FLORADIANE jardin,cuisine,beauté: recettes nature et bio avec les plantes

Cuisine des fleurs comestibles,legumes anciens et plantes sauvages par Pierrette Nardo. Recettes cuisine florale, legumes oublies, conseils jardinage naturel et bio.Soins beaute naturelle. Animation ateliers jardin, demonstrations cuisine des fleurs

13 novembre 2009

Bienvenue

Bienvenue sur le blog de Pierrette Nardo, alias Floradiane.
Ici, des sujets allant du jardinage (naturel et sans poison...) aux créations artistiques en passant par la cuisine et les soins de beauté...
Le lien dans tout ça ?
LES PLANTES!!!

24 juillet 2009

Protéines de soja texturées aux fleurs du jardin

Généralement vendu en boutiques bio, (à côté de la levure maltée dans ma boutique habituelle...), les protéines de soja texturé (PST), sont présentées en morceaux (dit "gros") ou en miettes dites "émincées". Sèches et se conservant longtemps, les protéine de soja texturées, en remplaçant la viande comme source de protéines,  permettent de réaliser une foule de recettes complètement végétales,  facilement équilibrées.

ciboulette_calendula_prot_ines_soja___Avec quelques condiments du jardin et des protéines de soja, une agréable petite recette sans viande: légère  (les protéine de soja ne sont PAS grasses) et vite faite, elle est parfaite pour les beaux jours d'été.


Ingrédients pour 4/5 personnes : 200 g de protéines de soja texturé (gros), 500 g d'oignons blancs (avec le vert) ou de ciboule, une poignée de fleurs de ciboulette, une dizaine de fleurs de souci, huile d'olive, une tranche de galanga (frais ou sec), sauce Soyou ou Tamari,  bouillon de légumes (environ un demi litre), un petit verre de vin blanc sec.

Mélangez un verre d'eau froide, une c. à c. de Tamari et le vin blanc: en
couvrir le soja. Laissez gonfler environ 15 min. Lavez et préparez les oignons verts. Séparez le blanc du vert des oignons : émincez les bulbes blancs, et ciselez le vert. Faire fondre doucement la partie blanche des oignons dans une poêle avec un peu d'huile. Ajoutez les protéines de soja et le morceau de galanga.
ciboule_ciboulette_calendula_proteines_sojaVersez un peu de bouillon de légumes. Couvrir et laisser cuire 10 minutes.
Ajoutez le vert des oignons ainsi que les fleurs de ciboulette. Assaisonnez suivant votre gout avec un peu de sauce soja ou du Tamari. Ajoutez du bouillon si nécessaire, de façon à ce qu'il y ait un peu de sauce. Laisser cuire encore 10 minutes.  Ajouter les pétales de souci, mélangez délicatement. Servez en compagnie de légumes tels des tagliatelles de courgettes : cela reste un repas diététique et cependant très gourmet.
ciboulette_calendula_prot_ines_soja_poeleVariante printanière: au lieu d'oignon vert, utilisez de l'aillet. Ce délicieux ail vert du printemps quitte facilement le traditionnel chevreau pour tenir compagnie à ces protéines de soja et vous offrir une gouteuse poêlée!
Je ne suis pas végétarienne, toutefois, je ne me consomme pas de viande tous les jours. Ce type de recette est bien appréciée de mes fils comme de leur père, car ils conçoivent difficilement un repas sans viande, surtout plusieurs jours de suite... et ce genre de préparation passe fort bien !

Livre « Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes » - Pierrette Nardo alias Floradiane

23 mai 2009

Fleurs comestibles au jardin - 3

Allez y sans crainte : les gelées ne sont plus a craindre et vous pouvez semer, ou planter, tout ce qui vous fait envie !

ANNUELLES :

Anchuse (Anchusa azurea blue Angel) la Petite buglosse est utilisée, tout comme le Myosotis, ces plantes étant de la même famille que la bourrache (Borraginacées): fleurs, feuilles

Amaranthe queue de renard (Amaranthus caudatus) : fleurs, jeunes feuilles, graines

Bégonia (Begonia semperflorens, Begonia tuberhybrida ) la plupart de ceux cultivés en France sont comestibles, cependant, une soupe faite avec le superbe Bégonia Rex revient un peu chère : fleurs, feuilles

Bourrache (Borago officinalis) à fleurs bleues, roses ou blanches : fleurs, feuilles, graines

Capucine (Tropaeolum minus, T. majus, T. tuberoseum) : boutons, fleurs, graines, feuilles, et racine de la tuberoseum

Courgette (Cucurbita pepo): fleurs, fruit

Chrysanthème comestible (Chrysanthemum coronarium) est le « chrysanthème/légume » des Asiatiques. La plupart des chrysanthèmes cultivés dans nos jardins sont comestibles... mais tous ne sont pas bons au goût… : fleurs et jeunes feuilles, boutons floraux

coquelicot_detailCoquelicot (Papaver rhoeas): pétales, graines, jeunes feuilles, fruits verts

Hibicus (Hibiscus sabdariffa, Hibiscus esculentus) les feuilles et jeunes pousses du sabdariffa sont consommées ainsi que les fruits de l’esculentus, qui est connu sous le nom de « Gombo ». En France, ces plantes seront cultivées comme les tomates : tous ont des fleurs comestibles

Œillet d’inde (tagete) plusieurs variétés sont appréciées en gastronomie. Arôme d’agrumes avec tagete signata et d’anis avec tagete Lucida, vivace en climat doux. En Charente Maritime, j’ai fréquemment des pieds de Lucida qui durent 2/3 ans: fleurs, feuilles

Pensée (viola) si facile à cristalliser au sucre: fleurs

Pavot (papaver somniferum): pétales, graines

Pourpier à grandes fleurs (Portulaca grandiflora): fleurs, feuilles, graines, racines

Souci (Calendula officinalis) illumine les aliments et les enrichi en bêta carotène: fleurs, boutons floraux, jeunes feuilles 

tournesols_troisTournesol (Helianthus annuus): boutons floraux, pétales, capitules, graines

BISANNUELLES : Les pâquerettes, pensées, primevères, myosotis, œillets mignardise, des fleuristes ou de poète, monnaie du pape… bien que pouvant être vivaces pour la plupart, sont souvent cultivés en « bisannuelles ». On les sème en été, pour les mettre en place à l’automne. La floraison a lieu l’année suivante et les plantes sont arrachées ensuite, car généralement, leurs floraisons sont moins généreuses les années suivantes.

Angélique (Angelica archangelica) peut être vivace si on l’empêche de fleurir, la floraison signant son arrêt de mort: fleurs, racines, feuilles, tiges, graines

Campanule à grosses fleurs (Campanula medium), Campanule à feuilles de pêcher (Campanula persicifolia), Campanule à large feuilles (Campanula latifolia) : fleurs et jeunes feuilles de la plupart des campanules sont consommées, ainsi que la racine pour la Campanule fausse Raiponce (Campanula rapunculoides)

Cette liste, limitée aux plantes fleuries les plus courantes, offre un superbe jardin fleurissant sur une très longue saison. Ces fleurs, a cuisiner fraîches, au rythme des saisons, seront aussi séchées ou conservées (huiles, vinaigres, séchage, congelées…) pour être dégustées toutes l’année. A l’intérêt de varier les végétaux consommés (source de santé) et au très réel plaisir gustatif, les fleurs ajoutent une indéniable poésie visuelle, magnifiant votre cuisine gourmande. Bon appétit… et régal des yeux !

25 juillet 2008

BEIGNETS DE CONSOUDE sur M6 !

consoude_beignetsPendant 2 jours, une journaliste de M6 est venue à Saint Mard pour l’émission 100% Mag.

Le résultat de ce tournage passera à l’automne : je ne connais pas encore la date de ce passage à la télévision… dès que j’en serai informée, ce sera transmis sur ce blog !

Hier, j'ai été filmée dans mon jardin, puis dans les bois pour une récolte de plantes sauvages : consoude, ortie et reine des prés, afin de préparer un repas.

Au menu de ce jour: Beignets de consoude, Tarte à l’ortie et au chèvre (recette ICI, sur mon site Cuisiflor) accompagnée d'une salade de pourpier aux fleurs de mauve, et des Croquants à la reine des pré en guise de dessert. Les boissons de l'apéritif furent du vin de marguerite 2006 et du vin de pissenlit 2008: ces fleurs alcoolisées naturellement (a ne pas abuser...) détendirent vite l'atmosphère face à la caméra filmant tout le repas.

Facilement et vite fait, les beignets de consoude peuvent être dégustés de fin mars à l’automne, tout comme l’ortie sous diverses formes.

consoude_beignet_degustationPratiquement, vous faites une saine promenade dans les bois et en ramenez votre (vos…) repas ! Consoude et ortie peuvent attendre 24h au réfrigérateur d’être cuisinées (même si c’est toujours mieux de savourer le jour de la récolte). La reine des prés, dont la période de récolte est courte, est très souvent utilisée sèche.

Et maintenant, aux fourneaux !

Pour 4 personnes, récoltez 24 jeunes feuilles de consoude (au centre de la touffe, pas en fleurs), ce qui donnera 12 beignets.

Pâte à frire : 125 g de farine, 2 c. à soupe d’huile, une pincée de sel, un verre d’eau, une noisette de levure fraîche (vendue en cubes au rayon frais), un blanc d’œuf. Délayez la levure dans le verre d’eau chaude, mais pas brûlante.

consoude_detail_beignetMélangez farine, sel, huile avec le liquide eau levure. La pâte doit être liquide, nappant tout juste le doigt. Laissez lever au chaud, et hors des courants d’air, pendant une heure. Au moment d’utiliser, ajoutez délicatement le blanc d’œuf battu en neige.

Positionner les feuilles de consoude dos à dos, par deux et appuyez un peu dessus : elles s’accrochent et restent collées.

Trempez ces couples de feuilles dans la pâte puis dans de l’huile bouillante. La cuisson se fait en 2 à 3 min. Servir avec sel et citron : les beignets de consoude évoquant un peu le goût d’un filet de sole.

Ce repas familial, qui sera diffusé sur M6, a pour but de faire découvrir la cuisine avec des plantes sauvages.

Dans cette optique, j’avais convié à cette dégustation, 3 personnes ne connaissant pas ce type de cuisine : Sébastien et Christophe Coriton, respectivement directeur et rédacteur en chef de la radio Hélène FM ainsi qu’une nièce.

Malgré la caméra, qui a bloquée le naturel de mes fils…, le repas s’est déroulé… comme presque tous les repas : enchantés, les 3 invités sont repartis avec des croquants à la reine des prés et un morceau de quiche aux orties pour faire goûter à leurs amis !

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Livre "Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes" de Pierrette Nardo-Floradiane

08 mars 2008

Recettes et cuisine bio, c’est quoi ?

Et oui, que ce "cache" derrière ces mots : recettes bio, cuisiner et manger bio  ?

potager_09_07Le bio est devenu à la mode, c’est même une déferlante sur l’alimentation et les produits de beauté au point que les grands groupes industriels (et bien chimiques…) s’y mettent, (en partie, en partie seulement…),  mais je m’égare !


CONCRÈTEMENT, la CUISINE BIO, çà consiste en QUOI ?

Du soja à tout va ? Des légumes exotiques ? Des céréales venues d’ailleurs ? Des recettes sans gluten, sans œuf, sans viande, sans lait, sans matières grasse, sans… ? Des cuissons basse température ? Ne pas utiliser le destructeur  mico-ondes ? Manger ses aliments crus ?

C’est tout cela, vouiii, mais aussi VOS recettes familiales, appréciées depuis toujours.

Cuisiner bio, cela suppose d’utiliser des aliments produits sans chimie, que ce soient légumes, viandes, fruits, fromages, céréales...

pommier_3_pommes_r_reinetteAvec les dernières connaissances en matière d’alimentation, conséquences d’allergies,   occasionnés par les ajouts chimiques dans notre nourriture, une évolution dans la manière de s’alimenter est en marche… et différents courants ont fait leur apparition, voir s’affrontent !

Alors, pour faire simple, cuisiner bio, ce n’est pas nécessairement bouleverser votre façon de vous alimenter, ni être végétarien, vous pouvez tout simplement cuisiner bio avec vos recettes de famille : une blanquette de veau devient "bio" si les ingrédients le sont, pareil pour une choucroute ou une soupe de légumes.

Il y a une prise de conscience alimentaire, car nous mangeons trop gras/salé/sucré et souvent trop riche, avec des conséquences néfastes sur notre santé…

MAIS, ce n’est pas une raison pour ajouter aux menus quotidiens un tas d’ovnis venus d’ailleurs et de loin à grands frais de transport : pas écologique ça…

MAIS ce n’est pas une raison pour retirer des menus quotidiens une foule d’aliments et d’ingrédients « bien de chez nous », sous prétexte de manger bio : un morceau de beurre frais (et bio…) sur des légumes bio cuit à la vapeur sont un plat diététique… bio et bon !

courges_spaghetti_recolte Cuisiner bio, c'est juste utiliser des INGRÉDIENTS bio, en prenant conscience que certains aliments sont plus ou moins bons pour notre corps, en suivant le rythme des saisons, du pays ou l’on vit : pas de tomates ou de courgettes en janvier ni de fraises en mars en France !

Cuisiner bio c'est aussi cela: manger en saison, des végétaux cultivés localement.

La viande, nous en mangeons souvent trop, deux fois par semaine, c’est suffisant : il y a des protéines dans de nombreux autres aliments… mais, une viande bio, raisonnablement dégustée, fait aussi partie d’un bon équilibre alimentaire.

Les recettes sans blé, sans œufs, sans lait, sans viande, sans gluten...etc sont des régimes alimentaires particuliers, devenus bio par l'utilisation d'ingrédients bio. 

Un AMALGAME semble s’être produit dans la tête, et la cuisine, de beaucoup de gourmets et on a tendance à assimiler le bio avec la diététique, ce qui n’est pas incompatible, mais ce sont deux choses différentes !!!

Il faut accorder une grande importance à ce que nous mangeons, en suivant le rythme des saisons : on ne se nourrit pas de la même façons en hiver qu’en été, suivant qu’on pratique une activité physique intense ou que l’on reste toute la journée assis dans un bureau.

agastache_couronne_legumes_assietteManger bio, c’est choisir des légumes cultivés naturellement, sans aucun produit de synthèse (pesticide, herbicide, engrais chimiques…), boire du lait de vache broutant l’herbe fraîche (et pas nourrie aux farines de viandes…), apprécier un poulet rôti (sans hormone, élevé au grand jour, en picorant dehors herbes et grains sans chimie...).

Limiter les matières grasses (même bio), la viande, les plats très salés et gourmandises trop sucrées (même au miel…), faire une grande part aux légumes et fruits, sont  de simples règles d’hygiène de vie, hors mode, sans doute nécessaire à rappeler, parce que les pubs et les grandes surfaces alimentaires les font oublier… tout comme est oublié le  rythme des saisons.

potager_verger09_07      








Il y a plus de 2500 ans, Hippocrate disait déjà : "Que ton aliment soit ton médicament", tant il est vrai que, outre le plaisir de manger..., l'alimentation peut aggraver ou soulager bien des maux.

Ce n’est cependant pas une raison pour suivre tous les phénomènes de mode et tous les courants alimentaires.
Pour résumer, l'alimentation bio suppose une cuisine 100 % naturelle : il suffit de choisir des aliments de qualité, frais, de saison, bio et de les manger en quantités raisonnables (là, intervient la diététique...).
On trouve dans déjà dans les supermarché allemands ou belges, des chips bio ou des éclairs au chocolat bio, cela va arriver en France, c'est bio, mais  pas  diététique !!!

P.S. : Je consomme, et j’apprécie aussi des aliments tels tofu, tempeh, quinoa, kombu et autres algues, azukis, tamari, umeboshi, « laits » végétaux et une foule d’autres : ils se sont simplement ajoutés aux recettes traditionnelles de ma belle France, pour une plus grande variété de plaisirs gustatifs.

Ci-dessous: confiture réalisée avec les fruits de mes rosiers sur un pain maison, le tout 100% bio, mais ce n'est pas une raison pour en abuser...

cynorrhodon_confiture2006

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02 décembre 2007

Topinambours à la roquette

- En voulez vous quelques uns ?
- Oh oui : nous les mangerons ce soir !
Alors, par-dessus le grillage, ma voisine me donne de beaux tubercules roses : des topinambours.

topinamabourg_roquette_saladierCes légumes, souvent consommés cuits de multiples façons, sont aussi très agréables crus. D’ailleurs, que des avantages à les consommer ainsi : en cette grise saison, ils enrichissent la palette, un peu limitée, des crudités hivernales, nécessaires pour une bonne santé, telles carottes, chou, radis noir (violet ou blanc), et ainsi, ils ne provoquent pas de flatulences… 
Cru, le topinambour très doux de goût peut-être servi seul ou en compagnie d’autres crudités, ou garnitures avec toutes les fantaisies dans les assaisonnements qu’il vous plaira d’imaginer.

SALADE DE TOPINAMBOURS A LA ROQUETTE
Pour 4 pers : 500g de topinambour, un bouquet de roquette, un citron, huile de colza (riche en Oméga3), vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des Charentes, sel gris (de l'île de Ré...).
Garniture : 100g de fêta, une douzaine de filets d'anchois.
topinambourg_roquette_anchoisEpluchez et râpez les topinambours. Arrosez aussitôt avec le jus du citron, sinon ils s’oxydent très vite : au lieu de rester blancs, ils prennent une couleur brunâtre.
Ciselez finement la roquette.
Préparez une vinaigrette un peu relevée.
Mélangez tous les ingrédients et dégustez, accompagné d’une bon pain de campagne.

VARIANTES (très soigneusement testées en famille...) :

1 - Topinambours, tendres feuilles d’épinard, roquefort, huile de noix (également riche en Oméga3), vinaigre de cidre, sel gris de mer, poivre.

2 – Topinambours, mâche, un peu de betterave crue de préférence, cerneau de noix, huile de noix, vinaigre de cidre, moutarde à l’ancienne au pineau des Charentes, sel gris, poivre. Là, le jus de citron est superflu, car la betterave colore les topinambours…

3 - Topinambours, carottes, trois citrons, olives noires, œufs durs, un peu de persil, huile d’olive (Oméga6), sel gris, poivre.

4 – A vous de jouer, et régalez vous !!!

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topinambourg_roquette_detail

30 octobre 2007

Semis de fève (Vicia faba)

Quel régal : une tartine de (bon) pain (maison...), du beurre (de Surgères) et des FEVES !

feves_detail_profil_fleursOui, de tendres petites fèves à croquer en hors d’œuvre, miam, j’en salive d’avance… mais il va me falloir attendre quelques mois, car je vais les semer maintenant. Traditionnellement, deux dates faciles à retenir pour le semis : la Toussaint et la Chandeleur
Les fèves résistent aux gelées hivernales, sous réserves qu’elles ne soient pas trop avancées en végétation lors des grands froids. Si on les sème trop tôt, le gel risque de les couper au ras de la terre, ou bien elles risquent de fleurir au moment des gelées printanières, or, les fleurs sont nettement plus sensibles au froid que le reste de la plante.
Les premiers semis de fin d’automne échappent généralement mieux aux attaques des pucerons que les fèves semées de février à avril, et bien sur, ce sont elles les premières à nous régaler dès la fin mai, en Charente Maritime tout au moins.
Pour le semis, je fais un sillon profond d’une bonne dizaine centimètres de profondeur. Pourquoi un sillon si profond alors que la graine est juste recouverte de 4/5 cm de terre ?

feves_goussesParce que, lorsque les plantes ont 8/10 cm de hauteur, je comble le sillon = un 1er buttage, favorisant l’émission de nouvelles racines sur la partie de tige recouverte, ce qui permet une meilleure tenue en terre.

feve_graine_terre  Je butte une seconde fois lorsque les plantes mesurent une bonne vingtaine de cm. Théoriquement, on laisse un écart de 15/20 cm entre deux graines semées et de 40/50 centimètres entre 2 rangs.Quand je ne suis pas trop sûre de la qualité de la semence (achetée depuis longtemps, ou propre récolte de graines…), un bon truc (valable aussi pour les haricots verts) consiste à semer un peu plus serré (10/15cm), quitte à éclaircir ensuite, pour un beau rang régulier, en laissant suffisamment d'espace entre deux fêves (soit 20cm...) pour qu'elles puissent croître harmonieusement. Les pousses en trop, prélevées avec une belle motte de terre, remplaceront les graines qui n'auront pas germées..., ou seront ajoutées dans la soupe (ou la salade), voir, enrichiront le tas de compost...

feves_graines_differents_stadesEn même temps que les fèves, je sème en parallèle du rang, de l’aneth. Cette belle et bonne aromatique attire des syrphes dont les larves se nourrissent de pucerons.
Je fais ainsi depuis plusieurs années, avec un résultat efficace et beau : l’aneth en fleurs est superbe.

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07 juillet 2007

Melon aux capucines

Une salade comme cela fait venir le soleil : promis, juré. D'ailleurs, rien que les couleurs sont aussi gaies qu’un soleil resplendissant, sinon plus.

melon_capucine_bourracheLe melon est le fruit d’été par excellence : le matin, je l’adore au petit déjeuner (mes intestins aussi…), avant le café au lait et ses indissociables complices que sont les tartines beurrées. Au déjeuner, il sert de hors d’œuvre comme de dessert. Au dîner, il devient plat à part entière. Il est de toutes les petites faims ou grandes gourmandises… bref, je l’adore !!!
Certains(es), dont ma petite sœur le poivre (pas moi…), c’est ainsi que cette association m’est venue à l’idée. Les capucines, à l’arôme poivré remplacent cette épice, la couleur en plus.

Pour 4 personnes : un gros melon (ou deux petits), 150g de fêta, une vingtaine de fleurs et 5/6 feuilles de capucine, quelques fleurs de bourrache, jus d’un citron, une bonne c. à soupe d’huile de noisette, sel.

Préparez la sauce en mélangeant le sel (une bonne pincée) avec le jus de citron et l’huile de noisette.
Coupez le melon en cubes, ainsi que la fêta.
Ciselez finement les feuilles de capucine. Détachez les pétales d’une quinzaine de fleurs (réservez les autres qui serviront pour la finition).

melon_cocktail_chevre_vue_dessus

Mélangez délicatement tous les ingrédients avec la sauce. Répartir dans 4 récipients (ici, des coupes initialement prévues pour les glaces).
Parsemez des fleurs réservées et servez aussitôt: les fleurs, douchées avec la sauce au citron, n'attendent pas!

Certains, irréductibles gourmands (les messieurs bien sur...) réclameront, ou rajouteront d'office, une tranche de jambon de pays: vous voila prévenues!

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07 février 2007

Soupe aux légumes oubliés

Qui les a « oublié »?  En dehors des grandes surfaces, ces légumes ont depuis toujours,  fait les délices des jardiniers. Oui, tout est là : autant que je me souvienne, chez mes parents,  topinambours, panais, salsifis, scorsonères, crosne et autres rutabagas faisaient partie des menus quotidiens, pourtant, je ne suis pas une antiquité… enfin, c’est mon impression !
Simplement, quelques grands cuisiniers les ont mis à leur carte, et lancé une mode... qui a permis de redécouvrir les qualités gustatives de ces légumes, qui de plus, sont bon pour la santé.

Donc, hier, tour du jardin pour récolter de quoi faire une soupe : en sus des poireaux, j’ai récolté panais, carotte blanches, carottes violettes et persils tubéreux. A cela, j’ai ajouté un oignon, un peu de thym et deux ou trois litres d’eau (et oui, je fais ma soupe pour deux jours au moins...), et mis le tout à cuire une petite demi heure.

Ce n’est pas une recette cela ?

Vrai, c’était juste pour parler de quelques légumes que j’aime bien !

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persil_tubereux_panais

Au premier plan 2 racines de persil, et ensuite 2 panais

PANAIS (Pastinaca sativa) : Tous les ans, je sème un à deux rang de ce légume. Le panais étant un peu capricieux pour lever, je sème, si nécessaire, un deuxième rang un mois après le premier (ou, si la levée est vraiment très faible, je ressème entre les jeunes plants).

Il me sert dans les potées et pot-au-feu (bien sur), ainsi qu’en soupes (délicieux avec de la tomate), purées (avec pomme de terre, ou potiron), gratins (avec quelques morceaux de pommes acides), occasionnellement en « frites », cuits dans un bain d’huile, (comme les frites ou chips de pomme de terre) et plus souvent que les caloriques frites, râpé cru, en vinaigrette.

Le panais, déjà doux de goût devient encore plus sucré après les premières gelées. On en fait aussi une boisson fermentée (pas encore essayé), des tartes et cakes (sucrés ou salés) ainsi que de la confiture.

Tout est bon dans le panais : les feuilles servent dans les soupes et pâtés verts, et les graines dans mes mélanges d’aromates. C’est superbe un panais en fleur:près de deux mètres de haut, ainsi, il  devient le restaurant d’une foule d’insectes… et me fournit quelques graines pour l’année suivante.

PERSIL TUBEREUX (Petroselinum crispum) : Connu aussi sous le nom de « persil à grosse racine », il est apprécié en Europe de l’est depuis le 16ème siècle. Ses racines sont douce et très parfumées et ont les mêmes usages que le panais. Je l’utilise aussi en ragoûts avec viandes de porc ou de volaille, ou en poêlée avec des céréales (sarrasin plus sauce soja et tofu).

Prévoyez de la place pour ces deux légumes : le persil se sème en place, en mars à mai et le panais d’avril à juin. 

Semez en lignes distantes de 30/35 cm. Recouvrir légèrement de terre finement émiettée ou de terreau. Plombez avec le dos du râteau. Tenez le sol suffisamment frais jusqu’à la levée. Au stade de 3 ou 4 feuilles, éclaircir à 15 cm. Binez et sarclez régulièrement, paillez entre les rangs. Arrosez au besoin.

carottes_panais

Carotte rouge sang, carotte blanche et panais (les 2 gros!)

Deux bonnes adresses ou trouver un large choix de graines de légumes oubliés (très riches en goût)et de fleurs pour de beaux jardins naturels, riches en diversité et plein de vie (les fleurs non hybrides attirent et nourrissent les insectes): Kokopelli et Le Biau germe

En plus des persil et panais, n'hésitez pas a semer plusieurs variétés de carottes de couleur différentes : ces variétés anciennes, qui ne doivent rien aux manipulations génétiques, existent en carottes blanches, violettes, rouge sang, jaunes et bien sur toute une gamme d'orangés. Outre flatter l'oeil, dans des recettes pleins de couleurs, le palais sera ravit car toutes les carottes n'ont pas le même goût !

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13 janvier 2007

GRATINEE AUX OIGNONS

Rien d’extraordinaire là dedans. Seulement, après avoir retourné de la terre, tout l’après midi et retiré des dizaines de kilos de pierre, sous un petit crachin qui finit par mouiller le dos et rafraîchir les articulations: on n’a rien inventé de mieux qu’une bonne soupe aux oignons, bien chaude, et généreusement gratinée.

Oh, pas une  de ces soupes  « à l’oignon », où quelques grisâtres ovnis s'ennuient au fond d'un liquide clairet, fait d'un cube et d'eau (chlorée…).

Non, une vraie soupe de campagne, qui tient au corps, accompagnée comme il se doit, de vin rouge. Oui, je vois vos yeux horrifiés : un peu de vin rouge dans le fond du bol, avec la soupe encore chaude… Moi, petit bout de femme, je l’affirme : ce plaisir des sens est un régal, pas seulement réservé aux paysans  du temps passé !

D'abord, il y a les oignons qui chantent dans la poêle et envoient, tels un SOS une odeur chaude, enveloppante et tenace. Puis, le mijotage de la soupe, avec des "blop, blop" quand on la tourne. Ne pas oublier de goûter, et de rajouter un peu de vrai sel de mer: oui, du gros gris de l'île de Ré. Ensuite, c'est le fromage qui en fondant et gratinant, envoie des effluves qui appellent tous les occupants de la maison, mieux que le tonitruant "à table !".
Puis, c'est le
 chuintement de la croûte, résistant un peu sous la cuillère qui s'enfonce dans ce doré moelleux. Enfin, c'est le chaud liquide, juste récompense après de gros efforts physiques, qui coule sensuellement dans la gorge...

gratinee

Reconstituant après une rude journée

RECETTE :

Dans une poêle, faites suer 2kg (minimum) d'oignons dans un peu d’huile d’olive sur feu vif. Quand ils sont  dorés, je n'ai pas précisé brûlés... versez  dans une casserole.
Ajoutez  deux litres de bouillon bœuf, fait maison, avec de la viande et un os à moelle... N'oubliez pas une feuille de laurier.
Poivrez et salez. Laissez mijoter pendant 25 min environ. Répartir dans des bols, parsemez de quelques croûtons de pain rassis et d’emmenthal râpé puis faites gratiner sous le grill.
Servez immédiatement, bien brûlant.
Le fromage, ocre doré, chante doucement, grésille un peu, flirte ensuite avec la cuillère avant de la laisser atteindre la soupe.

Point de manières, je ne boude pas mon plaisir et je me régale franchement.

Non, je ne m'essuie pas la bouche d'un revers de la manche. Une serviette, en vrai coton garanti "grand teint", avec des carreaux rouges et blancs tissés, est tout de même plus appropriée pour des lèvres féminines.
Est-ce un hasard? Cette simple et confortable serviette, renforce le style "bistro" de la tentatrice gratinée, déjà avalée...

Allez, puisque vous insistez, j’en reprends un deuxième bol !

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