13 novembre 2009
Bienvenue
Bienvenue sur le blog de Pierrette Nardo, alias Floradiane.
Ici, des sujets allant du jardinage (naturel et sans poison...) aux créations artistiques en passant par la cuisine et les soins de beauté...
Le lien dans tout ça ?
LES PLANTES!!!
24 juillet 2009
Protéines de soja texturées aux fleurs du jardin
Généralement vendu en boutiques bio, (à côté de la levure maltée dans ma boutique habituelle...), les protéines de soja texturé (PST), sont présentées en morceaux (dit "gros") ou en miettes dites "émincées". Sèches et se conservant longtemps, les protéine de soja texturées, en remplaçant la viande comme source de protéines, permettent de réaliser une foule de recettes complètement végétales, facilement équilibrées.
Avec quelques condiments du jardin et des protéines de soja, une agréable petite recette sans viande: légère (les protéine de soja ne sont PAS grasses) et vite faite, elle est parfaite pour les beaux jours d'été.
Ingrédients pour 4/5 personnes : 200 g de protéines de soja texturé (gros), 500 g d'oignons blancs (avec le vert) ou de ciboule, une poignée de fleurs de ciboulette, une dizaine de fleurs de souci, huile d'olive, une tranche de galanga (frais ou sec), sauce Soyou ou Tamari, bouillon de légumes (environ un demi litre), un petit verre de vin blanc sec.
Mélangez un verre d'eau froide, une c. à c. de Tamari et le vin blanc: en couvrir le soja. Laissez gonfler environ 15 min. Lavez et préparez les oignons verts. Séparez le blanc du vert des oignons : émincez les bulbes blancs, et ciselez le vert. Faire fondre doucement la partie blanche des oignons dans une poêle avec un peu d'huile. Ajoutez les protéines de soja et le morceau de galanga.
Versez un peu de bouillon de légumes. Couvrir et laisser cuire 10 minutes.
Ajoutez le vert des oignons ainsi que les fleurs de ciboulette. Assaisonnez suivant votre gout avec un peu de sauce soja ou du Tamari. Ajoutez du bouillon si nécessaire, de façon à ce qu'il y ait un peu de sauce. Laisser cuire encore 10 minutes. Ajouter les pétales de souci, mélangez délicatement. Servez en compagnie de légumes tels des tagliatelles de courgettes : cela reste un repas diététique et cependant très gourmet.
Variante printanière: au lieu d'oignon vert, utilisez de l'aillet. Ce délicieux ail vert du printemps quitte facilement le traditionnel chevreau pour tenir compagnie à ces protéines de soja et vous offrir une gouteuse poêlée!
Je ne suis pas végétarienne, toutefois, je ne me consomme pas de viande tous les jours. Ce type de recette est bien appréciée de mes fils comme de leur père, car ils conçoivent difficilement un repas sans viande, surtout plusieurs jours de suite... et ce genre de préparation passe fort bien !
Livre « Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes » - Pierrette Nardo alias Floradiane
23 mai 2009
Fleurs comestibles au jardin - 3
Allez y sans crainte : les gelées ne sont plus a craindre et vous pouvez semer, ou planter, tout ce qui vous fait envie !
ANNUELLES :
Anchuse (Anchusa azurea blue Angel)
Amaranthe queue de renard (Amaranthus caudatus) : fleurs, jeunes feuilles, graines
Bégonia (Begonia
semperflorens, Begonia tuberhybrida ) la plupart de ceux cultivés en France sont comestibles,
cependant, une soupe faite avec le superbe Bégonia Rex revient un peu
chère : fleurs, feuilles
Bourrache (Borago
officinalis) à fleurs bleues, roses
ou blanches : fleurs, feuilles, graines
Capucine (Tropaeolum
minus, T. majus, T. tuberoseum) : boutons, fleurs, graines, feuilles, et racine de la tuberoseum
Courgette (Cucurbita pepo): fleurs, fruit
Chrysanthème
comestible (Chrysanthemum coronarium) est le « chrysanthème/légume »
des Asiatiques. La plupart des
chrysanthèmes cultivés dans nos jardins sont comestibles... mais tous ne sont
pas bons au goût… :
fleurs et jeunes feuilles, boutons floraux
Coquelicot (Papaver rhoeas): pétales,
graines, jeunes feuilles, fruits verts
Hibicus (Hibiscus sabdariffa, Hibiscus esculentus) les feuilles et jeunes pousses du sabdariffa sont consommées
ainsi que les fruits de l’esculentus, qui est connu sous le nom de
« Gombo ». En France, ces plantes seront cultivées comme les
tomates : tous ont des fleurs comestibles
Œillet d’inde (tagete) plusieurs variétés sont
appréciées en gastronomie. Arôme d’agrumes avec tagete signata et d’anis avec tagete
Lucida, vivace en climat doux. En Charente
Maritime, j’ai fréquemment des pieds de Lucida qui durent 2/3 ans: fleurs,
feuilles
Pensée (viola)
si facile à cristalliser au sucre: fleurs
Pavot (papaver somniferum): pétales, graines
Pourpier à grandes
fleurs (Portulaca grandiflora):
fleurs, feuilles, graines, racines
Souci (Calendula officinalis) illumine les aliments et les enrichi en bêta carotène: fleurs, boutons
floraux, jeunes feuilles
Tournesol (Helianthus annuus): boutons floraux,
pétales, capitules, graines
BISANNUELLES :
Les pâquerettes, pensées, primevères, myosotis, œillets mignardise, des
fleuristes ou de poète, monnaie du pape… bien que pouvant être vivaces pour la
plupart, sont souvent cultivés en « bisannuelles ». On les sème en été, pour les mettre en place
à l’automne. La floraison a lieu l’année suivante et les plantes sont arrachées
ensuite, car généralement, leurs floraisons sont moins généreuses les années suivantes.
Angélique (Angelica
archangelica) peut être vivace si on l’empêche de fleurir, la floraison
signant son arrêt de mort: fleurs, racines, feuilles, tiges, graines
Campanule à
grosses fleurs (Campanula medium), Campanule à
feuilles de pêcher (Campanula
persicifolia), Campanule à large feuilles (Campanula latifolia) : fleurs et jeunes feuilles de la plupart des campanules sont consommées, ainsi
que la racine pour
Cette liste, limitée
aux plantes fleuries les plus courantes, offre un superbe jardin fleurissant
sur une très longue saison. Ces fleurs, a cuisiner
fraîches, au rythme des saisons, seront aussi séchées ou conservées (huiles,
vinaigres, séchage, congelées…) pour être dégustées toutes l’année. A l’intérêt
de varier les végétaux consommés (source de santé) et au très réel plaisir
gustatif, les fleurs ajoutent une indéniable poésie visuelle, magnifiant votre
cuisine gourmande. Bon appétit… et régal
des yeux !
25 juillet 2008
BEIGNETS DE CONSOUDE sur M6 !
Pendant 2 jours,
une journaliste de M6 est venue à Saint Mard pour l’émission 100% Mag.
Le
résultat de ce tournage passera à l’automne : je ne connais pas encore la
date de ce passage à la télévision… dès que j’en serai informée, ce sera
transmis sur ce blog !
Hier, j'ai été filmée dans
mon jardin, puis dans les bois pour une récolte de plantes sauvages :
consoude, ortie et reine des prés, afin de préparer un repas.
Au menu de ce jour:
Beignets de consoude, Tarte à l’ortie et au chèvre (recette ICI, sur mon site Cuisiflor) accompagnée d'une salade de pourpier aux fleurs de mauve, et des Croquants à
la reine des pré en guise de dessert. Les boissons de l'apéritif furent du vin de marguerite 2006 et du vin de pissenlit 2008: ces fleurs alcoolisées naturellement (a ne pas abuser...) détendirent vite l'atmosphère face à la caméra filmant tout le repas.
Facilement et vite
fait, les beignets de consoude peuvent être dégustés de fin mars à l’automne,
tout comme l’ortie sous diverses formes.
Pratiquement, vous
faites une saine promenade dans les bois et en ramenez votre (vos…)
repas ! Consoude et ortie peuvent attendre 24h au réfrigérateur d’être
cuisinées (même si c’est toujours mieux de savourer le jour de la récolte). La
reine des prés, dont la période de récolte est courte, est très souvent
utilisée sèche.
Et maintenant, aux
fourneaux !
Pour 4 personnes, récoltez 24 jeunes feuilles de
consoude (au centre de la touffe, pas en fleurs), ce qui donnera 12 beignets.
Pâte à frire :
Mélangez farine, sel,
huile avec le liquide eau levure. La pâte doit être liquide, nappant tout juste
le doigt. Laissez lever au chaud, et hors des courants d’air, pendant une
heure.
Positionner les
feuilles de consoude dos à dos, par deux et appuyez un peu dessus :
elles s’accrochent et restent collées.
Trempez ces couples
de feuilles dans la pâte puis dans de l’huile bouillante. La cuisson se fait en
2 à 3 min. Servir avec sel et citron : les beignets de consoude évoquant
un peu le goût d’un filet de sole.
Ce repas familial,
qui sera diffusé sur M6, a pour but de faire découvrir la cuisine avec des
plantes sauvages.
Dans cette optique,
j’avais convié à cette dégustation, 3 personnes ne connaissant pas ce type de cuisine :
Sébastien et Christophe Coriton, respectivement directeur et rédacteur en chef de la radio Hélène FM ainsi qu’une nièce.
Malgré la caméra, qui a bloquée le naturel de mes fils…, le repas s’est déroulé… comme presque tous les repas : enchantés, les 3 invités sont repartis avec des croquants à la reine des prés et un morceau de quiche aux orties pour faire goûter à leurs amis !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane
08 mars 2008
Recettes et cuisine bio, c’est quoi ?
Et oui, que ce "cache" derrière ces mots : recettes bio, cuisiner et manger bio ?
Le bio est devenu à
la mode, c’est même une déferlante sur l’alimentation et les produits de beauté
au point que les grands groupes industriels (et bien chimiques…) s’y mettent,
(en partie, en partie seulement…), mais je m’égare !
CONCRÈTEMENT, la CUISINE BIO, çà consiste en QUOI ?
Du soja à tout
va ? Des légumes exotiques ? Des céréales venues d’ailleurs ?
Des recettes sans gluten, sans œuf, sans viande, sans lait, sans matières
grasse, sans… ? Des cuissons basse température ? Ne pas utiliser le destructeur mico-ondes ? Manger ses aliments crus ?
C’est tout cela,
vouiii, mais aussi VOS recettes familiales, appréciées depuis toujours.
Cuisiner bio, cela
suppose d’utiliser des aliments produits sans chimie, que ce soient légumes, viandes,
fruits, fromages, céréales...
Avec les dernières
connaissances en matière d’alimentation, conséquences d’allergies, occasionnés par les ajouts chimiques dans notre nourriture, une évolution dans la manière de s’alimenter est en marche… et différents
courants ont fait leur apparition, voir s’affrontent !
Alors, pour faire
simple, cuisiner bio, ce n’est pas nécessairement bouleverser votre façon de
vous alimenter, ni être végétarien, vous pouvez tout simplement cuisiner bio
avec vos recettes de famille : une blanquette de veau devient
"bio" si les ingrédients le sont, pareil pour une choucroute ou une
soupe de légumes.
Il y a une prise de
conscience alimentaire, car nous mangeons trop gras/salé/sucré et souvent trop
riche, avec des conséquences néfastes sur notre santé…
MAIS, ce n’est pas
une raison pour ajouter aux menus quotidiens un tas d’ovnis venus d’ailleurs et
de loin à grands frais de transport : pas écologique ça…
MAIS ce n’est pas une
raison pour retirer des menus quotidiens une foule d’aliments et d’ingrédients
« bien de chez nous », sous prétexte de manger bio : un morceau
de beurre frais (et bio…) sur des légumes bio cuit à la vapeur sont un plat
diététique… bio et bon !
Cuisiner bio, c'est juste utiliser des INGRÉDIENTS bio, en prenant conscience
que certains aliments sont plus ou moins bons pour notre corps, en suivant
le rythme des saisons, du pays ou l’on vit : pas de tomates ou de
courgettes en janvier ni de fraises en mars en France !
Cuisiner bio c'est
aussi cela: manger en saison, des
végétaux cultivés localement.
La viande, nous en mangeons souvent trop, deux fois par semaine, c’est
suffisant : il y a des protéines dans de nombreux autres aliments… mais,
une viande bio, raisonnablement dégustée, fait aussi partie d’un bon équilibre
alimentaire.
Les recettes sans blé, sans œufs, sans lait, sans viande, sans
gluten...etc sont des régimes alimentaires particuliers, devenus bio par
l'utilisation d'ingrédients bio.
Un AMALGAME semble s’être produit dans la tête, et la cuisine, de beaucoup de gourmets et on a tendance à assimiler le bio avec la diététique, ce qui n’est pas incompatible, mais ce sont deux choses différentes !!!
Il faut accorder une grande
importance à ce que nous mangeons, en suivant le rythme des saisons :
on ne se nourrit pas de la même façons en hiver qu’en été, suivant qu’on pratique une
activité physique intense ou que l’on reste toute la journée assis dans un
bureau.
Manger bio,
c’est choisir des légumes cultivés naturellement, sans aucun produit de
synthèse (pesticide, herbicide, engrais chimiques…), boire du lait de vache
broutant l’herbe fraîche (et pas nourrie aux farines de viandes…), apprécier un poulet rôti (sans hormone, élevé au grand jour, en picorant dehors herbes et grains sans chimie...).
Limiter les matières
grasses (même bio), la viande, les plats très salés et gourmandises trop sucrées (même au miel…), faire une grande part aux légumes et fruits, sont de simples règles d’hygiène de vie, hors
mode, sans doute nécessaire à rappeler, parce que les pubs et les grandes
surfaces alimentaires les font oublier… tout comme est oublié le rythme des
saisons.
Il y a plus de 2500 ans, Hippocrate disait déjà :
"Que ton aliment soit ton médicament",
tant il est vrai que, outre le plaisir de manger..., l'alimentation peut
aggraver ou soulager bien des maux.
Ce n’est cependant pas
une raison pour suivre tous les phénomènes de mode et tous les courants
alimentaires.
Pour résumer, l'alimentation bio suppose une cuisine 100 % naturelle : il suffit
de choisir des aliments de qualité, frais, de saison, bio et de les manger en quantités raisonnables (là, intervient la diététique...). On
trouve dans
déjà dans les supermarché allemands ou belges, des chips bio ou des éclairs au chocolat bio, cela va arriver en France, c'est bio, mais pas diététique !!!
P.S. : Je consomme, et j’apprécie aussi des aliments tels tofu, tempeh, quinoa, kombu et autres algues, azukis, tamari, umeboshi, « laits » végétaux et une foule d’autres : ils se sont simplement ajoutés aux recettes traditionnelles de ma belle France, pour une plus grande variété de plaisirs gustatifs.
Ci-dessous: confiture réalisée avec les fruits de mes rosiers sur un pain maison, le tout 100% bio, mais ce n'est pas une raison pour en abuser...
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane
02 décembre 2007
Topinambours à la roquette
- En voulez vous
quelques uns ?
- Oh oui : nous
les mangerons ce soir !
Alors, par-dessus le
grillage, ma voisine me donne de beaux tubercules roses : des
topinambours.
Ces légumes,
souvent consommés cuits de multiples
façons, sont aussi très agréables crus. D’ailleurs, que des avantages à les
consommer ainsi : en cette grise saison, ils enrichissent la palette, un peu limitée, des crudités hivernales,
nécessaires pour une bonne santé, telles carottes, chou, radis noir (violet ou
blanc), et ainsi, ils ne provoquent pas de flatulences…
Cru, le topinambour
très doux de goût peut-être servi seul ou en compagnie d’autres crudités, ou
garnitures avec toutes les fantaisies dans les assaisonnements qu’il vous
plaira d’imaginer.
SALADE DE TOPINAMBOURS
A LA ROQUETTE
Pour 4 pers :
500g de topinambour, un bouquet de roquette, un citron, huile de colza (riche
en Oméga3), vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des
Charentes, sel gris (de l'île de Ré...).
Garniture :
100g de fêta, une douzaine de filets d'anchois.
Epluchez et râpez les
topinambours. Arrosez aussitôt avec le jus du citron, sinon ils s’oxydent très
vite : au lieu de rester blancs, ils prennent une couleur brunâtre.
Ciselez finement la
roquette.
Préparez une
vinaigrette un peu relevée.
Mélangez tous les
ingrédients et dégustez, accompagné d’une bon pain de campagne.
VARIANTES (très soigneusement testées en famille...) :
1 -
Topinambours, tendres feuilles d’épinard, roquefort, huile de noix (également
riche en Oméga3), vinaigre de cidre, sel gris de mer, poivre.
2 – Topinambours,
mâche, un peu de betterave crue de préférence, cerneau de noix, huile de noix,
vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des Charentes, sel gris, poivre.
Là, le jus de citron est superflu, car la betterave colore les topinambours…
3 - Topinambours, carottes, trois citrons, olives noires, œufs durs, un peu de persil, huile d’olive (Oméga6), sel gris, poivre.
4 – A vous de jouer, et régalez vous !!!
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !
30 octobre 2007
Semis de fève (Vicia faba)
Quel régal : une
tartine de (bon) pain (maison...), du beurre (de Surgères) et des FEVES !
Oui, de tendres petites fèves à croquer en hors d’œuvre, miam, j’en salive
d’avance… mais il va me falloir attendre quelques mois, car je vais les semer
maintenant. Traditionnellement, deux dates faciles à retenir pour le
semis : la Toussaint et la Chandeleur
Les fèves résistent aux
gelées hivernales, sous réserves qu’elles ne soient pas trop avancées en
végétation lors des grands froids. Si on les sème trop tôt, le gel risque de
les couper au ras de la terre, ou bien elles risquent de fleurir au moment des
gelées printanières, or, les fleurs sont nettement plus sensibles au froid que
le reste de la plante.
Les premiers semis de fin d’automne échappent généralement mieux aux attaques des pucerons que les
fèves semées de février à avril, et bien sur, ce sont elles les premières à
nous régaler dès la fin mai, en Charente Maritime tout au moins.
Pour le semis, je fais un
sillon profond d’une bonne dizaine centimètres de profondeur. Pourquoi un
sillon si profond alors que la graine est juste recouverte de 4/5 cm de
terre ?
Parce que, lorsque les plantes ont 8/10 cm de hauteur, je comble
le sillon = un 1er buttage, favorisant l’émission de nouvelles
racines sur la partie de tige recouverte, ce qui permet une meilleure tenue en
terre.
Je butte une seconde fois lorsque les plantes mesurent une bonne
vingtaine de cm. Théoriquement, on laisse un écart de
En même temps que les
fèves, je sème en parallèle du rang, de l’aneth. Cette belle et bonne
aromatique attire des syrphes dont les larves se nourrissent de pucerons.
Je fais ainsi depuis
plusieurs années, avec un résultat efficace et beau : l’aneth en fleurs
est superbe.
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de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !
07 juillet 2007
Melon aux capucines
Une salade comme cela fait venir le soleil : promis, juré. D'ailleurs, rien que les couleurs sont aussi gaies qu’un soleil resplendissant, sinon plus.
Le melon est le fruit
d’été par excellence : le matin, je l’adore au petit déjeuner (mes
intestins aussi…), avant le café au lait et ses indissociables complices que
sont les tartines beurrées. Au déjeuner, il sert de hors d’œuvre comme de
dessert. Au dîner, il devient plat à part entière. Il est de toutes les petites
faims ou grandes gourmandises… bref, je l’adore !!!
Certains(es), dont ma
petite sœur le poivre (pas moi…), c’est ainsi que cette association m’est venue
à l’idée. Les capucines, à l’arôme poivré remplacent cette épice, la couleur en
plus.
Pour 4
personnes : un gros melon (ou deux petits), 150g de fêta, une vingtaine de
fleurs et 5/6 feuilles de capucine, quelques fleurs de bourrache, jus d’un
citron, une bonne c. à soupe d’huile de noisette, sel.
Préparez la sauce en
mélangeant le sel (une bonne pincée) avec le jus de citron et l’huile de
noisette.
Coupez le melon en
cubes, ainsi que la fêta.
Ciselez finement les
feuilles de capucine. Détachez les pétales d’une quinzaine de fleurs (réservez les
autres qui serviront pour la finition).

Mélangez délicatement
tous les ingrédients avec la sauce. Répartir dans 4 récipients (ici, des coupes initialement prévues pour les glaces).
Parsemez des fleurs
réservées et servez aussitôt: les fleurs, douchées avec la sauce au citron, n'attendent pas!
Certains, irréductibles gourmands (les messieurs bien sur...) réclameront, ou rajouteront d'office, une tranche de jambon de pays: vous voila prévenues!
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de Pierrette Nardo-Floradiane: recettes et conseils, naturels et bio !
07 février 2007
Soupe aux légumes oubliés
Qui les a
« oublié »? En dehors des grandes surfaces, ces légumes ont depuis toujours, fait les délices des jardiniers. Oui, tout est là :
autant que je me souvienne, chez mes parents, topinambours, panais, salsifis,
scorsonères, crosne et autres rutabagas faisaient partie des menus quotidiens,
pourtant, je ne suis pas une antiquité… enfin, c’est mon impression !
Simplement, quelques grands cuisiniers les ont mis à leur carte, et lancé une mode... qui a permis de redécouvrir les qualités gustatives de ces légumes, qui de plus, sont bon pour la santé.
Donc, hier, tour du
jardin pour récolter de quoi faire une soupe : en sus des poireaux, j’ai
récolté panais, carotte blanches, carottes violettes et persils tubéreux. A
cela, j’ai ajouté un oignon, un peu de thym et deux ou trois litres d’eau (et
oui, je fais ma soupe pour deux jours au moins...), et mis le tout à cuire
une petite demi heure.
Ce n’est pas une
recette cela ?
Vrai, c’était juste pour parler de quelques légumes que j’aime bien !
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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes"
de Pierrette Nardo alias Floradiane
Au premier plan 2 racines de persil, et ensuite 2 panais
PANAIS (Pastinaca sativa) : Tous les ans,
je sème un à deux rang de ce légume. Le panais étant un peu capricieux pour
lever, je sème, si nécessaire, un deuxième rang un mois après le premier (ou,
si la levée est vraiment très faible, je ressème entre les jeunes plants).
Il me sert dans les potées et pot-au-feu (bien sur), ainsi
qu’en soupes (délicieux avec de la tomate), purées (avec pomme de terre, ou
potiron), gratins (avec quelques morceaux de pommes acides), occasionnellement
en « frites », cuits dans un bain d’huile, (comme les frites ou chips
de pomme de terre) et plus souvent que les caloriques frites, râpé cru, en
vinaigrette.
Le panais, déjà doux de goût devient encore plus sucré
après les premières gelées. On en fait aussi une boisson fermentée (pas encore
essayé), des tartes et cakes (sucrés ou salés) ainsi que de la confiture.
Tout est bon dans le panais : les feuilles servent
dans les soupes et pâtés verts, et les graines dans mes mélanges d’aromates. C’est
superbe un panais en fleur:près de deux mètres de haut, ainsi, il devient le restaurant d’une foule d’insectes…
et me fournit quelques graines pour l’année suivante.
PERSIL TUBEREUX (Petroselinum crispum) : Connu aussi sous le nom de
« persil à grosse racine », il est apprécié en Europe de l’est depuis
le 16ème siècle. Ses racines sont douce et très parfumées et ont les mêmes
usages que le panais. Je l’utilise aussi en ragoûts avec viandes de porc ou de
volaille, ou en poêlée avec des céréales (sarrasin plus sauce soja et tofu).
Prévoyez de la place pour ces deux légumes : le persil se sème en
place, en mars à mai et le panais d’avril à juin.
Semez en lignes distantes de 30/35 cm. Recouvrir légèrement de terre
finement émiettée ou de terreau. Plombez avec le dos du râteau. Tenez le sol
suffisamment frais jusqu’à la levée. Au stade de 3 ou 4 feuilles, éclaircir à 15 cm.
Carotte rouge sang, carotte blanche et panais (les 2 gros!)
Deux bonnes adresses ou trouver un large choix de graines de légumes oubliés (très riches en goût)et de fleurs pour de beaux jardins naturels, riches en diversité et plein de vie (les fleurs non hybrides attirent et nourrissent les insectes): Kokopelli et Le Biau germe
En plus des persil et panais, n'hésitez pas a semer plusieurs variétés de carottes de couleur différentes : ces variétés anciennes, qui ne doivent rien aux manipulations génétiques, existent en carottes blanches, violettes, rouge sang, jaunes et bien sur toute une gamme d'orangés. Outre flatter l'oeil, dans des recettes pleins de couleurs, le palais sera ravit car toutes les carottes n'ont pas le même goût !
13 janvier 2007
GRATINEE AUX OIGNONS
Rien d’extraordinaire là
dedans. Seulement, après avoir retourné de la terre, tout l’après midi et
retiré des dizaines de kilos de pierre, sous un petit crachin qui finit par
mouiller le dos et rafraîchir les articulations: on n’a rien inventé de mieux qu’une bonne soupe aux oignons, bien
chaude, et généreusement gratinée.
Oh, pas une de ces
soupes « à l’oignon », où quelques grisâtres ovnis s'ennuient au fond
d'un liquide clairet, fait d'un cube et d'eau (chlorée…).
Non, une vraie soupe de
campagne, qui tient au corps, accompagnée comme il se doit, de vin rouge. Oui,
je vois vos yeux horrifiés : un peu de vin rouge dans le fond du bol, avec la
soupe encore chaude… Moi, petit bout de femme, je l’affirme : ce plaisir des
sens est un régal, pas seulement réservé aux paysans du temps passé !
D'abord, il y a les oignons
qui chantent dans la poêle et envoient, tels un SOS une odeur chaude,
enveloppante et tenace. Puis, le mijotage de la soupe, avec des "blop,
blop" quand on la tourne. Ne pas oublier de goûter, et de rajouter un peu
de vrai sel de mer: oui, du gros gris de l'île de Ré. Ensuite, c'est le fromage
qui en fondant et gratinant, envoie des effluves qui appellent tous les
occupants de la maison, mieux que le tonitruant "à table !".
Puis, c'est le chuintement de la croûte, résistant un peu sous la cuillère qui s'enfonce dans
ce doré moelleux. Enfin, c'est le chaud liquide, juste récompense après de gros
efforts physiques, qui coule sensuellement dans la gorge...
Reconstituant après une rude journée
RECETTE :
Dans une poêle, faites suer
2kg (minimum) d'oignons dans un peu d’huile d’olive sur feu vif. Quand ils
sont dorés, je n'ai pas précisé brûlés... versez dans une casserole.
Ajoutez
Poivrez et salez. Laissez mijoter pendant 25 min environ. Répartir dans
des bols, parsemez de quelques croûtons de pain rassis et d’emmenthal râpé puis
faites gratiner sous le grill.
Servez immédiatement, bien brûlant.
Le fromage, ocre doré, chante doucement, grésille un peu, flirte ensuite avec
la cuillère avant de la laisser atteindre la soupe.
Point de manières, je ne
boude pas mon plaisir et je me régale franchement.
Non, je ne m'essuie pas la
bouche d'un revers de la manche. Une serviette, en vrai coton garanti
"grand teint", avec des carreaux rouges et blancs tissés, est tout de
même plus appropriée pour des lèvres féminines.
Est-ce un hasard? Cette simple
et confortable serviette, renforce le style "bistro" de la tentatrice
gratinée, déjà avalée...
Allez, puisque vous insistez, j’en reprends un deuxième bol !
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de Pierrette Nardo alias Floradiane





