels huile d'olive ou de tournesol, crème fraîche, œufs, son de blé ou d'avoine, fruits...
Pour ce livre, j'ai ouvert un autre blog, entièrement dédié aux échanges, suite à sa lecture. N'hésitez pas à m'y poser vos questions, faire vos critiques et autres commentaires, uniquement liés à cet ouvrage, sur Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes
Vidéo Floradiane sur M6 dans 100% mag legumes anciens et fleurs comestibles
27 septembre 2008
Bégonia en cuisine

Texte chronique radio "Minute nature et bio" sur Hélène FM
Avant que les premières gelées ne vous les enlèvent,
profitez de vos bégonias, somptueux en cette fin septembre, pour faire une récolte de feuilles et de fleurs à
déguster.
RISOTTO AU
BEGONIA ET CABILLAUD
Pour 4 pers.:
Temps de préparation : 10 min – Cuisson 30 min environ
Lavez fleurs et feuilles de bégonia.
Dans la matière grasse choisie, faites blondir l’oignon finement coupé, puis
ajoutez y le riz.
Quand le riz devient trouble et prend un peu de couleur, ajoutez le fumet de
poisson en mélangeant, puis les feuilles de bégonia.
Cuire 7/8 min, puis ajoutez le cabillaud coupé en gros dés, salez et poivrez au
goût
Continuer la cuisson 10 min en ajoutant un peu de bouillon si nécessaire, puis
mettez les fleurs de bégonia à cuire dans le riz.
A la fin de la cuisson, le riz doit être sec mais gonflé et moelleux.
Ajoutez alors l’emmenthal et servir aussitôt.
A noter : Les bégonias à feuilles bronze et fleurs rouge sont plus prononcées
en goût que les blanches.
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Vidéo de Floradiane sur M6 dans 100% mag
Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
19 avril 2008
PANAIS Pastinaca sativa
Légume « ancien
et oublié » le panais ? Allons donc : gamine j’en ai
régulièrement mangé chez mes parents, de même que le rutabaga, les topinambours ou
les crosnes. Pourtant il ne me semble pas être une « antiquité », enfin…
c’est mon impression !
AU FIL DES SIECLES : Le panais sauvage, qui
existe sous de nombreuses formes indigènes en Europe était connu des gourmets
Gréco-romains. L’empereur Tibère (42 av. J.-C. / 37 ap. J.-C.) en raffolait et
faisait venir chaque année d’Allemagne, ce légume racine poussant à profusion
dans la vallée du Rhin. Cependant, le nom latin de pastinaca désignait autant le panais que la carotte, créant une
confusion entre les deux légumes, difficile à différencier dans les textes
anciens. Au début de notre ère, Athenaeus, grammairien et érudit Grec, estimait
qu’il s’agissait de la même plante. Galien, son contemporain, tentera de
corriger la situation en donnant à la carotte, le nom de Daucus pastinaca, mais la confusion ne sera totalement dissipée
qu’avec Linné (XIXe siècle), qui attribuera au panais un genre botanique
propre.
La culture du panais
est imposée par une ordonnance de Charlemagne. De ce fait, le panais, courant,
sera au Moyen Âge un aliment de base, abondamment consommé. Ce légume qui
figure dans quelques recettes (soupes, ragoûts…) du « Viandier » de
Taillevent est utilisé de multiples façons.
Sous le règne de Louis
XIV, Mme de Créquy dans ses « Souvenirs», nous informe que la Princesse Palatine
En Europe, le panais
continuera d’être consommé, surtout par les anglais qui en ont toujours été
friands. En France, après avoir été un peu « oublié », surtout de la
grande distribution, le panais ennoblit par quelques grands cuisiniers, retrouve
le chemin de la cuisine du quotidien.
CÔTE JARDIN : Les graines de
panais ne sont fertiles que pendant une très courte période, chaque année, il
faut donc s’en procurer des fraîches. Il est possible de produire ses propres
semences en transplantant, au printemps, quelques beaux panais de la récolte
précédente. Leur floraison et montée à graines sont spectaculaires, la plante
atteignant deux bons mètres de hauteur.
A NOTER:
Le panais peut avoir un effet photosensibilisant. Il est prudent de ne pas y
frotter les bras nus par temps ensoleillé.
Semis et plantation : Semez de mars à début
juillet. La levée, parfois capricieuse, s’effectue en 15 jours environ. Au
stade de 2 à 3 feuilles éclaircir pour conserver un plant tout les 15 à 20 cm.
Sol/Exposition : Il apprécie les sols
profonds, frais, riches en humus, avec une légère préférence pour les sols
calcaires. Comme pour la plupart des légumes racines : pas de fumures
fraîches qui occasionnent de la pourriture. Le plein soleil ou la mi-ombre lui
conviennent.
Problèmes : Le panais est peu sensible à la
mouche de la carotte (évitez cependant, comme pour les carottes, de laissez les
plants arrachés, après l’éclaircissage, a proximité de la plate-bande). Une
maladie cryptogamique spécifique : le chancre du panais (Itersohilia
pastinacae), provoque de profondes fissures et tâches noires au sommet des
racines, qui peuvent pourrir (touche surtout les semis précoces).
Récolte : Le panais est plus sucré après les
premiers gels. Il peut être conservé en terre (recouvert d’un paillis) ou en
silo.
Arrosage et engrais : Arrosez régulièrement au
début de la croissance et diminuez dès que les racines grossissent. Le panais
est une plante assez vorace mais qui peut se contenter de sols ordinaires. Le
varech (goémon), enfouit à l’automne, lui convient fort bien.
Dans le temps… Ne pas ressemer de panais au même
endroit avant 4 ans.
JARDIN NATUREL : A titre préventif contre le
chancre, faites quelques pulvérisations de purin d’ortie et/ou de décoction de
prêle. En fleur, le panais, qui peut atteindre 2 bons mètres de hauteur, attire de nombreux insectes butineurs, ainsi que les pucerons... et des oiseaux ravis de ce "garde-manger" bien garni !
Plantes compagnes : Le panais s’entend bien avec les tomates, oignons, et petit pois.
Le panais à table, recettes: Panais en salade fleurie, Poêlée de panais épicée
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
05 avril 2008
RUE OFFICINALE Ruta graveolens
Moi, je l'apprécie et m'en sert également en cuisine, voir ICI sur mon site Cuisiflor.
D'accord, très fortement aromatique, elle ne fait pas l'unanimité
auprès de tous les nez... et alors : tous le monde n’aime pas non plus les
fraises ou les roses ! Alors qu’une foule de plantes gourmandes et goulues
exigent nourriture et boisson en permanence, ELLE très facile à vivre, ne
demande rien, juste une place…, et en plus, elle vous servira pour limiter les populations de pucerons !
CÔTE JARDIN : Cette mal aimée de
quelques jardiniers, pourtant bien belle, rend d’importants services, au jardin qui lui, apprécie la rue, tout comme
les abeilles !
Les 2 variétés les plus courantes sont
"Jackman's Blue"vert foncé bleuté et "Variégata" aux
feuilles mouchetées de blanc crème.
Attention : La sève de cette plante est photosensibilisante : risque de brûlures de la peau après contact sur la peau nue et exposition solaire. Porter des gants pour la manipuler, et évitez la rue dans un jardin avec de jeunes enfants.
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
Semis et plantation : Le semis intérieur ou en serre chauffée se fera en
février/mars. Semez à l’extérieur, en caissette ou en pleine terre en avril.
Les graines germent facilement. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, repiquez en
godets. La mise en place définitive aura lieu en mai. La rue se bouture en été
et marcotte facilement : il suffit de faire toucher terre aux branches, et de
séparer du pied mère dès que c'est bien enraciné.
Sol/exposition : Elle préfère un sol léger, sableux, pierreux, calcaire, peu
importe, elle n’est pas difficile. De part ses
origines, cette plante préfère tout de même les situations ensoleillées, mais
tolère une ombre légère.
Problèmes : Rares, la rue qui attire cependant la mouche blanche pourra
servir d’indicateur dans une serre. La plante se ressemant facilement, c'est
une sage précaution que de coupez rapidement les tiges fleuries.
Pouvant
atteindre près de 80 cm
de haut, la rue supporte bien la taille (au début du printemps) qui est même
conseillée pour garder une jolie forme arrondie à la plante et faire de
belles bordures. La taille favorise rapidement l'apparition de nouvelles
pousses.
Arrosage et engrais : Elle apprécie un sol profond et très bien drainé,
peu ou pas d'arrosages. L’engrais ne lui est pas nécessaire.
Dans le temps… Vivace aux feuilles
persistantes, la rue supporte vaillamment des températures allant jusqu'à – 15°
JARDINAGE NATUREL: Bien que très appréciée des abeilles et des papillons lorsqu'elle est en fleurs, la rue, de par ses composés puissants, est
répulsive contre quelques insectes. Elle éloigne les mouches et semble être
aussi nématicide. Il lui est attribué aussi la réputation, quelque peu usurpée,
d’éloigner les chats : régulièrement, aux beaux jours, je surprends
des matous couchés à l’ombre des deux magnifiques pieds de rue
poussant dans mon jardin…
Plantes compagnes :
Traditionnellement, la rue était plantée sous les figuiers par les
Anciens; ce mariage semblait diminuer l'amertume de cette plante surnommée « l’herbe de
grâce ».
Traitement : La rue fait fuir les
pucerons, alors, ne vous en privez pas (les rosiers, près desquels elle pousse
en sont généralement indemnes).
Recette: Avant que les fleurs montent en
graines, mettre environ un kilo de rue dans 10 litres d'eau. Laisser macérer
pendant une dizaine de jours et filtrer ce purin qui se conserve plusieurs mois
dans un récipient bouché. Pour traiter, diluer 200 ml de purin pour un litre d'eau et pulvériser sur les
feuillages, de préférence le soir. Renouvelez tous les 3 ou 4 jours, si des
pucerons résistent. Pour renforcer l’efficacité de la rue, ajoutez une grosse
poignée d’absinthe ou de tanaisie à la rue et laisser macérer comme indiqué.
Vous
pouvez aussi ajouter une c. a soupe de savon noir liquide bio, par litre de dilution,
au moment de traiter.
Et puis, c'est toujours bon a savoir...: Dans les Abbruzzes (Italie), la rue fournissait un talisman contre les
sorcières : on cousait des feuilles de rue dans une petite bourse portée cachée
sur la poitrine.
En frottant le plancher de sa maison avec cette plante, on était sûr de chasser
les sorcières (et certain de faire fuir les puces réfugiées entre les lattes de
parquet !).
Vidéo de Floradiane cuisinant et récoltant des plantes sauvages,sur M6 dans 100% Mag
27 février 2008
Crosne du Japon (Stachys affinis bunge)
Ce
curieux petit légume tire son nom de la commune de Crosnes (Essonne), où
il fut cultivé pour la première fois, en 1882 par Auguste Pailleux et Désiré
Bois. Dès la fin février (suivant régions...), jusqu'à fin avril (sous réserve de trouver encore de
la semence) vous pouvez planter ce délicat légume. Mettre en terre, trois
tubercules par trou, à une profondeur dune vingtaine de cm. Ces poquets seront espacés de quarante cm. Si vous en faites
plusieurs rangs, laissez une soixantaine de cm entre
chaque.
Le crosne apprécie les terres un peu fraîches et bien fumées. En
période de sécheresse, il sera nécessaire d’arroser pour obtenir une belle
récolte.
Je paille (vraie paille, ou broyats de divers végétaux), ce qui
empêche le développement des herbes non souhaitées, et en maintenant l'humidité
plus longtemps limite les arrosages. Les plantes adultes forment des touffes
d’une quarantaine de cm de hauteur et ressemblent à la menthe sauvage, sans le parfum. Désolée,
j’ai oublié de les photographier à ce stade de leur végétation…
Buttez les touffes
fin août/début septembre, c’est alors que les tubercules se développent. Ne
binez pas autour des plantes, car à ce moment là, vous abîmeriez les crosnes
qui poussent horizontalement autour du pied mère. C’est en effet le long des
racines que se forment ces rhizomes tubéreux en forme de chapelet, et de
couleur blanc nacré.
Récoltez ensuite en
fonction de… votre gourmandise, quand le feuillage se desséchera, de fin
novembre à février. Ne récolter que la quantité nécessaire pour un repas car
ces délicats et petits tubercules se déshydratent très vite et ne se conservent
que peu de temps une fois arrachés. Hors période de gel, je les arrache le
matin pour le déjeuner, voir la veille (en fin d’après midi).
Les crosnes peuvent
devenir quelques peu envahissants : lors de l'arrachage, le moindre petit
rhizome resté en terre redonnera un nouveau pied, avec beaucoup de crosnes...
Vous pouvez, à leur début de végétation, déplacer ces jeunes pieds pour les
repiquer en rang ordonné…
Les crosnes sont ensuite simplement
lavés à plusieurs eaux, leur peau très fine étant mangée. Faites cela en les laissant dans une passoire, la terre partant avec l'eau lorsque vous sortez la passoire du liquide.
Ces tubercules dont
la douce saveur rappelle celle de l'artichaut seront consommés cuits a l’eau
salée et servis avec un morceau de beurre : c’est ainsi qu’on apprécie au mieux
la finesse de leur goût. En cours d’été, j’utilise aussi une partie de leurs
feuilles, crues en salades ou cuites avec d’autres végétaux pour des terrines
de verdure.
Vidéo: Floradiane sur M6 dans 100% mag


